La Côte au loup livre ses secrets.

La Côte au loup livre ses secrets.

Le lieu-dit la Côte au loup tire son nom d’une histoire vraie. Pourquoi la Côte au loup ?

Le lieu-dit tire son nom d’une histoire vraie, révélée par les archives municipales.
Dans la presse écrite, comme dans les actualités télévisuelles, il est souvent question du plan loup destiné à rassurer les éleveurs. Le loup a toujours fait peur et a marqué la mémoire collective.
Au sein de l’ancien canton de Fontaine-Française et au sein de l’ancien canton de Selongey, de nombreux lieux-dits ont un nom évoquant le loup : ‘le loup pendu, la Queue du loup, le Creux du loup, le Cul du loup, la Côte au loup, la Grotte aux loups etc…
Voici l’histoire vraie du lieu-dit La Côte au loup de Sacquenay qui endeuilla ce village en 1793, d’après les archives de la commune et les recherches effectuée par Suzanne Martin née Sampré.
Saisi par l’animal
« Aubin Charles ayant conduit le bétail de Nicolas Méchet, chez lequel il demeurait au lieu-dit Pâquit de Vèvres où étant avec les filles de François Moris et Jean-Baptiste Cornetet, les trois âgés de 10 à 14 ans, un loup poursuivi par les gens de Cusey et passant par les vignes du Soc, où il s’était réfugié par le dit Pâquit, les deux filles s’écrièrent : voici le loup sauvons-nous. Elles se sauvèrent. Mais le dit Aubin Charles, effrayé et moins agile sans doute que sa compagnie, fut saisi par le loup, qui après l’avoir terrassé lui mordit le cou et le visage, de manière qu’il lui suça tout son sang.
Jean Seracq, vigneron de ce lieu, et Pierre Baudinet accoururent au cri des jeunes gens poursuivis et parvinrent à dégager le jeune homme des griffes du carnassier, le jeune homme respirait encore. Dans cet état, il fut emmené chez ses parents et malgré tous les soins, il succomba à ses blessures, ainsi que nous venons de le reconnaitre avec lesdits Seracq et Baudinet, en présence de l’officier public et les dits père et mère. »
Au début du XIXème siècle, les drames se renouvelèrent souvent dans les environs de Champlitte et de Choilley. A notre connaissance, aucune autre mort due au loup n’a été signalée à Sacquenay à cette époque. Mais le souvenir de cette tragédie a longtemps marqué les habitants qui ont baptisé la Côte par où se sont échappées les deux filles, la Côte au loup.

Une nouveauté à Chazeuil.

Une nouveauté à Chazeuil.

Désormais, tous les mardis, en fin de matinée, le camion de la maison Ludovic Bailly, artisan traiteur à Chalindrey (52) sillonnera les rues du village. Éric Priqueler, employé depuis 11 ans de cette enseigne, effectue des tournées depuis 22 ans au total. Ce commerce ambulant propose aux chazubéens depuis ce mardi, des produits issus de la boucherie-charcuterie de la Haute-Marne voisine.
Ce commerce ambulant parcourt les trois provinces : Bourgogne, Franche-Comté et Champagne, Percey le Grand (70), Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Courchamp, Sacquenay, Chazeuil, Cusey (52) sont visités le mardi par ce commerce itinérant. Le mercredi le camion est en Haute Côte d’Or.
« Toutes les viandes et charcuteries sont proposées, ainsi que de nombreux plats cuisinés. Nous avons également un peu de crèmerie pour dépanner les gens. Notre produit phare, c’est le boudin noir, médaillé d’or au concours international 2016 de Mortagne en Perche (28). J’ai averti le maire, la semaine dernière de notre passage dans le village. » : précise Éric Priqueler.
Les personnes intéressées peuvent passer des commandes.
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Téléphone : 06.45.70.66.87

Noche poética española à la Tour des Villains

Samedi 17 février 2018, à 20h30, à la Tour des Villains à Montsaugeon (52) : concert chant et guitare

« Noche poética española »

Une soirée musicale qui vous réchauffera les oreilles en plein cœur de l’hiver sous le soleil hispanique. Venez, le temps d’une nuit, apprécier le son mélancolique de la guitare de Claire Besson et la rondeur de la voix chaleureuse de Clémentine Decouture sur des airs populaires de Manuel De Falla au cœur du tempérament espagnol.

