Les Petites fugues se préparent à Champlitte

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Anne Monfort, metteur en scène est venue préparer une rencontre littéraire
Vendredi, Anne Montfort, metteur en scène de la compagnie Day for Night de Besançon, est intervenue au collège Leroy Gourhan. Cette intervention a eu lieu en partenariat avec le Centre Régional du Livre dans le cadre des Petites Fugues qui se déroulent en Franche Comté du 14 au 26 novembre.
Le 17 novembre, deux auteurs vont venir pour une rencontre au musée des Arts et Traditions populaires Albert et Félicie Demard. Il s’agit de Joël Egloff et d’Arnaud Dudek. Ils vont dans ce cadre, rencontrer les élèves du collège. Élèves et auteurs vont lire des romans écrits par ces deux auteurs. Il s’agit d’une rencontre publique. C’est la première fois qu’une compagnie vient avant l’évènement préparer la lecture qui se fera avec les romanciers. C’est unique en Franche Comté. C’est le fruit d’un partenariat entre le musée chanitois, le collège Leroy Gourhan et le Centre Régional du livre. Les professeurs : Laurent Quinton, Alexandra Guillaume et Dominique Vauthrot participent également en amont à la préparation des élèves pour la lecture publique.

Le festival de caves

DSCN0023Le festival de caves

Le festival de caves a été créé an 2005 à Besançon par Guillaume Dujardin. Chloé Marguerie de Fontaine-Française a participé aux représentations l’an dernier, et a eu envie de développer l’idée à Fontaine Française. Il s’agit de théâtre contemporain et de théâtre musical principalement, les pièces sont présentées dans des caves sélectionnées. Vingt spectateurs sont admis par représentations en raison de la taille des locaux. Une représentation intitulée : « Au-dessous », interprétée par deux actrices, a eu lieu le 21 mai, dans la cave d’un particulier à Fontaine-Française. Le 13 juin se déroulera la représentation de : « Barbe Bleu espoir des femmes » à 20 heures et le 14 juin, se tiendra la représentation de « Toussaint » à 17 heures. Pour les deux représentations, rendez-vous est donné place Henri IV.

Installation de la cuve de la future station service

DSCN0150Installation de la cuve de la future station service

Vendredi au 58 rue de la Maladière à Fontaine-Française a eu lieu l’installation de la cuve de la future station service de Fontaine-Française. Cette cuve provient de la Chaudronnerie de L’Est à Langres. Elle possède trois compartiments. Elle a une capacité de 70 m3 et pèse 9 tonnes. Elle pourra contenir 50 m3 de gas oil, 13 m3 d ‘essence sans plomb 95 et 7 m3 de sans plomb 98. Un distributeur de carburant à deux faces sera prochainement installé avec paiement par carte bancaire, accessible 24 heures sur 24. Le distributeur sera le groupe Dijon Céréales sous l’enseigne Bourgogne Espace Rural. Les travaux sont en cours, l’installateur est Pétrogest de Besançon, les travaux de maçonnerie sont effectués par la société Henri Martin. Les commerces situés à proximité sont ouverts pendant la durée des travaux.

L’amoureux des mots

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Jonas habitait près du carrefour des trois provinces : le canton de Française est situé au carrefour de trois anciennes provinces : la Bourgogne, la Champagne et la Franche Comté. Ce carrefour d’ailleurs se situe à un point précis, au sein du canton, trois départements se rejoignent en ce point : la Côte d’Or, la Haute Marne et la Haute Saône, trois cantons : Fontaine Française, Prauthoy, et Champlitte, avec les villages de Courchamp (21), Percey sous Montormentier (52), et Percey le Grand (70). Il s’agit également d’une limite entre trois circonscriptions ecclésiastiques : un archevêché : Dijon (l’évêché de Dijon date seulement de 1731 et l’archevêché est une création récente), et deux très anciens évêchés : Langres et Besançon. Une borne a été placée près de cet endroit, après le second remembrement de Percey (52). Cet espace de contact a été un lieu riche en histoire. Il serait même le point de rencontre entre les limites d’extension de différents peuples gaulois et de différents royaumes issus des partages entre les fils de Clovis Bourgogne, Neustrie et Austrasie. Le supplice de la reine Brunehaut se serait déroulé non loin de ce carrefour. Ce terroir aujourd’hui paisible a été le théâtre de nombreux conflits, c’était une zone frontalière, la Franche Comté n’étant devenue française qu’en 1678 (la Franche Comté appartenait depuis 1493 aux Habsbourg, jusqu’au traité de Nimègue). Dès l’époque gauloise, le canton de Fontaine Française était en limite des peuples Lingons (dont la capitale était Andematunum : Langres), et Éduens (dont la capitale était Bibracte), séparés des Séquanes (dont la capitale était : Vesontio : Besançon) par la Saône. C’était déjà une région de passage et de commerce entre le bassin méditerranéen et l’Europe du Nord, située sur la route de l’ambre et de l’étain, un point de rupture entre la Saône navigable et la Seine. Les convois étaient assurés en chariot tirés par des chevaux entre Seine et Saône, les marchandises partaient ensuite vers la Méditerranée. Le trésor de Vix est témoin de cette période. Les nombreux tumuli du canton demeurent inexplorés à ce jour, peut être recèlent ils d’autres témoignages comme celui de Vix.

