Les collections du musée de Champlitte, mises en valeur.

Les collections du musée de Champlitte, mises en valeur.
La semaine dernière, Pernelle Polpré est intervenue au château de Champlitte pour la restauration de cet oiseau et de ces masques qui rejoindront bientôt les nouvelles salles consacrées à l’histoire qui unit la Haute-Saône au Mexique. Les masques, endommagés par le temps, présentaient notamment des lacunes et des soulèvements de peinture. Ils sont maintenant prêts à être présentés dans de bonnes conditions au public !
Ces nouvelles salles sur le Mexique seront visibles des yeux du public le 22 juin prochain !

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Pâques de chaque coté de l’Atlantique.

Pâques de chaque coté de l’Atlantique.
Jumelé depuis 1986 avec le Mexique, le département de la Haute-Saône, propose cette année, des actions »miroirs » afin de dynamiser les échanges franco-mexicains et faire résonner la culture de part et d’autres de l’Atlantique. Une chasse aux œufs « à la française » a été organisée au centre culturel de San Rafael (Mexique). Au programme, coloriages de lapins, décoration d’œufs, et chasse aux œufs dans les jardins du centre culturel. Le public était présent pour cette chasse aux œufs peu commune au Mexique.
Ce sera au tour de Champlitte d’organiser son propre évènement pour la troisième fois consécutive ce mercredi 24 avril en partenariat avec les musées départementaux, l’IMAC, et l’OT4R. On pourra aussi chasser les œufs dans les différents musées départementaux de Haute-Saône. ou plutôt découvrir les collections et trouver tous les œufs cachés dans les salles des musées de Champlitte pour pouvoir déguster de succulentes surprises chocolatées. De vrais animaux, emblèmes de la fête de Pâques, feront le déplacement jusqu’au château de Champlitte, pour une activité de médiation autour de l’animal et d’autres activités seront offertes. Entrée libre et gratuite.

Autour du loup au château de Champlitte.

Dimanche 14 avril, le « Loup de Tombouctou » de P’tits Bouts et Cie a fait salle comble au musée départemental des Arts et Traditions Populaires !
90 personnes sont venues rencontrer le loup, lui et ses trois petits cochons. Avec les artistes, le public a mis l’ambiance : les organisateurs ont adoré et et espère que les visiteurs aussi !
L’heure des vacances a sonné en Haute-Saône. Une belle occasion pour emmener les enfants au musée ! A Champlitte, le musée a commencé ce lundi avec un atelier pour les ados (ou presque ados) sur la thématique du loup. Après avoir découvert les salles du musée, les jeunes visiteurs ont réalisé un masque de nuit « loup » tout doux… Ils ont confié que ce serait bien utile pour leurs prochains voyages en avion ! Mercredi prochain (17/04), le musée de Champlitte propose au jeune public cette fois un atelier pour les plus petits de 4 à 6 ans autour des « jeux du loup ». Vous pouvez encore réserver au 03.84.95.76.50 ou par mail musee-champlitte@haute-saone.fr. Le mercredi suivant, petits et plus grands pourront se retrouver autour d’une grande chasse aux œufs. L’entrée est libre, profitez-en !

Un auxiliaire venu de très loin.

