L’amoureux des mots

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Tandis qu’ils se lovent. Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny Mornay Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint Seine sur Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre et Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.
Lorsque ce n’était pas la Vingeanne, c’était la Bourgogne qui l’inspirait. De Jean des Vignes Rouges à Lucette Desvignes, de Gaston Roupnel à Henri Vincenot et à Didier Cornaille, es auteurs bourguignons le nourrissait au fur à mesure qu’il grandissait. De Vézelay à Tournus, en passant par Alésia et Bibracte les hauts lieux de la Bourgogne étaient ses amers.
Du tumulus du Crepot, à Saint Maurice sur Vingeanne à la villa des Tuilières à Selongey, il avait ses points de repère, il aimait également les sources de la Seine, de la Vingeanne, et de la Marne toutes proches.
Les points névralgiques de la Bourgogne souterraine passaient par Bèze et sa célèbre source vauclusienne, véritable fontaine de jouvence pour qui vient s’y ressourcer l’été en cherchant la fraicheur. Cîteaux, Saulieu et Vougeot faisaient partie de ses endroits préférés.
La Romagne, ancienne commanderie templière, voisine de Saint Maurice sur Vingeanne connait son lot de légendes. Deux commandeurs des templiers seraient enterrés debout avec leur armure en or dans l’ancienne chapelle de la commanderie, aujourd’hui détruite. Un tunnel aurait existé la commanderie de La Romagne et l’ermitage féminin du Bois aux Dames près de La Villeneuve.
Le château de Fontaine-Française et son architecture l’inspiraient également. Situé à 38 kilomètres de Dijon en direction de Champlitte, cet édifice offre un décor exceptionnel. Encore habité à l’heure actuelle, il est entièrement meublé. Les visites guidées permettent d’appréhender son architecture et son décor mais également les anecdotes familiales qui en font un lieu incontournable pour découvrir une partie de l’histoire locale. Le visiteur pourra également se promener dans le jardin paysager réalisé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant. Jonas aimait beaucoup se promener dans les jardins, ouverts à la belle saison.

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Des légendes couraient : Celles concernant les morts intriguaient beaucoup Jonas. À Saint Maurice, si le premier de l’année était originaire de la rive droite de la Vingeanne, trois au moins suivaient rive gauche. Parmi les pratiques en usage il avait noté qu’on voilait les miroirs en attendant les obsèques dans les maisons dans lesquelles un mort était décédé.
La Vingeanne ou « Là vint Jeanne… La Vingeanne… », tout commence comme un conte, une légende, Jonas avait dévoré dès son plus jeune âge : « La Vingeanne pas à pas » de Jean Robinet.
« La Vingeanne a des crues périodiques. À Saint-Maurice-sur-Vingeanne, les rues du village, ont été coupées au moins 4 fois cet hiver. Le débit de la rivière a atteint 35 m³ par seconde fin décembre. La Vingeanne, qui redescend aussi vite qu’elle monte, peut monter à 2,62 m à 10 heures et redescendre 2,50 m le soir.
Il ne s’agit pas d’une crue décennale, à peine s’agit-il d’une crue biennale. Le mois le plus humide relevé ces dernières années a été le mois de mars 2001 avec un débit moyen de 20,1 m3 par seconde.
Les fossés de drainages s’emplissent rapidement, au bout de trois jours continus de précipitations. Les causes des crues rapides de la Vingeanne sont multiples, le changement des pratiques culturales, le drainage, l’accroissement des surfaces imperméables urbanisées et la disparition des zones humides participent à l’apparition de crues plus violentes et plus rapides.
L’absence de couverture végétale hivernale ne favorise pas l’absorption de l’eau par le sol et accentue la fulgurance des crues. Lorsque les terres sont gorgées d’eau, il n’y a pas d’infiltration dans le sol, le ruissellement augmente et les débordements deviennent d’actualité.
Actuellement, la Vingeanne fait l’objet d’études dans le cadre du contrat de bassin. L’année 2011, a permis en effet l’émergence de celui-ci avec l’élaboration d’un état des lieux de la rivière et de son bassin versant qui a été soumis à l’avis du Comité d’Agrément de l’Agence de l’Eau, puis validé.
Cette démarche concerne les 64 communes du bassin versant soit le territoire qui draine l’ensemble de ses eaux vers le linéaire principal et ses affluents. La Vingeanne prend sa source sur la commune d’Aprey (52), traverse la partie orientale de la Côte d’Or, après avoir été recueillie par le lac de Villegusien, borde quelques communes de Haute Saône, pour enfin se jeter dans la Saône à Talmay après un parcours de 92 km.
Afin de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre du contrat, un comité de rivière a été institué en 2012. Les actions proposées consisteront prioritairement à restaurer la qualité des eaux et à améliorer le fonctionnement physique et écologique des cours d’eau. L’Établissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs, est la structure porteuse du bassin, elle assurera la maitrise d’ouvrage des études, la coordination et l’information des actions, en relation étroite avec les communautés de communes, les services de l’État, l’Agence de l’Eau, les conseils généraux et régionaux, les collectivités locales ainsi que les représentants des usagers et des associations. Un diagnostic de l’état écologique de la Vingeanne, un bilan du fonctionnement des systèmes d’assainissement, un diagnostic piscicole de la Vingeanne et de ses affluents en Haute-Marne et en Côte d’Or, une étude du fonctionnement hydro morphologique et hydraulique ont été lancés en 2012.
2013 verra l’agrément du dossier définitif du contrat de bassin par le comité du bassin Rhône Méditerranée. En 2014 débutera la mise en œuvre du programme d’actions sur 5 ans. » : nous dit Le Bien Public
Jonas a écrit un poème : « La Vingeanne au Village», pris de nombreuses photos, peint la Vingeanne plusieurs fois et même réalisé une petite sculpture symbolisant la rivière.
Jonas a écrit ce petit haïku très personnel dérogeant un peu au cadre habituel :
La Vingeanne au village
L’onde de la rivière dans laquelle se mire les narcisses
Reflète les étoiles dorées et d’autres Cassiopées.
Les amoureux s’embrassent près du pont lisse
Sous la voute du ciel d’une aura nimbée
L’eau pure coule sous les ponts
Et les amoureux roucoulent
En chantant une chanson

