Bèze : une pension pour animaux a ouvert ses portes.

Audrey Marnef, 43 ans, habitante de Blagny-sur-Vingeanne, a ouvert une pension pour animaux, route de Chevigny, à Bèze, sur un site de 5 000 mètres carrés : Le 4 pattes hôtel.

Actuellement, 5 animaux sont accueillis : 4 chiens et un chat. « La capacité d’accueil est de 32 chiens et 10 chats, et c’est à volonté pour les rongeurs. Cette pension existe depuis 20 ans. Le propriétaire l’avait mise en location. Pendant 8 ans, un locataire a pratiqué de l’élevage. Nous avons rénové les boxes et créé des chalets. Cela représente un investissement de 43 000 € », confie Audrey Marnef, dont c’est l’activité principale.

Une ancienne coiffeuse reconvertie

Cette passionnée d’animaux élève, chez elle, à Blagny-sur-Vingeanne, poules, chiens, chats, tortue, hamster, chèvre et deux chevaux. « Pour moi, il s’agit d’une reconversion. J’étais coiffeuse à Dijon; pendant 20 ans. J’avais envie d’ouvrir une pension pour animaux. Je suis titulaire d’une attestation de connaissances pour animaux domestiques. J’ai ouvert cette pension pour permettre aux propriétaires d’animaux de partir en vacances en toute confiance. La pension est ouverte 7 jours sur 7, 365 jours par an. Elle est surveillée 24 heures sur 24. La durée de la pension pour les animaux peut se dérouler à la journée, à la semaine, au mois ou selon la volonté des propriétaires », précise la gérante.

« Il m’a fallu deux ans pour monter le projet. Les boxes sont chauffés et climatisés dans toute la pension. Les bâtiments sont en dur. Pour vérifier la conformité de l’installation, une vétérinaire de la clinique des Trois-Rivières à Til-Châtel, vient nous voir deux fois par an », note cette hôtelière pas comme les autres.

Djengo, un Jack Russell d’un an et demi, venu de Quetigny, et Praline, une jeune chienne Beagle, de 4 mois, de Bèze, qui gambadent dans l’herbe, semblent apprécier les lieux.

4 pattes hôtel au 06.18.81.75.80, route de Chevigny à Bèze.

Bèze : 45 croyants ont reçu le sacrement de confirmation.

Samedi soir, en l’église saint Rémi de Bèze, quarante-cinq jeunes et adultes recevaient le sacrement de confirmation des mains de Monseigneur Minnerath. Au cours de cette cérémonie, qui ne peut arriver qu’une fois dans la vie d’un chrétien, l’archevêque de Dijon a marqué le front de chaque confirmand avec une huile nommée le saint Chrême. .

La Bèze pas à pas 6. Chronique de Bèze.

Les grottes se visitent tous les jours d’avril à novembre, à pied et en barque.

Connue, dans sa partie initiale, depuis le Moyen Âge, la Grotte de la Crétane servait de refuge aux moines et aux villageois en cas d’invasion du bourg. La rivière souterraine fut découverte le 16 septembre 1950 par les membres du spéléo-club de Dijon.

Promenade autour de la résurgence à Bèze

La source jaillissante de la Bèze vers 1910

Le 5 mars 2006, de fortes précipitations de neige se sont abattues dans le département (40 à 50 cm de neige pendant le week-end), ce qui a eu pour effet de faire monter le niveau de la rivière 5 jours plus tard. Le parcours de la Bèze est de 31 kilomètres. Elle se jette dans la Saône près de Vonges. Au début du siècle, la source était jaillissante. Elle formait deux bouillons séparés importants, plus ou moins élevés d’après le débit. À côté de ces deux sorties d’eau se trouvait un troisième petit bouillon. Par suite de l’exploitation de la falaise par les moines comme carrière de pierre (les déblais étaient jetés dans la rivière en contrebas), des dégradations effectuées par les troupes allemandes, de la découverte de la grotte et de la rivière souterraine, son exploration, sans oublier l’érosion naturelle produite par le passage de l’eau, ces bouillons n’apparaissent plus que lors des périodes de crues.

La tour des Francs, datant du IXe siècle faisait partie des fortifications entourant le village au Moyen Âge. Elle est presque totalement détruite. Elle est appelée tour des Francs parce qu’elle était occupée et défendue par des francs-tireurs. Elle servait de tour d’alerte et de guet pour les villageois.

