Un tramway nommé “Tacot” (10/17)

Pendant tout l’été, retrouvez un voyage en 17 haltes évoquant ce tramway qui reliait Dijon à Champlitte. Aujourd’hui, le dixième volet.
À l’heure où l’on parle de tramway à Dijon, on se souvient d’une ligne de tramway reliant Dijon à Champlitte par Fontaine-Française. Aujourd’hui, il reste quelques traces du passage de cette ligne desservant la région dijonnaise.

De la gare de Dampierre, située sur les hauteurs du village, on ne distingue plus guère que la rampe et le tracé de la voie du tramway, sur laquelle circulait le tacot. L’abri en bois ­servant de gare a été déplacé dans le jardin d’un ­particulier.

Des éléments de cette voie, étaient encore visibles le long de son tracé, certains habitants ont retrouvé des tirefonds servant à fixer les travées.

Le 9 avril 1891, lors de l’inauguration de la ligne par Yves Guyot, ministre des Travaux publics, le train composé de trois wagons n’a pu monter la côte de Dampierre au lieu dit Le Cul-du-Loup. Les voyageurs ont dû descendre. Une fois, la rampe franchie, les passagers ont pu rejoindre leur voiture et regagner Dijon pour la suite des festivités de l’inauguration de la ligne. Le soir, un banquet, offert par le conseil général, attendait les personnalités. La commune de Dampierre et Flée est née en 1801 de la fusion entre les communes de Dampierre-sur- Vingeanne et de Flée, la commune revendique ­ l’appellation Dampierre-et-Fley.

Souvenir français : le comité souhaite plus d’adhérents

La réunion annuelle du ­comité cantonal du Souvenir français s’est déroulée jeudi, à la ­mairie, en présence de nombreux élus.

Le ­conseiller général, président de la communauté de communes du Val de ­Vingeanne et maire de la commune Nicolas Urbano, ainsi que Roger Raillard, maire de Montigny Mornay Villeneuve, Isabelle Quirot, maire de Fontenelle, Roland Chapuis, maire de Dampierre-et-Flée, et Dominique Matiron, maire de Licey-sur-Vingeanne, ont assisté à la réunion du comité cantonal du Souvenir français.

La réunion annuelle du ­comité cantonal du Souvenir français s’est déroulée jeudi, à la ­mairie, en présence de nombreux élus.
En préambule, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des membres disparus cette ­année. Le président Guy Houdement a adressé ses remerciements à la communauté de communes du Val de Vingeanne pour son soutien financier, ainsi qu’aux communes qui assument régulièrement l’entretien et le fleurissement des tombes des morts pour la France.
Une association ouverte à tous

Au cours de l’année à venir, le comité souhaite augmenter le nombre de ses adhérents ; poursuivre la promotion de l’image du Souvenir français, en vue d’améliorer la présence du comité au sein des ­communes du canton ; et soutenir les travaux d’entretien des tombes, dans les cimetières du canton, notamment à Fontenelle.

Nicolas Urbano a assuré le comité de son soutien.

Le Souvenir français est une association distincte des associations d’anciens combattants. Elle est ouverte à toutes celles et ceux, de tous âges, qui désirent honorer la mémoire des morts pour la France.

À l’occasion de la Toussaint, aura lieu la cérémonie organisée par le comité cantonal au carré militaire de Fontaine-Française, avec dépôt de ­gerbe.

Une quête se déroulera à la sortie de la messe dite à 10 h 30. L’argent recueilli servira à entretenir les tombes des soldats ou à entretenir les monuments aux morts.

Info Pour tout renseignement ou adhésion, contacter Guy Houdement au 03.80.75.92.34