Vous pourrez rythmer sur des airs de Granados et découvrir le poète inspiré, mais également compositeur Federico Garcia Lorca.

En écho, des mélodies interprétées par Clémentine et Jean-Michel Frémont feront résonner la musique si particulière de la poésie espagnole…

Des poètes du Siècle d’Or aux poètes du XXème siècle, une découverte de l’histoire poétique ibérique !!

Avec :

Clémentine Decouture, soprano, et Claire Besson, guitare

Jean-Michel Frémont, lecture

Tarif unique : 10€ (Petite restauration à 8€, à partir de 19h30)

Gratuit pour les moins de 12 ans

Des nouvelles de la Haute Marne

Prochaine bourse aux vêtements à Fayl Billot (52)
Familles Rurales organise sa bourse aux vêtements « automne-hiver » du 21 au 27 septembre salle de l’Oseraie. Les organisateurs donnent rendez-vous aux dépositaires mercredi 21 et jeudi 22 septembre de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30. Tous les habits sont acceptés, de la layette aux adultes, hommes, femmes, enfants, vêtements de grossesse ou spécial grande taille mais aussi chaussures, sacs à main, mobilier de bébé, voilage, tissus d’ameublement. Il est demandé que tous ces articles, soient propres, en bon état et non démodés. Le dépôt est aussi limité à 15 articles par personnes et par bourse. La vente aura lieu samedi 24 septembre de 9 h à 18 h sans interruption et dimanche 25 septembre de 9 h à 13 h. Quant au rendu d’argent et/ou d’invendus, il se tiendra mardi 27 septembre de 15 h 30 à 18 h. Au cours de cette bourse, les bénévoles accepteront aussi des restes de laines qui serviront à confectionner des couvertures. De même, pour les dépositaires qui souhaiteraient donner leurs vêtements en fin de bourse, les Emmaüs seront de passage pour les collecter.
Prochaine bourse aux collections et d’échanges à Fayl-Billot (52)
L’Oseraie organise sa bourse d’échanges et de collections dimanche 2 octobre à la salle de l’Oseraie de 9 h à 17 h. Comme chaque année, la manifestation est ouverte à tous les collectionneurs, petits et grands, débutants ou confirmés qui souhaitent faire profiter de leur passion mais aussi faire des échanges en vue de faire évoluer ces collections. Fèves, cartes postales, muselets de champagne, boutons, timbres, pièces de monnaie et autres trésors insolites sont attendus. Des places sont encore disponibles et les intéressés peuvent se faire connaître avec n’importe quelle collection. Entrée et emplacement gratuits. Restauration possible à midi. Informations et inscriptions au 03.25.88.68.90 ou au 03.25.88.68.78.

Tanguy Cressot expose ses photographies naturalistes de la faune des 3 provinces

tanguy cressot expo champlitte (1)Du 01/07/2016 au 30/07/2016 à Champlitte

Exposition à l’Office de tourisme : « La Faune des 3 Provinces »

Exposition mensuelle à l’Office de tourisme de Champlitte :

« La Faune des 3 Provinces ». Une collection de photographies naturalistes réalisées par Tanguy Cressot.

Entrée libre du lundi de 14 h à 18 h et du mardi au samedi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h. Info au 03.84.67.67.19.