La cure est un bâtiment carré à la toiture bourguignonne qui a été construit entre 1830 et 1835 afin de remplacer l’ancienne Cure qui avait subi les outrages du temps. Ce fut la demeure du chanoine Kir qui, de 1910 à 1924, fut curé de Bèze. Il y vécu avec sa sœur et sa mère.

L’abbaye de Bèze fut une des premières à posséder une école monastique, dès 655. Celle-ci se trouvait dans l’enceinte de l’abbaye afin d’éduquer les jeunes moines. Plus tard, elle reçut des enfants des seigneurs et des nobles désirant s’instruire.

Pour faire face à son succès grandissant, une école extérieure fut fondée en 1280. En 1380, elle accueillait 40 garçons et 20 filles. Sa façade a été plusieurs fois remaniée. On peut remarquer des tripodes (trèfles) au-dessus des fenêtres, des têtes sculptées et des arcades de style gothique. En 1872 « l’hôtel du vieux monastère » s’y installa, puis une épicerie et la gare des autobus reliant Dijon à Gray.

La façade a failli partir pour les États-Unis en 1913. Ce bâtiment fut sauvé de la démolition et il obtint son classement par les Beaux-arts en 1914.

On voit encore la voûte de la halle du four banal, maintenant murée. Au premier étage, deux fenêtres accolées avec des arcades tréflées sont celles de l’ancien logis du moine chargé de son fonctionnement. Dans le logis, on voit encore une pièce avec alcôve, aux moulures en stuc d’époque Louis XV, une cheminée de la même époque, très bien sculptée et polie avec plaque de foyer à armoiries datant de 1738.

Les habitants du village étaient obligés d’y faire cuire leur pain. Ce four cessa de fonctionner le 15 octobre 1780 en échange d’une « redevance annuelle basée sur la situation de chacun. »

Le grenier à grain a plus ancienne maison de Bèze. Le premier étage servait de grenier à grains pour le monastère. En face, on voit une maison à colombage très ancienne elle aussi.

A la jonction de la rue Dom Clément et de la ruelle Saint Prudent, on aperçoit un toit en pointe. Celui-ci abritait le chœur de la chapelle dédiée à Saint-Prudent. Cette chapelle, construite entre le XIe et le XIIe siècle, abritait les reliques de Saint-Prudent. Ces reliques auraient fait plus de 20 miracles et elles étaient très vénérées. La chapelle fut vendue à la Révolution comme bien national et transformée en logement.

La Tour d’Oysel, est la deuxième tour des fortifications de l’abbaye subsistante de l’enceinte fortitiée du XVe siècle. Elle se situait à la jonction de la rivière et des douves entourant l’abbaye et qui seront comblées au XVIIIe siècle. Dès lors, la tour est désignée comme « servant de colombier ». Les murs ont 1,75 mètre d’épaisseur. Accolé à cette tour, il y a le « lavoir des sœurs ». L’école primaire Claude Monet est installée dans le grand bâtiment qui part de cette tour. Cette partie était l’ancienne cuverie des moines.

C’est vers l’an 900 que le monastère s’est entouré de fortifications. La tour de Chaux, en est l’un des vestiges et l’une des tours restantes de l’enceinte de l’abbaye. Elle est dite tantôt « Tour aux choues » ( aux chouettes), tantôt « Tour de Chaux », parce qu’au VIIIe siècle il y avait un trou à chaux près de sa base (Inventaire de 1790). Elle a trois étages et ses murs ont environ 2 mètres d’épaisseur.

La première chapelle paroissiale remonterait au VIIe siècle. La première église fut construite en 960 par les villageois et placée sous le vocable de Saint-Rémi (un tableau à l’intérieur de l’église illustre cet événement).

Saint Rémi fut l’évêque qui baptisa Clovis et 3000 de ses soldats à Reims en 498. Cette église fut reconstruite de nombreuses fois car elle fut, comme le village et l’abbaye, détruite et incendiée 7 fois dans son histoire.

Le 1er juin 1119, Joceran de Brancion, évêque de Langres, consacra l’église.

L’église est reconstruite en 1209.

Elle est détruite pour la dernière fois en 1636 par Matthias Gallas. On distingue encore, au niveau de transept (partie la plus ancienne conservée), des pierres de bossages ainsi que des meurtrières, il s’agissait donc d’une église fortifiée.

