L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 21
Jonas aimait se recueillir au cœur de l’église de Bèze. Sa foi de jeune enfant faisait plaisir à voir. De plus le était chargé d’histoire et le faisait rêver. Depuis sa construction en 630, l’église Saint Rémi a connu bien des destructions et reconstructions. Cependant, au fil des temps, elle a conservé ses statues. L’église saint Rémi de Bèze, à l’ombre d’une riche abbaye, née en 630, est riche d’histoire.
Les paroissiens avec l’aide des premiers moines ont vraisemblablement construit une chapelle à leur usage, en la mettant sous le vocable de saint Rémi, comme le voulait l’usage franc, qui devint une église lorsque la population s’accrut.
En 826, l’infirmier de l’abbaye devint collateur de l’église paroissiale en bénéfice ecclésiastique comportant le droit de patronage et de nomination du curé.
A la suite de la destruction du village et de l’abbaye par les Hongrois en 936, les abbés Guillaume de Volpiano, puis Étienne De Joinville ont en un peu plus d’un siècle, reconstruit et fait de l’ensemble le centre opulent de la région.
Au début du XII ème siècle, l’église tombant en ruine est entièrement reconstruite en 1209 par les moines, en style gothique, grande et belle, à trois nefs. Le clocher s’élève au-dessus de la voute du transept à 61 pieds 6 pouces du sol (19,98 mètres), surmonté d’une lanterne aménagée en tour de guet. Au transept, deux chapelles, l’abside est à 7 pans avec, à l’extérieur une galerie de circulation passant à travers les contreforts pour relier entre elles les tribunes du transept.
En 1636, lors du passage sanglant des troupes de Gallas, l’église est incendiée. La destruction partant du portail, intéresse les trois nefs jusqu’au transept. En 1698, la tour menaçant de s’effondrer l’église est interdite. Les célébrations se déroulent alors à la chapelle saint Prudent.
En 1767, le curé Guelaud décide de la reconstruction de l’église en accord avec les paroissiens. Les moines, récalcitrants, après un jugement perdu, prennent en charge le chœur et la tour. Celle-ci par prudence, est réduite en hauteur et la voute au transept abaissée n’est plus qu’à 14,60 mètres du sol au lieu de 19,98 mètres. Le chevet est réduit pour le passage de la route Dijon-Gray par Fontaine Française en construction. L’église est méconnaissable, les collatéraux ont disparu, une seule travée est conservée devant le transept suivie d’une nef unique. L’église est consacrée le 30 octobre 1770 par Jean Arnaux doyen de Bèze.
Au fil du XIXème siècle, l’église s’aménage : (bancs, vitraux, horloge…). La fin du XXème siècle, voit la réfection complète des toitures et le nettoyage des murs extérieurs et intérieurs. Le dispositif du chauffage est amélioré. Par miracle de belles statues sont toujours là, ayant traversé l’époque révolutionnaire. Dans la chapelle de la Vierge, on peut observer une vierge à l’enfant du XVème, les 15 aout, les fidèles avaient coutume à la procession d’accrocher une grappe de raisin afin d’attirer les bienfaits divins sur leurs prochaines vendanges. Notre Dame des Groisses date du XVème siècle également, elle était jadis vénérée par les femmes enceinte. Dans la chapelle Saint Rémi figurent une sainte Marie Madeleine du XV ème siècle et un saint Jean Baptiste du XVI ème siècle. Le chœur est orné d’un tableau de saint Rémi baptisant Clovis, exécuté par Sachette, copie du XIXème de l’original figurant à la cathédrale de Reims. Près du portail se trouve une statue de saint Rémi du XV ème, portant la mitre et vêtu de ses habits sacerdotaux. La cuve baptismale est en forme de tulipe, les bénitiers sont des répliques de cette cuve. Un magnifique christ en noyer orne le dessus de la grande porte d’accès. La grille de communion devant l’autel vient de l’abbaye de Bèze. Trois cloches sont au clocher, une grosse de 840 kg, la plus petite datée de 1710, provient également de l’église abbatiale incendiée à la révolution.