Un canal méconnu : le canal d’Entre Champagne et Bourgogne

DSCN0324[1]Un canal méconnu

Le canal d’Entre Champagne et Bourgogne est un canal bourguignon moins connu que le canal de Bourgogne avec lequel il est souvent confondu à tort.
Canal de petit gabarit, il a été classé dans la catégorie « réseau magistral  » en 2007 en raison son niveau d’eau constant. Toutefois VNF a engagé une réflexion sur les heures d’ouverture en raison de la faible activité, environ 700 bateaux l’empruntent chaque année. La fréquentation du canal n’est pas plus élevée en raison concurrence de la route et des autres modes de transport et de l’insuffisance de la fréquentation touristique. Le transport du grain s’effectue surtout par camion, la fréquentation de la navigation de plaisance a lieu surtout l’été. Le changement de nom du canal, autrefois nommé « canal de la Marne à la Saône », rebaptisé « canal entre Champagne et Bourgogne » dans un but de promotion touristique, n’a apparemment pas augmenté le nombre de plaisanciers.
Un maitre de Forge de la province de Champagne, en 1770, envisage le premier la construction d’un canal qui traverserait la Champagne et la Bourgogne du nord au sud. Le projet, portant soutenu par plusieurs personnes, semble irréalisable. Mais vers 1835 deux grands projets pour créer ce canal voient le jour. En 1845, après un vote à la chambre des députés le trajet empruntant la vallée de la Vingeanne est choisi. Le transport des productions de fer et de fonte du nord de la Haute-Marne vers la région lyonnaise rend indispensable la construction d’un tel ouvrage. En 1852 la priorité donnée au transport ferroviaire stoppe le projet. Cependant la conjoncture économique aidant (la concurrence imposée par l’Angleterre au niveau de la production d’acier) et l’issue malheureuse de la guerre de1870 avec le bouleversement des frontières a relancé le projet et la poursuite des travaux. La réalisation de cet ouvrage se fera en plusieurs tranches.
Il représente un grand intérêt pour la pêche et les touristes viennent y trouver le frais. La voie verte le longe permettant aux piétons et aux cyclistes de prendre les chemins de halage.
Repères :
Long de 224 km le canal Entre Champagne et Bourgogne emprunte cinq départements : Marne, Meuse (quelques km vers Ancerville), Haute-Marne, Côte d’Or. Il comporte 114 écluses (71 sur le versant Marne et 43 sur le versant Saône) et deux souterrains. De petit gabarit seul les bateaux dont l’enfoncement est inférieur à 1m80 peuvent l’emprunter.
Entre 1940 et 1942 le canal a servi de ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone rouge ou zone interdite.

Au bord de l’eau tout simplement

DSCN0093Au bord de l’eau tout simplement

Situé aux portes de la Côte-d’Or, aux confins de la Bourgogne, de la Champagne et de la Franche-Comté, le camping du Trou-d’Argot, permet de rayonner sur la région et de pratiquer plusieurs activités aux alentours : la randonnée, le vélo, les visites culturelles au sein des châteaux des environs (Fontaine-Française, Rosières, Champlitte), ainsi que la découverte des grottes de Bèze Ce camping, très calme, se situe à quarante-cinq minutes au nord-est de Dijon. C’est une destination de choix pour de courts séjours, pour les dijonnais qui n’ont pas la possibilité de partir en vacances ou qui veulent les prolonger certains week-ends. C’est aussi parfait pour les mini camps des centres de vacances.

Le Trou d’Argot est le lieu de baignade (non surveillée) à Montigny-Mornay -Villeneuve qui attire du monde aux temps chauds. L’idéal pour pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. Il accueille tous les équipements nécessaires, dont trente emplacements, trois mini chalets en location et un snack ouvert midi et soir.

Le halage du canal Entre Champagne et Bourgogne a été aménagé en voie verte. Cette piste, uniquement réservée aux piétons et aux cyclistes, a été ouverte après des travaux de mise en sécurité et la réfection de la chaussée. Pour la Côte-d’Or, Voies navigables de France (VNF), le conseil général et le Pays Plaine de Saône se sont investis sur 51 km. La voie verte passe à quelques centaines de mètres du camping. La route verte Rotterdam-Barcelone, longeant le canal entre Champagne et Bourgogne draine de nombreux touristes lors des vacances. Les pêcheurs, les amateurs de calme et de nature se retrouvent au Trou d’Argot.

