La route des crèches en Vingeanne

DSCN0037La route des crèches en Vingeanne

La réalisation de crèches de Noël dans les villages de la vallée de la Vingeanne est un phénomène qui s’étend, autrefois elles étaient uniquement installées au sein des églises et des maisons, elles investissent maintenant des lieux publics comme les lavoirs, les abris-bus ou les places de villages. Ainsi, à Montigny-Mornay-Villeneuve, le lavoir de Montigny est décoré chaque année par des bénévoles. C’est le premier village de la vallée à avoir inauguré cette vogue des crèches il y quelques années. C’est le cas également à Courchamp avec une crèche près de l’abris-bus. Le conseil municipal de Saint Maurice sur Vingeanne a installé une crèche dans le lavoir communal pour la deuxième année consécutive. A Sacquenay, l’association »Les P’tites Graines », avec les enfants du village ont mis en place, une crèche grandeur nature. A Chazeuil, une crèche est installée sur la place (voir un précédent article). Ces initiatives ont un point commun, la volonté de mettre en valeur le petit patrimoine rural et l’espace public et de renouer avec la tradition des crèches de Noël, réalisées collectivement.

L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 22
A quelques kilomètres de là, le lavoir, la source et l’abreuvoir de Chaume qui sont situés au cœur d’un site remarquable offraient à Saleha et Jonas un lieu de promenade agréable. La particularité de cette source est d’alimenter l’abreuvoir puis le lavoir par aqueduc souterrain en un parfait alignement. Un escalier permet de se rendre près de la source apparaissant au fond d’une sorte de puits élargi et maçonné. Une date est visible sur le fronton de l’entrée du tunnel. Cet ouvrage d’art daterait de 1847. Une fontaine à roue, munie d’une manivelle et flanquée d’un gobelet était encore présente il y a quelques années. Le trop plein d’eau de l’aqueduc principal est évacué par un autre souterrain bifurquant en direction du lit du ru (petit ruisseau), situé en aval du lavoir. En septembre 1955, un violent orage localisé sur le village de Chaume a provoqué le trouble des eaux et une augmentation importante du débit de la résurgence de la Bèze, mettant en évidence les circulations karstiques entre ces points distants de 12 kilomètres 500 et rejoint les eaux des pertes de la Tille et de la Venelle à Bèze. La correspondance entre la source de Chaume et les résurgences de Bèze présentée grâce à cet orage a été prouvée par plusieurs colorations à la fluorescéine effectuées par le spéléo-club de Dijon en janvier 1974. Cette source est pérenne (ne tarit jamais), toutefois l’eau très claire, n’est pas potable. Cet ensemble constitue un agréable lieu de promenade agréable desservi par un chemin de randonnée sillonnant le canton de Fontaine Française. Une aire de pique-nique a été aménagée il y a quelques années.

Musiques au cinéma

Le 21 septembre 2014 à 17 heures en l’église de Courchamp aura lieu un concert.
Morricone, Kosma, legrand, Hotner, Barry, Williams… autant de noms de compositeurs célèbres que de musiques de films non moins célèbres à (re)découvrir dans ce programme arrangé par et pour l’Ensemble Senza Voce (5 instruments à vent et piano).
En juin 2011, l’Ensemble Senza Voce avait donné dans l’église de Courchamp un concert remarqué de « favoris » du classique, adaptés pour bois et piano. Trois ans après, l’excellente acoustique de l’église et l’accueil du public, ont décidé le groupe talantais à se produire à nouveau dans cette même église, sur l’invitation de la municipalité de Chaume et Courchamp. Cette fois, place au cinéma et aux musiques qui l’anime, dans des styles très différents. Les commentaires seront assurés par Roger Merliaud, qui aura à cœur de faire deviner au public les thèmes, les films et les compositeurs associés. Les auditeurs (re)découvriront des thèmes devenus universels arrangés spécialement pour 5 instruments à vent et piano.

Saint Seine sur Vingeanne : Une longue histoire d’eau

Saint Seine sur Vingeanne : Une longue histoire d’eau

Le syndicat inter communal des eaux et assainissement de la Haute Vingeanne s’est réuni lundi à Saint Seine sur Vingeanne sous la présidence de Louis Gentilhomme maire de la commune.
Le Syndicat des eaux de la Haute Vingeanne a été créé le 1erjuin 1949, il regroupait les communes de Chaume et Courchamp, Saint Maurice sur Vingeanne, Pouilly sur Vingeanne, Sacquenay, Orain, Saint Seine sur Vingeanne, et Montigny Mornay Villeneuve.
La commune de Montormentier (52) rejoint le syndicat le 15 novembre 1958.
Le 1er janvier 2013, le syndicat a pris la compétence optionnelle « assainissement collectif » à laquelle ont adhéré les communes de Saint Maurice sur Vingeanne, Montigny Mornay Villeneuve, Pouilly sur Vingeanne et Saint Seine sur Vingeanne.
Le syndicat distribue de l’eau à 1 059 abonnés (au 1er janvier 2008), ce qui représente une population de 1 600 habitants.
Le syndicat est alimenté par deux puits de captage situés sur le territoire de la commune de Percey sous Montormentier qui sont alimentées par les eaux brutes de la nappe d’accompagnement de la Vingeanne. Ces eaux sont ensuite traitées dans une station modernisée en 1992 et renvoyées vers le réservoir de Percey sous Montormentier qui dessert par la suite l’ensemble des réservoirs du syndicat.
Il existe un troisième puits qui n’a jamais été mis en exploitation car l’eau y avait été jugée trop ferrique. Des analyses pourraient être effectuées à l’avenir afin de connaitre l’état actuel de l’eau. Ce puits pourrait servir de secours en cas de besoin.
Actuellement, il existe deux interconnections avec la commune de Fontaine-Française et le Syndicat des eaux de la Haute Vingeanne(Haute Marne), (depuis 2006). Ces connections permettent au syndicat de distribuer de l’eau à ses voisins en cas de sécheresse ou de pollution de la ressource en eau.
Les volumes moyens journaliers produits sont de 500 m3 par jour, et peuvent monter, en jour de pointe jusqu’à 1 000 m3 par jour.
Actuellement, le service de distribution public d’eau potable est confié en gestion par affermage à la SAUR jusqu’au 31 décembre 2019.
L’assainissement est en gestion directe, c’est à dire que c’est le syndicat qui assure la gestion de service public et qui établi la redevance( part variable et part fixe).
D’importants travaux sont prévus par le syndicat inter communal des eaux et assainissement de la Haute Vingeanne et sont à effectuer avant la fin de l’année. Notamment il est prévu, pour améliorer le rendement du réseau d’augmenter le nombre de compteurs sectoriels avec une télégestion qui permettra d’intervenir plus rapidement sur le réseau.
De plus la bâche de 200m3 située sous la station de pompage de Percey doit impérativement être réhabilitée. Ces travaux sont à l’étude.

