La puissance de Bibracte

BibracteLa puissance de Bibracte
« Le peuple des Eduens avait établi sa capitale, Bibracte, sur le Mont Beuvray, dominant, depuis le Morvan, las passages entre tous les grands bassins fluviaux entourant la Bourgogne. Abandonnée, au profit d’Autun, au cours du premier siècle de notre ère. Bibracte ne survécut que dans la légende et dans une foire aux bestiaux sur le Mont Beuvray. Depuis un siècle et demi, grâce à la passion des archéologues, la ville enfouie livre peu à peu ses secrets.
Vision spectaculaire que celle du tronçon des remparts reconstitué dans la technique d’origine, au lieu-dit « La Porte du Rebout » : troncs d’arbres croisés, fixés par des clous énormes, squelette d’un immense rempart de terre recouvert de pierre granitique ! Un cheminement sous des arbres aux formes fantasques, survivances de ces anciennes haies plesssées du temps où il fallait protéger prés et récoltes du bétail conduit au « centre-ville ». Ici, les choses sont plus évidentes. Au milieu de la grande rue, un bassin monumental de granite, de tradition grecque, marque le cœur de la cité. Tout autour, on commence à deviner, au fil des fouilles, les rues latérales, les quartiers, les maisons avec leurs caves.
Plus loin, dans une clairière, on découvre les vestiges de vastes et luxueuses maisons à la romaine. Sur le flanc sud-ouest de nombreuses fontaines, dont celle, largement aménagée, de Saint Pierre. Et sur la terrasse de la Chaume, l’extrémité sud, une table d’orientation aidant à déchiffrer le vaste panorama du Sud Morvan qui s’ouvre devant le promeneur, aboutissement enchanteur de la plus champêtre des promenades. Pour comprendre véritablement la vie à Bibracte et le rayonnement de la cité, la visite intègrera celle du Musée de la civilisation celtique, implanté sur le flanc de la montagne et qui est lui-même une ouvre d’art. Son but est de replacer la connaissance de Bibracte dans son contexte européen. Sur deux étages, le visiteur découvre, de manière vivante, la vie quotidienne, les croyances et les institutions de la Gaule indépendante, mais aussi des autres peuples celtes. Des expositions temporaires complètent la présentation et des visites guidées à heures fixes, du printemps à l’automne, rendent l’approchent du site encore plus vivantes. »

L’amoureux des mots

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Tandis qu’ils se lovent. Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny Mornay Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint Seine sur Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre et Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.
Lorsque ce n’était pas la Vingeanne, c’était la Bourgogne qui l’inspirait. De Jean des Vignes Rouges à Lucette Desvignes, de Gaston Roupnel à Henri Vincenot et à Didier Cornaille, es auteurs bourguignons le nourrissait au fur à mesure qu’il grandissait. De Vézelay à Tournus, en passant par Alésia et Bibracte les hauts lieux de la Bourgogne étaient ses amers.
Du tumulus du Crepot, à Saint Maurice sur Vingeanne à la villa des Tuilières à Selongey, il avait ses points de repère, il aimait également les sources de la Seine, de la Vingeanne, et de la Marne toutes proches.
Les points névralgiques de la Bourgogne souterraine passaient par Bèze et sa célèbre source vauclusienne, véritable fontaine de jouvence pour qui vient s’y ressourcer l’été en cherchant la fraicheur. Cîteaux, Saulieu et Vougeot faisaient partie de ses endroits préférés.
La Romagne, ancienne commanderie templière, voisine de Saint Maurice sur Vingeanne connait son lot de légendes. Deux commandeurs des templiers seraient enterrés debout avec leur armure en or dans l’ancienne chapelle de la commanderie, aujourd’hui détruite. Un tunnel aurait existé la commanderie de La Romagne et l’ermitage féminin du Bois aux Dames près de La Villeneuve.
Le château de Fontaine-Française et son architecture l’inspiraient également. Situé à 38 kilomètres de Dijon en direction de Champlitte, cet édifice offre un décor exceptionnel. Encore habité à l’heure actuelle, il est entièrement meublé. Les visites guidées permettent d’appréhender son architecture et son décor mais également les anecdotes familiales qui en font un lieu incontournable pour découvrir une partie de l’histoire locale. Le visiteur pourra également se promener dans le jardin paysager réalisé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant. Jonas aimait beaucoup se promener dans les jardins, ouverts à la belle saison.