L’amoureux des mots

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Tandis qu’ils se lovent. Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny Mornay Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint Seine sur Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre et Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.
Lorsque ce n’était pas la Vingeanne, c’était la Bourgogne qui l’inspirait. De Jean des Vignes Rouges à Lucette Desvignes, de Gaston Roupnel à Henri Vincenot et à Didier Cornaille, es auteurs bourguignons le nourrissait au fur à mesure qu’il grandissait. De Vézelay à Tournus, en passant par Alésia et Bibracte les hauts lieux de la Bourgogne étaient ses amers.
Du tumulus du Crepot, à Saint Maurice sur Vingeanne à la villa des Tuilières à Selongey, il avait ses points de repère, il aimait également les sources de la Seine, de la Vingeanne, et de la Marne toutes proches.
Les points névralgiques de la Bourgogne souterraine passaient par Bèze et sa célèbre source vauclusienne, véritable fontaine de jouvence pour qui vient s’y ressourcer l’été en cherchant la fraicheur. Cîteaux, Saulieu et Vougeot faisaient partie de ses endroits préférés.
La Romagne, ancienne commanderie templière, voisine de Saint Maurice sur Vingeanne connait son lot de légendes. Deux commandeurs des templiers seraient enterrés debout avec leur armure en or dans l’ancienne chapelle de la commanderie, aujourd’hui détruite. Un tunnel aurait existé la commanderie de La Romagne et l’ermitage féminin du Bois aux Dames près de La Villeneuve.
Le château de Fontaine-Française et son architecture l’inspiraient également. Situé à 38 kilomètres de Dijon en direction de Champlitte, cet édifice offre un décor exceptionnel. Encore habité à l’heure actuelle, il est entièrement meublé. Les visites guidées permettent d’appréhender son architecture et son décor mais également les anecdotes familiales qui en font un lieu incontournable pour découvrir une partie de l’histoire locale. Le visiteur pourra également se promener dans le jardin paysager réalisé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant. Jonas aimait beaucoup se promener dans les jardins, ouverts à la belle saison.

L’amoureux des mots

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Le 5 juin 1595, Fontaine Française a été le théâtre d’un des derniers épisodes des guerres de religion. Cette bataille opposa les Espagnols et la Ligue à Henri IV. Henri sorti vainqueur de cet affrontement, au cours de laquelle il risqua sa vie. A l’issue de cette bataille, une grande partie des habitants du royaume de France reconnurent Henri IV comme leur souverain. Un tableau d’Eugène Devéria (datant de 1838), exposé au musée historique de Versailles représente une reconstitution e ce combat.

Le 17ème a été marqué durablement par les ravages d’un épisode de la guerre de 30 ans appelé la guerre de 10 ans. En 1636 le général autrichien Matthias Gallas ravagea la région. Des villages entiers furent dévastés. A Saint Maurice sur Vingeanne, seulement 5 feux survécurent. A Dampierre et Fley, pendant, le « terrible Gallas », lors de sa retraite vers Saint Jean de Losne, met le feu à l’église dans lequel se trouvaient 200 personnes. Deux personnes seulement ont survécu à son passage. Les églises ont été réhabilitée et ont perçu des ornements typique de l’art d de la contre-réforme catholique et du premier âge baroque (panneaux peints, retables, tableaux exemple Jean Tassel avec son Adoration des bergers). Les villages de la vallée ont été reconstruit et été étendu (quartier de l’outre). La frontière avec la Franche comté a été aussi un atout, après 1678, et le rattachement de la comté à la France, cette terre de « Petite gabelle» a connu bien des échanges avec la terre de « grande gabelle» de Bourgogne, par exemple le cochon était tué en Bourgogne, salé clandestinement en Franche Comté et ramené en morceaux dans son lieu d’origine. Les passeurs clandestins traversaient la rivière à guet près de Rosières. Un mobilier particulier avait été développé afin de cacher le sel non déclaré aux « gabelous ». Cela prouve une certaine inventivité.
Depuis le XVIIIe siècle, le château de Fontaine-Française est resté dans la même famille, transmis par les femmes. Il appartient aujourd’hui à Xavier de Caumont la Force. Au siècle des Lumières, Anne-Marie de la Tour du Pin épouse Bollioud de Saint-Julien, a mal vécu, au départ, la destruction de son château fort par son mari afin d’édifier le château actuel. Ce château est l’œuvre de l’architecte Souard. Mme de Saint-Julien tenait un salon à Fontaine-Française où étaient accueillis Voltaire et Mme de Staël. L’esprit du XVIII e siècle français semble encore hanter ce château. Le couple Bollioud de Saint-Julien n’ayant pas eu d’enfant, le château passe dans les mains de René de la Tour du Pin qui épousa Honorine de Monaco, d’où le nom de la rue qui dessert le château. Au cours de la visite, on peut admirer notamment les appartements, la salle des gardes et la chapelle. Le parc aux trois cent soixante-douze tilleuls taillés en portique invite le visiteur à la rêverie parmi les monuments, les buis et les ifs taillés en taupière.

