Marcelle Rémy

Marcelle Rémy est décédée à la Maison d’accueil des personnes âgées de Fontaine-Française (Mapa), à l’âge de 101ans. Née à Paris le 15 janvier 1913, mariée et maman d’une fille, Nicole, et grand-mère d’une petite-fille, elle a passé une partie de sa vie active parisienne en tant que papetière et a terminé sa carrière professionnelle en travaillant à la Sopelem (société d’optique à Dijon) avant de se retirer au sein du canton de Fontaine-Française à Courchamp pour sa retraite. En mars 2004, Marcelle Rémy a rejoint la Maison d’accueil où elle est restée jusqu’à son décès. Marcelle Rémy a fêté ses 100 ans à la Mapa en janvier 2013, entourée de sa famille, d’élus et du personnel. Marcelle Rémy avait su se ­faire apprécier des autres résidents et du personnel de la Mapa pour sa gentillesse malgré un caractère bien trempé.

La haute Vingeanne et ses sites remarquables

DSCN8295La haute Vingeanne et ses sites remarquables
Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny-Mornay-Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint-Seine-sur-Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre-et-Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.

Chaume et Courchamp

« Chaume et Courchamp, Canton de Fontaine-Française, 157 habitants
Les villages de Chaume et Courchamp, distants de quatre kilomètres, ont été réunis en 1972, la mairie étant implantée à Chaume même.. La petite église Saint-Michel de Chaume, remonte au XVIIIème siècle. Elle possède un clocher en bardeaux et d’intéressants vitraux. En contrebas, au débouché d’un talweg, une fontaine alimente le lavoir. Les eaux qui se perdent ont montré, après coloration, qu’elles réapparaissaient à la source de Bèze. A Courchamp, on trouve un lavoir et une église. Une chapelle, plus exactement, d’aspect un peu triste avec son clocher noir couvert d’ardoises et ses fenêtres sans vitraux. Autrefois, les femmes stériles se rendaient à la source de Sainte-Brigitte qui coulait sous l’ancienne église et avoir beaucoup de lait. Pour ne pas être en reste, les hommes avaient droit à un sobriquet qui prouve leur désintérêt pour le lait. On les surnommait les « gotous », les buveurs de goutte ! Le lavoir de Courchamp, doté d’un long abreuvoir de pierre, se tient en bordure de la route qui file vers la forteresse de la Romagne.
A 500mètres au nord de Courchamp, on touche l’ancien moulin de Roche. Un lieu administrativement particulier, puis qu’il se trouve au carrefour des trois provinces de Bourgogne, Champagne, et Franche-Comté. Du coup, Côte d’Or, Haute-Marne et Haute-Saône se rejoignent ici. La tradition rapporte que ce lieu, serait une ancienne frontière gauloise, puis celle de plusieurs royaumes issus du partage entre les fils de Clovis. Cet ancien moulin appartenait autrefois aux Hospitaliers de Nuits-Saint Georges. On retrouve leur trace dans un texte expliquant qu’en 1144, ils prélevaient les dimes à Courchamp et possédaient la métairie de l’Envieuse au sud-ouest de Chaume.
L’édifice changera plusieurs fois d’activité. Une ordonnance du 29 mai 1835 autorise ainsi messieurs Toureau et Forgeot à conserver en activité un patouillet qu’ils possèdent sur la rivière la Vingeanne, à la tête d’eau du moulin de Roche. Il précise qu’en ce qui concerne la maintenue des lavoirs situés près de ce patouillet, les eaux boueuses provenant de la huche du patouillet seront reçues dans un récipient d’où elles seront surélevées et dirigées par un chenal de bois qui traversera la rivière, vers des bassins d’épuration conformément au tracé en rouge du plan de l’usine. Au milieu du XIXème, c’est la filature de laine qui s’active . Les bergers y portent la toison de leurs moutons. Ils repartent avec une moleskine de grande qualité appelée droguet ou peau du diable, utilisée par la confection de leurs vêtements. La filature avait aussi un atelier de teinturerie. Elle devint ensuite un relais pour les cheveaux tirant les bateaux sur le canal. De nos jours, il ne reste que deux maisons. » : : André Beuchot « Curieux de Côte d’Or » France Bleu Bourgogne

La route des crèches en Vingeanne

La réalisation de crèches de Noël dans les villages de la vallée de la Vingeanne est un phénomène qui s’étend, autrefois elles étaient uniquement installées au sein des églises et des maisons, elles investissent maintenant des lieux publics comme les lavoirs, les abris-bus ou les places de villages. Ainsi, à Montigny-Mornay-Villeneuve, le lavoir de Montigny est décoré chaque année par des bénévoles. C’est le premier village de la vallée à avoir inauguré cette vogue des crèches il y quelques années. C’est le cas également à Courchamp avec l’abris-bus détourné en crèche. Cette année, le conseil municipal de Saint Maurice sur Vingeanne a installé une crèche dans le lavoir communal. A Sacquenay, l’association »Les P’tites Graines », avec les enfants du village ont mis en place, une crèche grandeur nature. Ces initiatives ont un point commun, la volonté de mettre en valeur le petit patrimoine rural et l’espace public et de renouer avec la tradition des crèches de Noël, réalisées collectivement.