En 1768, son état était tel qu’il nécessita une reconstruction presque totale sous la direction du curé Guelaud qui fut le premier maire de Bèze, en 1790.

Une restauration totale de l’extérieur et de l’intérieur a été faite de 1995 à 1997 par la municipalité et une association de bénévoles.

À l’extérieur, on peut voir une statue en pierre sur un piédestal qui représente le Christ au lien (ou le Dieu de pitié). Il est appelé ainsi parce qu’il a les mains jointes. Ses amputations de la tête et de la jambe gauche sont sans doute l’œuvre de vandales. À côté est érigée une croix qui faisait partie de l’ancien cimetière.    Dom François Clément : célèbre moine écrivain qui fut l’auteur de 12 volumes sur l’histoire littéraire de la France et l’Art de vérifier les dates. Il naquit à Bèze le 7 avril 1714.

Les personnalités liées à la commune :

    Félix Adrien Kir, (dit le chanoine Kir), affecté à Bèze en 1910. En 1914, il part en guerre pour rejoindre une unité médicale aux armées. Il quitte Bèze en 1924 car il est nommé à Nolay (Côte-d’Or). Sa mère repose au cimetière de la commune.

    Saint Prudent : archidiacre et martyr de Narbonne. Un des événements importants de l’histoire de l’abbaye de Bèze et peut-être la cause première de sa célébrité, est la possession des reliques de Saint-Prudent. Ses différents miracles imputés à ses reliques ont été relatés par le moine Thibault.

    Charles Arnoult, juriste puis député, à l’origine du choix du nom du département de la Côte-d’Or, né à Bèze en 1734, mort en ce même village en 1796.

    Édouard Persin, champion cycliste, « lanterne rouge » du Tour de France 1928, est né à Bèze le 29 mars 1902. En 1924, il avait remporté Dijon-Auxonne-Dijon.

La Bèze pas à pas 4. Le village de Bèze (suite).

Chronique de Bèze (suite).

Les abbés ne sont plus élus par leurs moines mais nommés par le roi ; le régime de la commende se généralise, porte ouverte à la décadence spirituelle et temporelle des établissements religieux.

En 1535, le roi François Ier traverse la Bourgogne et passe à Bèze.

Vers 1547, le protestantisme fait des adeptes. Chazeuil, Fontaine-Française, Is-sur-Tille, Mirebeau et Gemeaux comptent de nombreux partisans de la religion réformée. Is-sur-Tille est un important foyer de la réforme.

En 1560, le trésor de l’abbaye s’amoindrit car les moines sont obligés de financer les guerres de religion que mène le jeune roi Charles IX pour la défense de la religion catholique, et pour son trône.

Malgré la peste, la disette et les épidémies qui sévissent au XVIe siècle, Bèze est un site industriel réputé. Il y a des forges, des tuileries, des poteries, un moulin à écorces pour le tannage, des tanneries. Des artisans travaillent la pierre, le bois. Il y a aussi des maçons et un maréchal-ferrant. On cultive beaucoup de chanvre et deux moulins à farine fonctionnent. Les foires de Bèze ont lieu quatre fois par an et les paysans et artisans viennent vendre leur production au marché qui a lieu une fois par semaine sous les halles. Mais en 1586, le duc Charles de Mayenne s’empare de Dijon et de plusieurs autres villes de Bourgogne. Des mercenaires passent et repassent à Bèze. Les forges tombent en ruine.

En 1589 Henri IV est reconnu roi, mais Bèze se retrouve au centre de la guerre civile qui oppose le comte de Tavannes pour le roi (protestant) et le vicomte de Tavannes pour la Ligue (catholique). Bèze subit les assauts des ligueurs. La région est ravagée car les troupes sont mal payées et les pillages les dédommagent. L’abbaye est dévastée et ne compte plus que 6 moines et 2 novices. En 1595, Henri IV est victorieux de Charles de Mayenne et des Espagnols à la bataille de Fontaine-Française (5 juin 1595). Mais la peste et la famine continuent à sévir. Le village de Viévigne est réduit à 8 familles.

En 1603, une papeterie s’installe à Bèze. Quelques réparations sont entreprises. Malgré les traités de neutralité, la guerre est à nouveau aux portes de Bèze. En 1636 le comte de Gallas, à la tête de ses Impériaux, ravage la vallée de la Vingeanne, passe à Noiron puis à Mirebeau. Viévigne est dévasté, Bèze est incendié. L’armée royale arrive et cause à son tour de nouvelles dégradations. Les soldats contaminent les habitants de la peste. En 1644, tout n’est que ruine. Sur 95 maisons détruites, 37 seulement appartiennent à des hommes vivants. Les fourneaux sont détruits. Les dépendances de l’abbaye sont inhabitées et ruinées.