A cette époque de nombreuses routes ont été tracées : dont la route : Vaux sous Aubigny(52) Port Saint Pierre(70) desservant la vallée de la Vingeanne, cette a été tracée par Richard Édouard Gascon , agent voyer et historien

L’amoureux des mots

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Prenant son chai(chat) sur les genoux, il faisait chauffer des châtaignes et de la cancoillotte sur sa cuisinière à bois le soir venu. Le soir à veillée venait le temps des racontotes. Les gens de la Vingeanne aimait à conter de petits récits satiriques à l’adresse des habitants de Champlitte. Les habitants de Champlitte, les chanitois (chanetiaves en patois de Bourberain) passaient pour avoir l’esprit fort obtus. Ils étaient autrefois en butte aux railleries et aux quolibets des villages environnants. On a peu à peu mis sur leur compte tous les récits satiriques qu’on a pu connaitre, et il s’est formé de la sorte un cycle héroi-comique qui, dans la bouche d’un conteur en verve faisait passer gaiement les soirées d’hiver au coin de la cheminée. Il s’agissait des fameux : « Tours de chanetiaves ». En voici un en patois de Bourberain: La treuche d’harbe au dsus du tyoché. Y évo ene fô eune treuche d’harbe k’évo peusser au dsus du tyoché des gens de Chanette è piils ont désidé ki foyo y mote un boeu po lé méjé é pi y sont emné é pi ils ont étlé eune kode é pi y s’ont tiré su lé kod. Mâ le boeu en montan tiro lé lang, lè prave bêt é pi les chanetiaves disein :  » Compar, gad don, y voudro bé l’évo, y tir djé lé lang. » Tou por un cou, lé kord ai kassé é pi le boeu ai chu en ba é pi s’è tyué, é pi lé treuche d’harbe è tojeurs resté eu dsus du tyoché. Ces contes très simples étaient prisés surtout durant la veillée de Noël.
Malgré sa place au cœur de l’hiver, Noël, inaugurait vraiment la série des fêtes du village. La bûche que l’on faisait bruler dans l’âtre symbolisait et rappelait la chaleur qui rend la vie à toute la nature. Elle était nommée « Keule » à Saint Maurice sur Vingeanne. Le père de Jonas s’ingéniait à faire « cracher » des friandises par la bûche pour les enfants, par un tour de passe-passe. Par ce geste, les enfants participaient à la grande joie de Noël. Jonas et Saleha jouaient à souffler sur un charbon ardent suspendu à un fil attaché à une poutre. Chacun s’efforçait de l’envoyer sur ses partenaires. Le tison était encore un symbole de la chaleur solaire au cœur de l’hiver.
Le père de Jonas suivait une très curieuse coutume ancestrale, il plaçait une vielle galoche à l’aide d’une poulie et d’une corde dans le manteau dans le manteau de la cheminée, et mettait dedans quelques sous dans cette tirelire improvisée. A Noël les économies ainsi réalisées servaient pour les cadeaux de toute la famille.
Après avoir pris un repas frugal, ils allaient à la messe de minuit, puis ils allaient recghégné c’est-à-dire passer le réveillon de Noël.
Bien sûr pour Noël, il y avait la crèche, rares sont les lavoirs, les églises, voire les arrêts de bus qui n’ont pas leur crèche. Une vogue des crèches semblait avoir saisi la vallée de la Vingeanne. On célébrait l’enfant-roi. Jonas aimait mettre en place sa petite étable en bois et ses sujets anciens, il admirait l’ambiance de parfaite harmonie qui régnait en cette soirée de Noël. Pour la messe de minuit, dans la région il y a des crèches vivantes, Jonas aimait beaucoup cette tradition qui existe notamment à Chateauneuf en Auxois, Ladoix Serrigny et Venarey les Laumes. L’image de l’adoration des bergers de Jean Tassel exposée à l’église de Dampierre et Fley lui plaisait énormément.

Dampierre et Fley

DSCN0885(1)Dampierre et Fley
Dampierre et Fley, canton de Fontaine- Française, 124 habitants.
« Commune née de la fusion de Dampierre sur Vingeanne et de Fley, le 1er janvier 1801. Église Saint Pierre, incendiée et rebâtie au XIVème et XVIIème siècle. Ancienne maison XVIème et petit château dans son parc. Un moulin récemment restauré est construit sur l’emplacement d’un moulin édifié en 1130 par les moines de Bèze. Au début du XIXème, il compte une huilerie, un foulon, et quatre lavoirs à minerai à bras. Au milieu de ce siècle, il se consacre à la farine. Au XXème siècle, on fait aussi le pain sur place. Le village rappelle que les contrebandiers en allumettes se cachaient Combe Miard. Pont aqueduc permettant à la Vingeanne de se glisser sous le canal. La mystérieuse et redoutée Dame Blanche apparaissait au lieu-dit « Le cul du loup » entre Dampierre et Licey. Quant à la Broye au Loup on raconte qu’un musicien rentrant d’une noce, poursuivi par un loup, ne dut son salut qu’aux provisions qu’il rapportait et lançait épisodiquement à la bête pour la tenir à distance. » : André Beuchot « Curieux de Côte d’Or » France Bleu Bourgogne
L’église de Dampierre et Fley accueille L’adoration des bergers de Jean Tassel.