Chaume et Courchamp

« Chaume et Courchamp, Canton de Fontaine-Française, 157 habitants
Les villages de Chaume et Courchamp, distants de quatre kilomètres, ont été réunis en 1972, la mairie étant implantée à Chaume même.. La petite église Saint-Michel de Chaume, remonte au XVIIIème siècle. Elle possède un clocher en bardeaux et d’intéressants vitraux. En contrebas, au débouché d’un talweg, une fontaine alimente le lavoir. Les eaux qui se perdent ont montré, après coloration, qu’elles réapparaissaient à la source de Bèze. A Courchamp, on trouve un lavoir et une église. Une chapelle, plus exactement, d’aspect un peu triste avec son clocher noir couvert d’ardoises et ses fenêtres sans vitraux. Autrefois, les femmes stériles se rendaient à la source de Sainte-Brigitte qui coulait sous l’ancienne église et avoir beaucoup de lait. Pour ne pas être en reste, les hommes avaient droit à un sobriquet qui prouve leur désintérêt pour le lait. On les surnommait les « gotous », les buveurs de goutte ! Le lavoir de Courchamp, doté d’un long abreuvoir de pierre, se tient en bordure de la route qui file vers la forteresse de la Romagne.
A 500mètres au nord de Courchamp, on touche l’ancien moulin de Roche. Un lieu administrativement particulier, puis qu’il se trouve au carrefour des trois provinces de Bourgogne, Champagne, et Franche-Comté. Du coup, Côte d’Or, Haute-Marne et Haute-Saône se rejoignent ici. La tradition rapporte que ce lieu, serait une ancienne frontière gauloise, puis celle de plusieurs royaumes issus du partage entre les fils de Clovis. Cet ancien moulin appartenait autrefois aux Hospitaliers de Nuits-Saint Georges. On retrouve leur trace dans un texte expliquant qu’en 1144, ils prélevaient les dimes à Courchamp et possédaient la métairie de l’Envieuse au sud-ouest de Chaume.
L’édifice changera plusieurs fois d’activité. Une ordonnance du 29 mai 1835 autorise ainsi messieurs Toureau et Forgeot à conserver en activité un patouillet qu’ils possèdent sur la rivière la Vingeanne, à la tête d’eau du moulin de Roche. Il précise qu’en ce qui concerne la maintenue des lavoirs situés près de ce patouillet, les eaux boueuses provenant de la huche du patouillet seront reçues dans un récipient d’où elles seront surélevées et dirigées par un chenal de bois qui traversera la rivière, vers des bassins d’épuration conformément au tracé en rouge du plan de l’usine. Au milieu du XIXème, c’est la filature de laine qui s’active . Les bergers y portent la toison de leurs moutons. Ils repartent avec une moleskine de grande qualité appelée droguet ou peau du diable, utilisée par la confection de leurs vêtements. La filature avait aussi un atelier de teinturerie. Elle devint ensuite un relais pour les cheveaux tirant les bateaux sur le canal. De nos jours, il ne reste que deux maisons. » : : André Beuchot « Curieux de Côte d’Or » France Bleu Bourgogne

La route des crèches en Vingeanne

La réalisation de crèches de Noël dans les villages de la vallée de la Vingeanne est un phénomène qui s’étend, autrefois elles étaient uniquement installées au sein des églises et des maisons, elles investissent maintenant des lieux publics comme les lavoirs, les abris-bus ou les places de villages. Ainsi, à Montigny-Mornay-Villeneuve, le lavoir de Montigny est décoré chaque année par des bénévoles. C’est le premier village de la vallée à avoir inauguré cette vogue des crèches il y quelques années. C’est le cas également à Courchamp avec l’abris-bus détourné en crèche. Cette année, le conseil municipal de Saint Maurice sur Vingeanne a installé une crèche dans le lavoir communal. A Sacquenay, l’association »Les P’tites Graines », avec les enfants du village ont mis en place, une crèche grandeur nature. Ces initiatives ont un point commun, la volonté de mettre en valeur le petit patrimoine rural et l’espace public et de renouer avec la tradition des crèches de Noël, réalisées collectivement.