Un auxiliaire venu de très loin.
On pourra sans doute le croiser dans les ruelles de Champlitte. José Maria, 25 ans étudiant mexicain, en quatrième année de français est arrivé depuis samedi sur le commune de Champlitte. Il restera à Champlitte, jusqu’en juillet. Le musée départemental Albert et Félicie Demard, véritable acteur local accueille depuis 2015, des étudiants mexicains, dans le but de nourrir les liens qu’entretiennent la Haute-Saône et le Mexique.
José Maria interviendra comme assistant de langue au collège Gaston Ramon de Dampierre-sur-Salon et au collège Delaunay de Gray et en tant que médiateur culturel au château de Champlitte pour les projets sur le Mexique. Il va participer également à des actions ouvertes au public, parmi lesquelles La Nuit des musées avec le vernissage de la résidence d’artistes avec Caroline Desnoëttes le 18 mai, ou la nuit des mystères le 29 juin, avec une chasse aux trésors au sein du bourg chanitois, en attendant le jour des morts, El Dia des Los Mortos. L’étudiant mexicain va assister des classes d’espagnol jusqu’à la fin de l’année et préparer des animations pour mettre à l’honneur le Mexique, thématique clé de cette année 2019. Ace propos, une nouvelle salle sera créée au château de Champlitte, qui présentera les collections mexicaines et l’histoire du jumelage. Nombreux sont les partenaires engagés dans ce beau jumelage, au premier rangs desquels, se trouvent le département de la Haute-Saône, la commune de Champlitte, l’association Haute-Saone Mexique, les collèges, l’école élémentaire de Champlitte, Le Gang des Chiffonnières, et l’association Intercommunale pour l’enfance, le programme est à suivre.

Littérature 4

Trop littéraire, je l’ai déjà entendu, tout le monde n’est pas attiré par l’écrit ou la lecture. Cependant il s’agit de bon moment, un livre, on le prend, on lit, on le repose. Pas de veille sur un écran, pas de chargement de page. On entretien un rapport particulier, avec le livre, on le touche, c’est quasi charnel. Les livres anciens reliés sont les plus beaux.
Les textes anciens, la matière de Bretagne, la chastelaine de Vergi sont attirants par le dépaysement qu’ils nous proposent. J’ai eu la chance de rencontrer Juliette Pourquery de Boisserin qui a travaillé à ce sujet. L’auteur et docteur ès lettres Juliette Pourquery de Boisserin s’est livrée à une passionnante évocation d’un des romans les plus populaires du Moyen Âge : La Châtelaine de Vergy. Cette présentation vivante et détaillée, qui s’appuyait sur des documents audiovisuels et des manuscrits d’époque.
Écrit au XIII e siècle, ce petit roman de 958 vers a connu un immense succès, influençant les créateurs pendant plusieurs siècles et faisant l’objet de nombreuses copies puis de constantes rééditions. Une vingtaine de manuscrits originaux ont été retrouvés et certains extraits de l’œuvre (traduite en anglais et en italien) décorent certains objets de l’époque (vase, coffret, peignes).
À une époque où le latin dominait et où la littérature se colportait de manière orale, ce roman fut l’un des tout premiers écrits en français. Il met en scène les amours secrets d’un chevalier et d’une châtelaine et propose, à travers la fiction, une vision d’un monde, d’un imaginaire et d’une société prônant les valeurs chevaleresques. Individualisés par leurs différentes fonctions sociales, les personnages agissent selon les stéréotypes de l’époque comblant le lecteur médiéval qui aimait retrouver des histoires et des références connues.
Juliette Pourquery de Boisserin, insista sur l’état d’esprit du “lecteur” de l’époque, fasciné par cette tragédie aux multiples codes sociaux dans laquelle les personnages s’enferment. Le dilemme du chevalier (trahir sa bien-aimée ou son duc) a valeur d’exemple et éclaire la philosophie de la société médiévale. Juliette Pourquery de Boisserin décode également les univers symboliques induits par le récit et les tensions finalement mortelles entre les sphères privées, intimes et publiques. L’auteur nous fait prendre aussi conscience du rôle essentiel tenu par l’iconographie, révélant une culture de l’image déjà importante à cette période. Ainsi, les magnifiques manuscrits dévoilés laissent apparaître en tête de chapitre, une scène figurée aux détails étonnants, souvent rehaussés par l’emploi d’or, d’argent ou de lapis-lazuli.
Brisée par le monde extérieur et incompatible avec l’ordre social du Moyen Âge, cette histoire d’amour et de trahison se termine tragiquement par la mort spectaculaire des principaux protagonistes. Mais l’Amour, et la Légende, sont immortels.
Un chevalier aime en secret la châtelaine de Vergy, qui se trouve être la nièce du duc de Bourgogne, dont il est le vassal le plus apprécié. L’amour des deux personnages doit rester secret ; dans le cas contraire, la châtelaine rompra. La duchesse est secrètement éprise du chevalier ; il la rejette. Par vengeance la duchesse veut le faire bannir par son mari ; le chevalier révèle à son suzerain son secret. La duchesse finit par l’apprendre de son mari et le révèle lors d’un bal : c’est le point de départ d’une série de morts. La châtelaine, se croyant trahie par son amant. Elle meurt donc de la trahison de l’amour. Le chevalier, découvrant son corps inanimé, se tue ; le duc, comprenant la félonie de sa femme, l’exécute en public, puis part en Terre sainte.
Dans une variante de la légende, le mari de la châtelaine de Vergy fait manger à son épouse, le cœur de son amant, en lui disant qu’il s’agit de celui d’une biche. Le mari félon, lui avoue enfin la vérité, la châtelaine de Vergy se suicida alors. Cela rappelle une légende de la forêt de Velours, au cœur de laquelle, les filles de Bourberain mangèrent le cœur du loup à leur insu.
Gabrielle de Vergy est également une tragédie en cinq actes et en vers de 1770 de Pierre Laurent Buirette de Belloy, cette fois, un chevalier nommé Raoul de Coucy avant de mourir en Terre sainte, charge son écuyer de porter, après sa mort, son cœur à la dame qu’il aime nommée Gabrielle de Vergy, épouse du comte de Faiel. L’écuyer est surpris par l’époux au moment où il s’acquitte de sa mission. Pour se venger, le comte de Faiel fait manger le cœur à sa femme, qui, instruite trop tard de son malheur, jure de ne plus se nourrir et se laisse mourir de faim.
Une curiosité existe, l’opérette ou opéra-bouffe, Le sire de Vergy qui reprend ce thème.
Gaston-Gérard, Pierre Arnoux (et son ouvrage : Le fol amour de Gabrielle de vergy), et Charles Parize connaissaient l’histoire de la Châtelaine de Vergy, et se plaisaient à la raconter.
Il existe une stèle en hommage à Gabrielle de Vergy au château de Champlitte. Sinon, la personne connue de la famille de Vergy, c’est Alix de Vergy (épouse d’Eudes III duc de Bourgogne), qui a laissé son nom aux fermes de dame Alix.