Le chanoine Pierre Rémond

Le chanoine Pierre Rémond est né à Percey le Grand, le 5 juillet 1922, et il a été baptisé dans cette église. Percey le Grand est situé à une extrémité de la Franche-Comté et touche à la Champagne et à la Bourgogne. Ce terroir lui avait donné un accent particulier, un peu rocailleux, il roulait les r.
Son enfance, s’est passée au moulin de Faâ, le long de la Vingeanne. Ce moulin avait une grande place dans sa mémoire et son attachement au terroir ; il en conservait précieusement des documents. Puis il y a eu la prière avec sa mère, l’entrée au séminaire avec le désir d’être prêtre et un moment important dans sa jeunesse : la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Julien Dubois, chef de la Résistance a annoncé qu’un avion ferait un largage de fusils et munitions vers la ferme des Bois à Percey le Grand. Pierre Rémond a entendu le message qui correspondait à largage sur le poste de radio du moulin le 10 septembre. Les allemands contrôlent la route, mais le largage a lieu : douze conteneurs et dix paquets. Pierre Rémond récupère le parachute. Plus tard celui-ci sera transformé en chasuble pour le jeune prêtre. Cet évènement l’a toujours marqué.
Les nominations se sont poursuivies au fil des années : d’abord dans le cadre d’accord entre le diocèse de Langres et le diocèse de Besançon. Pierre Rémond est nommé curé de Cusey (52), proche de Percey le Grand de 1947 à 1960.
Puis il devient secrétaire de la Pastorale diocésaine d’ensemble de 1960 à 1969. Ce fut un grand travail auquel ont été associés les séminaristes. C’était un regard porté sur le diocèse de Besançon, son avenir, mais aussi des analyses économiques et sociales qui seront beaucoup utilisées par les universités.
A partir de ces dates Pierre va recevoir d’autres responsabilités à l’officialité du diocèse de Besançon, à la pastorale des communautés religieuses.
En 1971, il devient aumônier diocésain de la pastorale de santé, puis de 1973 à 1987, délégué diocésain puis régional de la pastorale de la santé.
Aumônier d’action catholique puis official du diocèse de Besançon de 1987 à 1999 avec de grandes responsabilités en lien avec la mission de l’Église.
C’est en raison de toutes ces responsabilités que Pierre Rémond est nommé chanoine titulaire en 1996 par monseigneur Lucien Daloz. Pierre Rémond appréciera beaucoup cette nomination de reconnaissance.
Il est en retraite en 1999, mais la maladie fait son chemin, il entre à Notre Dame des Cèdres comme patient en 2008, il était « désorienté ».
Un hommage a été rendu à celle qui l’a accompagné avant, tout au long de son sacerdoce par l’abbé Jean-Christophe Demard qui a retracé la vie de Pierre Rémond lors des obsèques : Annie Japiot.
Les obsèques ont eu lieu le 18 juillet en l’église saint Pierre de Percey le Grand devant le tableau du chœur de l’église Saint Pierre intitulé : « La délivrance de Saint Pierre », tableau attribué à l’atelier de Jean Tassel peintre langrois du XVIIème siècle. 10 prêtres sont venus à Percey le grand, célébrer les obsèques du chanoine Pierre Rémond.