Des familles venues de Moselle et Meurthe et Moselle sont venues passer quelques jours. Elles confient : « Nous sommes venus profiter d’un moment de détente, et de la tranquillité de ce lieu, c’est un petit endroit agréable, ombragé, au bord de l’eau. »

Infos : Les animaux sont acceptés sans supplément.
Le snack est ouvert du mardi au dimanche, le midi et le soir de 19 h 30 à 21 h 30. Tartines, sandwiches, hamburgers, et frites sont proposés.
Tél. 06.77.51.69.33

L’amoureux des mots

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Tandis qu’ils se lovent. Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny Mornay Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint Seine sur Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre et Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.
Lorsque ce n’était pas la Vingeanne, c’était la Bourgogne qui l’inspirait. De Jean des Vignes Rouges à Lucette Desvignes, de Gaston Roupnel à Henri Vincenot et à Didier Cornaille, es auteurs bourguignons le nourrissait au fur à mesure qu’il grandissait. De Vézelay à Tournus, en passant par Alésia et Bibracte les hauts lieux de la Bourgogne étaient ses amers.
Du tumulus du Crepot, à Saint Maurice sur Vingeanne à la villa des Tuilières à Selongey, il avait ses points de repère, il aimait également les sources de la Seine, de la Vingeanne, et de la Marne toutes proches.
Les points névralgiques de la Bourgogne souterraine passaient par Bèze et sa célèbre source vauclusienne, véritable fontaine de jouvence pour qui vient s’y ressourcer l’été en cherchant la fraicheur. Cîteaux, Saulieu et Vougeot faisaient partie de ses endroits préférés.
La Romagne, ancienne commanderie templière, voisine de Saint Maurice sur Vingeanne connait son lot de légendes. Deux commandeurs des templiers seraient enterrés debout avec leur armure en or dans l’ancienne chapelle de la commanderie, aujourd’hui détruite. Un tunnel aurait existé la commanderie de La Romagne et l’ermitage féminin du Bois aux Dames près de La Villeneuve.
Le château de Fontaine-Française et son architecture l’inspiraient également. Situé à 38 kilomètres de Dijon en direction de Champlitte, cet édifice offre un décor exceptionnel. Encore habité à l’heure actuelle, il est entièrement meublé. Les visites guidées permettent d’appréhender son architecture et son décor mais également les anecdotes familiales qui en font un lieu incontournable pour découvrir une partie de l’histoire locale. Le visiteur pourra également se promener dans le jardin paysager réalisé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant. Jonas aimait beaucoup se promener dans les jardins, ouverts à la belle saison.