Le préfet au musée.

Mardi 9 octobre a eu lieu la visite du Château de Champlitte par Ziad Khoury, préfet de la Haute-Saône, avec Yves Krattinger, président du conseil départemental de la Haute-Saône.
La visite du Musée des Arts et des Traditions Populaires Albert et Félicie Demard et la découverte de l’exposition annuelle « Murs et Merveilles », a été appréciée
Le musée des Arts et Traditions populaires est un atout pour la Haute-Saône.

L’histoire du temps

Ce samedi 29 octobre, avait lieu au musée des Arts et Traditions Populaires de Champlitte, la conférence de Grégory Maugain sur « L’histoire du temps : des cadrans solaires aux montres connectées : 5000 ans de mesure du temps ».
Les visiteurs ont pu en savoir davantage sur ce sujet en ayant la chance de découvrir de très près quelques objets issus des collections du musée de l’horlogerie de Morteau.

Samedi prochain, c’est d’un tout autre sujet dont on vous parlera !
Le Gang des chiffonnières, collectif d’habitantes-artistes, vous transmettra sa vision du sauvage à travers une conférence gesticulaire.
Elle sera suivie d’une intervention de la restauratrice du patrimoine, Agnès Vallet, qui expliquera comment a été réalisée la restauration des papiers peints « La Grande chasse au Tigre » de la manufacture Velay avant son exposition au château de Champlitte dans le cadre de « Murs et Merveilles. Le papier peint s’expose au salon ».
Rendez-vous au musée des Arts et Traditions Populaires de Champlitte le samedi 6 octobre à 15 heures.
Entrée libre.