En 1662, 12 religieux de Saint-Maur viennent s’installer à Bèze pour y rétablir la discipline et la régularité. Les foires reprennent en 1665. Les tours n’ont plus rien de défensif : celle du nord-est devient un pigeonnier et prend le nom de tour d’Oysel et celle du nord-ouest de tour aux Choues (chouettes). Le vieux bourg n’est plus qu’un misérable village de 120 habitants dont la moitié est constituée  de pauvres manœuvres, des veuves, des mendiants et le reste des laboureurs, des vignerons et des artisans.

En 1696, l’église Saint-Rémi est fermée car son entretien n’est pas fait. Le terrible hiver de 1709 amène famine et épidémies. En 1712, les halles de Bèze disparaissent.

En 1714, naissance de François Clément, fils de Claude Blaise Clément, bailli des terres et seigneuries dépendant de l’abbaye de Bèze, et de Didière Moniot. Le jeune François passe son enfance dans la maison paternelle au pied de la chapelle Saint-Prudent. Il est envoyé à Dijon pour y faire ses études chez les jésuites du fameux collège des Godrans (contigu à l’hôtel Godran).

En 1724, l’abbaye est sans abbé et devient un simple couvent.

1789 : Du 23 décembre 1788 au 14 janvier 1789 la Bèze ne coule plus, l’eau dans le trou est gelée. Les temps sont durs et la révolte gronde. Lors de la nuit du 4 août 1789, la féodalité est abolie. Le 26 août, l’assemblée abolit les privilèges et rédige la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

La légende dit qu’un jour « ceux de la Vingeanne » arrivèrent aux portes de l’abbaye armés de bâtons, de fourches et d’instruments divers en criant et en vociférant contre les moines. Ces derniers eurent juste le temps de s’enfuir dans un souterrain pour échapper au massacre. » Cette véritable émeute révolutionnaire est la seule qui semble avoir eu lieu contre les moines barons de Bèze. Il n’y eut ni gens tués, ni bâtiments incendiés et ce simple épisode de la « grande peur » faisait peut-être partie des nombreuses fausses nouvelles semées dans les campagnes pour y jeter la terreur.

La loi du 2 novembre 1789 met à la disposition de l’État tous les biens du clergé. Elle déclare ne plus reconnaître les vœux religieux et rend la liberté à tous les cloîtrés.

L’Assemblée Constituante assure en même temps un « salaire » aux curés et l’abbé Guelaud, curé de Bèze, est un des premiers à applaudir ces décrets et à confisquer tous les biens des moines, contre lesquels il avait toujours lutté depuis son arrivée à Bèze, en soutenant les habitants contre leur seigneur.

En février 1790, l’abbé Guelaud est élu maire. L’inventaire des biens de l’abbaye est fait en mai 1790. Il y a 4 175 livres dans la bibliothèque.

À partir de janvier 1791, les biens de l’abbaye sont mis en vente : des terres, la tuilerie, un moulin, des maisons dans Bèze, la chapelle Saint-Prudent, le four banal, la chapelle Notre-Dame des Groisses sont vendus pour 209 410 livres. La commune, d’après la loi, garde le 1/16e de la somme. Tous les objets précieux, vases sacrés et reliquaires doivent être versés au trésor public.

La suite demain.

En 1793, Louis XVI est guillotiné et Robespierre est au pouvoir. C’est la Terreur, la création des comités de salut public, le gouvernement révolutionnaire, la loi des suspects, le culte de l’être suprême et de la déesse raison. La France est couverte d’échafauds.

Les premiers coups de pics sont donnés aux bâtiments monastiques. La tradition rapporte que pour avoir sans peine et à moindre frais le plomb recouvrant la toiture de l’église (pour le vendre aux armées), l’église fut remplie de fagots et entièrement brûlée.

1795, l’église du monastère est rasée. Tout le centre de la grande maison conventuelle, longue de 113 mètres, tombe à son tour. Là se trouvaient les salles de réception, la galerie cloître, l’escalier en fer-à-cheval, les galeries menant du dortoir à l’église.