L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 18
Le soir venu les parents de Jonas aimaient à raconter des légendes aux enfants. La légende la Goulue était leur préférée. Il y avait autrefois, dans la vallée de la Vingeanne, aux confins de la Bourgogne, de la Champagne et de la Franche-Comté, une légende que les grands-mères racontaient à leurs petits enfants afin de les prévenir des dangers de la rivière, et de l’eau en général. Il s’agit de la légende de la Goulue, cette Goulue était sensée habiter la rivière Vingeanne, et les puits alentours. C’était un personnage féminin, à plusieurs bras qui saisissait les enfants désobéissants. Cette créature à mi-chemin entre l’hydre et la Vouivre nous terrorisait, cette légende remplissait bien son rôle. on retrouve cette vouivre dans les lieux dits En Vesvres sur le territoire de Saint Maurice sur Vingeanne. Il y avait également celle du Le Peût Homme, qui est encore appelé Le Peût ou Le Ragnan ou encore Le Tire Bras, il enlevait les enfants et les mettait dans un grand sac en toile. Peuh, peut s’écrire aussi Peuh, peût ou peuht ou encore Peûht pour Peûht Homme Bien entendu, c’est le diable, il hante notamment Le Creux du Diable, en Foret de Velours près de Bourberain . En patois, « peût » veut dire également laid. A Aujeures en Haute-Marne, existe la légende de la Peûte Bête. Une statue de cette bête mythique est présente sur la place du village sous la forme d’une fontaine. La Fontaine de la « Peute Bête » à Aujeurres, est une curieuse fontaine datant du XVIIIe siècle. Elle est située au cœur du village d’Aujeurres, elle ressemble à un animal aux allures de dragon. Elle se rattache à une fantastique légende haut-marnaise. Jean Robinet a repris et adapter cette légende. Le grand père contait autrefois l’histoire de Gargantua qui est passé par la vallée de la Vingeanne. Lorsqu’il marchait dans la terre mouillée il a laissé tomber de la terre de ses bottes, de la sont nées les collines de Percey le grand (Mont cierge), Montsaugeon et même Saulx le duc qui est plus éloignée. Ces collines sont autant de buttes témoins qui ont été expliquées par le passage de Gargantua. Le mythe de Gargantua préexistait avant Rabelais. L’histoire de la Mère Gangan qui est une vielle femme terrifiante, mangeuse d’enfants, hantant les lieux interdits aux enfants était également présentée aux enfants. On la retrouve dans la chanson:
A cavale mon âne
Pour aller à Biâne
Acheter du pain blanc
Pour la Mère Gangan Qui n’a plus de dents.
Il existe des variantes de mot Gangan c’est Gargan ou Gâyan

L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 13
Jonas habitait près du carrefour des trois provinces : le canton de Française est situé au carrefour de trois anciennes provinces : la Bourgogne, la Champagne et la Franche Comté. Ce carrefour d’ailleurs se situe à un point précis, au sein du canton, trois départements se rejoignent en ce point : la Côte d’Or, la Haute Marne et la Haute Saône, trois cantons : Fontaine Française, Prauthoy, et Champlitte, avec les villages de Courchamp (21), Percey sous Montormentier (52), et Percey le Grand (70). Il s’agit également d’une limite entre trois circonscriptions ecclésiastiques : un archevêché : Dijon (l’évêché de Dijon date seulement de 1731 et l’archevêché est une création récente), et deux très anciens évêchés : Langres et Besançon. Une borne a été placée près de cet endroit, après le second remembrement de Percey (52). Cet espace de contact a été un lieu riche en histoire. Il serait même le point de rencontre entre les limites d’extension de différents peuples gaulois et de différents royaumes issus des partages entre les fils de Clovis Bourgogne, Neustrie et Austrasie. Le supplice de la reine Brunehaut se serait déroulé non loin de ce carrefour. Ce terroir aujourd’hui paisible a été le théâtre de nombreux conflits, c’était une zone frontalière, la Franche Comté n’étant devenue française qu’en 1678 (la Franche Comté appartenait depuis 1493 aux Habsbourg, jusqu’au traité de Nimègue). Dès l’époque gauloise, le canton de Fontaine Française était en limite des peuples Lingons (dont la capitale était Andematunum : Langres), et Éduens (dont la capitale était Bibracte), séparés des Séquanes (dont la capitale était : Vesontio : Besançon) par la Saône. C’était déjà une région de passage et de commerce entre le bassin méditerranéen et l’Europe du Nord, située sur la route de l’ambre et de l’étain, un point de rupture entre la Saône navigable et la Seine. Les convois étaient assurés en chariot tirés par des chevaux entre Seine et Saône, les marchandises partaient ensuite vers la Méditerranée. Le trésor de Vix est témoin de cette période. Les nombreux tumuli du canton demeurent inexplorés à ce jour, peut être recèlent ils d’autres témoignages comme celui de Vix.