La haute Vingeanne et ses sites remarquables

DSCN8295La haute Vingeanne et ses sites remarquables
Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny-Mornay-Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint-Seine-sur-Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre-et-Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.

La Vingeanne

La Vingeanne a des crues périodiques. À Saint-Maurice-sur-Vingeanne, les rues du village, ont été coupées au moins 4 fois cet hiver. Le débit de la rivière a atteint 35 m³ par seconde fin décembre. La Vingeanne, qui redescend aussi vite qu’elle monte, peut monter à 2,62 m à 10 heures et redescendre 2,50 m le soir.
Des crues et des décrues rapides
Il ne s’agit pas d’une crue décennale, à peine s’agit-il d’une crue biennale. Le mois le plus humide relevé ces dernières années a été le mois de mars 2001 avec un débit moyen de 20,1 m3 par seconde.
Les fossés de drainages s’emplissent rapidement, au bout de trois jours continus de précipitations. Les causes des crues rapides de la Vingeanne sont multiples, le changement des pratiques culturales, le drainage, l’accroissement des surfaces imperméables urbanisées et la disparition des zones humides participent à l’apparition de crues plus violentes et plus rapides.
L’absence de couverture végétale hivernale ne favorise pas l’absorption de l’eau par le sol et accentue la fulgurance des crues. Lorsque les terres sont gorgées d’eau, il n’y a pas d’infiltration dans le sol, le ruissellement augmente et les débordements deviennent d’actualité.
Contrat de bassin
Actuellement, la Vingeanne fait l’objet d’études dans le cadre du contrat de bassin. L’année 2011, a permis en effet l’émergence de celui-ci avec l’élaboration d’un état des lieux de la rivière et de son bassin versant qui a été soumis à l’avis du Comité d’Agrément de l’Agence de l’Eau, puis validé.
Cette démarche concerne les 64 communes du bassin versant soit le territoire qui draine l’ensemble de ses eaux vers le linéaire principal et ses affluents. La Vingeanne prend sa source sur la commune d’Aprey (52), traverse la partie orientale de la Côte d’Or, après avoir été recueillie par le lac de Villegusien, borde quelques communes de Haute Saône, pour enfin se jeter dans la Saône à Talmay après un parcours de 92 km.
Afin de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre du contrat, un comité de rivière a été institué en 2012. Les actions proposées consisteront prioritairement à restaurer la qualité des eaux et à améliorer le fonctionnement physique et écologique des cours d’eau. L’Établissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs, est la structure porteuse du bassin, elle assurera la maitrise d’ouvrage des études, la coordination et l’information des actions, en relation étroite avec les communautés de communes, les services de l’Etat, l’Agence de l’Eau, les conseils généraux et régionaux, les collectivités locales ainsi que les représentants des usagers et des associations. Un diagnostic de l’état écologique de la Vingeanne, un bilan du fonctionnement des systèmes d’assainissement, un diagnostic piscicole de la Vingeanne et de ses affluents en Haute-Marne et en Côte d’Or, une étude du fonctionnement hydromorphologique et hydraulique ont été lancés en 2012.
2013 verra l’agrément du dossier définitif du contrat de bassin par le comité du bassin Rhône Méditerranée. En 2014 débutera la mise en œuvre du programme d’actions sur 5 ans.