Le bâtiment servant aux moines de pressoir, la cuverie, est racheté 12 000 livres par la commune pour y installer la mairie et l’école.

L’ère de l’abbaye s’arrête, mais l’histoire de Bèze continue…

L’école maternelle de Bèze : à la source de l’enseignement

L’abbaye de Bèze fut l’une des premières à posséder une école monastique afin de former les moines novices, puis les enfants des seigneurs et des riches familles environnantes.

Les écrits datent sa construction à 655… À l’origine au cœur de l’abbaye, elle fut transférée au XIIIe  siècle à l’intérieur même du village par l’abbé Girard III. Avec ses arcades, ses tripodes au-dessus des fenêtres et ses têtes sculptées, sa façade gothique classée témoigne encore de l’âge d’or de l’enseignement religieux.

La Révolution est passée par là, la laïcité également, dans le siècle qui a suivi, mais l’enseignement coule toujours dans les veines de cette commune qui doit son nom à la rivière éponyme.

Ce bourg a, en effet, vu le jour dès l’Antiquité près de la résurgence de la Bèze, qui, après celle de Fontaine-de-Vaucluse, est l’une des plus importantes de France.

Mais reprenons le cours… de cette (belle) histoire scolaire. Il suffit de se rendre au groupe scolaire Claude-Monet pour constater à quel point l’enseignement et le patrimoine sont étroitement liés. Il faut dire que l’ensemble des XVe  et XVIIIe  siècle qui abritait, à l’époque des moines, les communs, fut racheté en 1790 par la municipalité. Celle-ci a occupé le “cellier des Moines” jusqu’au début des années 1950 tandis que l’école est demeurée, quant à elle, dans l’ancienne infirmerie des religieux.

Le regroupement pédagogique intercommunal qui suivit (dans les années 1990) nécessita la construction d’une école maternelle. La belle histoire se poursuit puisque cette réalisation fut confiée à Anne-Josée Hilaire, architecte alors libéral (actuellement elle travaille pour la Ville de Montpellier (Hérault) après avoir exercé ses talents pour Dijon et Bastia) qui était passionnée par le projet.

Et pour cause, habitante de Bèze, sa fille fut l’une des premières à utiliser l’extension qui a ajouté une touche contemporaine à « un lieu d’exception » : « La proximité de la tour (d’Oysel, issue des fortifications de l’abbaye, ndlr), ainsi que le cours d’eau conféraient une véritable magie au site. J’ai mis toute mon énergie afin de la conserver et faire en sorte que le nouveau bâtiment joue avec le cours d’eau », se souvient-elle, avant de détailler : « En accord avec l’architecte des Bâtiments de France, nous avons joué sur la massivité et la sensualité. Le nouveau bâtiment est, en effet, transpercé par une paroi qui ondule, en bois, rappelant la rivière. C’est elle qui fait la jonction entre les deux structures. La toiture est en cuivre à joints debout que l’on retrouve jusqu’à l’entrée de l’école ».

Ouverte en janvier 2004, cette école a été baptisée “Le Petit Prince” parce que, comme se remémore également Anne-Josée Hilaire : « L’architecture de l’école a rappelé au maire l’image du boa avalant un éléphant, représentant un chapeau dans l’œuvre de Saint-Exupéry ». Il faut dire que, là-bas, les enfants ont toujours été des petits princes… Le long de la Bèze, depuis le VIIe  siècle, nous sommes, en effet, à la source de l’enseignement.

L’abbaye de Bèze donne rendez-vous au jardin.

Du 8 au 9 juin, de 10 h 30 à 13 heures et de 15 heures à 18 h 30, ont lieu les « Rendez-vous au jardin » à l’abbaye de Bèze. Il s’agit de la dixième participation de l’abbaye. A cette occasion, plus de 250 rosiers anciens sont en fleurs. Le parc à l’anglaise et les bâtiments sont également accessibles. L’accueil est assuré par la famille des propriétaires.

Bèze : les agriculteurs découvrent une plateforme technique et agronomique

Jeudi, à Bèze, l’alliance BFC, union des trois coopératives Bourgogne du Sud, Dijon Céréales et Terre Comtoise, a organisé une visite de sa plateforme technique et agronomique. Elle illustre la volonté de cette union d’accompagner l’évolution de l’agriculture à l’échelle de la production, en contribuant à la protection de l’environnement et à la recherche de valeur ajoutée.