Le parc de la source bien aménagé avec sa promenade aménagée à partir de 1846, était un ravissement pour les enfants qui appréciait l’ombre des arbres bordant la source pour jouer l’été au bord de l’onde claire, véritable source de jouvence pour qui s’en approche, l’abreuvoir situé près des anciens prés représente un accès sympathique à la Bèze. L’aménagement du parc de la source, date lui des années 1970, les enfants vont jouer sur le petit stade et l’aire de jeu pendant que les adultes prennent le frais.

Saint Rémi de Bèze, une histoire sans pareille

Depuis sa construction en 630, l’église Saint-Rémi a connu bien des destructions et reconstructions. Cependant, au fil des temps, elle a conservé ses statues.L’église saint Rémi de Bèze, à l’ombre d’une riche abbaye, née en 630, est riche d’histoire.
Les paroissiens avec l’aide des premiers moines ont vraisemblablement construit une chapelle à leur usage, en la mettant sous le vocable de saint Rémi, comme le voulait l’usage franc, qui devint une église lorsque la population s’accrut.
En 826, l’infirmier de l’abbaye devint collateur de l’église paroissiale en bénéfice ecclésiastique comportant le droit de patronage et de nomination du curé.
A la suite de la destruction du village et de l’abbaye par les Hongrois en 936, les abbés Guillaume de Volpiano, puis Étienne De Joinville ont en un peu plus d’un siècle, reconstruit et fait de l’ensemble le centre opulent de la région.
Au début du XII ème siècle, l’église tombant en ruine est entièrement reconstruite en 1209 par les moines, en style gothique, grande et belle, à trois nefs. Le clocher s’élève au-dessus de la voute du transept à 61 pieds 6 pouces du sol(19,98 mètres), surmonté d’une lanterne aménagée en tour de guet. Au transept, deux chapelles, l’abside est à 7 pans avec, à l’extérieur une galerie de circulation passant à travers les contreforts pour relier entre elles les tribunes du transept.
En 1636, lors du passage sanglant des troupes de Gallas, l’église est incendiée. La destruction partant du portail, intéresse les trois nefs jusqu’au transept. En 1698, la tour menaçant de s’effondrer l’église est interdite. Les célébrations se déroulent alors à la chapelle saint Prudent.
En 1767, le curé Guelaud décide de la reconstruction de l’église en accord avec les paroissiens. Les moines, récalcitrants, après un jugement perdu, prennent en charge le chœur et la tour. Celle-ci par prudence, est réduite en hauteur et la voute au transept abaissée n’est plus qu’à 14,60 mètres du sol au lieu de 19,98 mètres. Le chevet est réduit pour le passage de la route Dijon-Gray par Fontaine Française en construction. L’église est méconnaissable, les collatéraux ont disparu, une seule travée est conservée devant le transept suivie d’une nef unique. L’église est consacrée le 30 octobre 1770 par Jean Arnaux doyen de Bèze.
Au fil du XIXème siècle, l’église s’aménage : (bancs, vitraux, horloge…). La fin du XXème siècle, voit la réfection complète des toitures et le nettoyage des murs extérieurs et intérieurs. Le dispositif du chauffage est amélioré. Par miracle de belles statues sont toujours là, ayant traversé l’époque révolutionnaire. Dans la chapelle de la Vierge, on peut observer une vierge à l’enfant du XVème, les 15 aout, les fidèles avaient coutume à la procession d’accrocher une grappe de raisin afin d’attirer les bienfaits divins sur leurs prochaines vendanges. Notre Dame des Groisses date du XVème siècle également, elle était jadis vénérée par les femmes enceinte. Dans la chapelle Saint Rémi figurent une sainte Marie Madeleine du XV ème siècle et un saint Jean Baptiste du XVI ème siècle. Le chœur est orné d’un tableau de saint Rémi baptisant Clovis, exécuté par Sachette, copie du XIXème de l’original figurant à la cathédrale de Reims. Près du portail se trouve une statue de saint Rémi du XV ème, portant la mitre et vêtu de ses habits sacerdotaux. La cuve baptismale est en forme de tulipe, les bénitiers sont des répliques de cette cuve. Un magnifique christ en noyer orne le dessus de la grande porte d’accès. La grille de communion devant l’autel vient de l’abbaye de Bèze. Trois cloches sont au clocher, une grosse de 840 kg, la plus petite datée de 1710, provient également de l’église abbatiale incendiée à la révolution. Une visite guidée de l’église a lieu le jeudi. Tel : 03.80.75.31.47