Henri Didion

Le 11 mai dernier, Henri Didion s’est éteint pendant son sommeil. “Riri”, comme tous l’appelait, était né le 19 octobre 1940 à Dampierre-et-Flée. Quatrième des cinq enfants d’une famille d’agriculteurs, il n’avait que quelques années quand celle-ci quitte la Côte-d’Or pour reprendre une exploitation agricole à Autrey-lès-Gray (Haute-Saône). Au terme de sa scolarité, Henri travaille à la ferme familiale jusqu’à son service militaire qu’il fait en Algérie. De retour à la vie civile, il change d’orientation et devient commercial en machines agricoles pour le compte des établissements ­Sornay à Vars. Ses qualités professionnelles reconnues et appréciées lui ouvrent, en 1969, les portes des établissements Gauvain, à Is-sur-Tille, où il termine sa carrière en 2001. En 1968, il unit sa destinée à celle de Denise Tisserand, jeune fille de Champlitte. Le couple a deux enfants, Emmanuel et Stéphanie. Et, depuis ces dernières années, Henri était l’heureux grand-père de Corentin. Sa grande passion a été le football, qu’il a pratiqué depuis son plus jeune âge et jusqu’à plus de 50 ans, dans les rangs des vétérans, sans négliger de s’y ­consacrer en qualité de dirigeant de l’Union sportive chanitoise. Il a également donné beaucoup de son temps en tant que grosse caisse et tambour de l’Harmonie de Champlitte. Henri Didion aimait à retrouver ses copains et d’anciens clients qui l’étaient devenus. Homme de contact, il avait su prendre soin de lui d’un point de vue physique, avec la marche qui lui permettait de fortifier son cœur, mais aussi à travers les mots croisés ou fléchés. Avec lui, c’est une grande ­figure du Pays graylois et de la vallée de la Vingeanne qui vient de s’éteindre. Ses obsèques ont été célébrées mercredi en l’église de Champlitte, suivies de la crémation.

Le 19 mars

DSCN9668La Journée Nationale du Souvenir et de Recueillement à la Mémoire des Victimes Civiles et Militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc a été célébrée mercredi au sein du canton de Fontaine-Française. Des rassemblements ont eu lieu, au cimetière de Saint-Maurice-sur-Vingeanne, puis au carré militaire du cimetière de Fontaine-Française. Ensuite à Dampierre et Fley, Pierre Mouta, qui a été médaillé pour avoir été pendant 20 ans porte drapeau de la section cantonale de la FNACA et Claude Goudier qui a reçu la médaille militaire à Dijon ont été mis à l’honneur..

L’adoration des bergers

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Dampierre était situé au sein du pays des Attuariens. En 630, le territoire de Dampierre appartenait à l’abbaye de Bèze. L’église a été fondée en 1060 par Saint Jubin, originaire de Champagne. L’église était une des plus importantes de la région. Pendant la guerre de 30 ans, en 1636 Gallas, lors de sa retraite vers Saint-Jean-de-Losne, met le feu à l’église dans lequel se trouvaient 200 personnes. Deux personnes seulement ont survécu au passage de Gallas. L’église actuelle comporte des éléments de la fin du XIIIème siècle et du XIVème siècle, les voûtes et le clocher ont été reconstruits. Le mobilier intérieur du XVIIème est typique de l’art de la contre-réforme catholique.

Parmi les nombreuses œuvres d’art présentes se trouve « l’adoration des bergers » restaurée en 2000 par les ateliers Laxenaire. Cette restauration est un exemple de sauvegarde du patrimoine rural. Cette restauration a été subventionnée à 50 % par l’état, 30 % par le conseil général de la Côte d’Or, par des dons provenant de particulier et par la municipalité pour une somme totale d’environ 7 500 €. Cette  peinture,  véritable chef d’œuvre est attribuée au peintre bourguignon Jean Tassel date du XVIIème siècle. Le regard, la position des personnages, le paysage de fond, la présence de deux angelots surmontant la scène démontrent la foi et l’habilité de l’artiste maitrisant particulièrement bien la technique du clair-obscur.

Le tableau est éclairé à la demande, une minuterie existe. L’église est ouverte chaque jour. Les touristes de passage en cette période estivale viennent admirer le tableau et ce lieu chargé d’art et d’histoire.