La Saint Vincent se prépare au sein du bourg chanitois

La Saint Vincent a été préparée au sein du bourg chanitois.

Les membres du groupe folklorique, Les Compars de Chanitte se sont réunis samedi 19 janvier, dans le cadre de leur assemblée générale afin de faire le point avant la saint Vincent du 22 janvier.

Une des missions du groupe consiste à désigner les jeunes à l’honneur pour le jour de la Saint-Vincent. Les épousés de la fête seront Angéline Lafosse et Baptiste Baulard, et le petit couple sera composé de Mélina Grappotte et Mathis Contrecivil. Le sabotier est Hugues Gaillot qui habite à Chauvirey-le-Vieil.Huit paires de sabots lui ont été commandées.

Les membres du groupe folklorique, Les Compars de Chanitte sont présents dès 9h15 à Champlitte, pour le couronnement des épousés, puis suivent le cortège devant le rendant, à la messe et après l’office, devant le prenant, devant lequel le groupe folklorique chanitois effectue quelques danses. »

Pauline Montagne, présidente du groupe folklorique confie : « Nous recrutons petits et grands. »

Tel. : 06.48.22.25.23

Les Griffatins, petit peuple de l’herbe.

Le petit peuple de l’herbe.
Dans l’herbe vivait des gnomes. Un brin d’herbe était pour eux, un arbre. Une touffe d’herbe était une forêt. Les flaques étaient des lacs. Un filait d’eau paraissait être une rivière. Les écorces de bois étaient des grottes sous lesquelles se réfugier.
Les elficologues, les avaient baptisés Griffatins. Dans le folklore, les contes, les mythologies, les Griffatins, avaient une place à part. On les trouvait uniquement dans la vallée de la Vingeanne.
Les Griffatins étaient plus petits que les membres du peuple nain, plus minces que les elfes, plus drôles que les lutins.
Eole soufflait sur ce monde, un vent d’espoir, leur épopée était vouée au succès. Ils plaisaient beaucoup à leur créateur, le grand concepteur de leur histoire inconnue jusqu’alors.

L’amoureux des mots

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Prenant son chai(chat) sur les genoux, il faisait chauffer des châtaignes et de la cancoillotte sur sa cuisinière à bois le soir venu. Le soir à veillée venait le temps des racontotes. Les gens de la Vingeanne aimait à conter de petits récits satiriques à l’adresse des habitants de Champlitte. Les habitants de Champlitte, les chanitois (chanetiaves en patois de Bourberain) passaient pour avoir l’esprit fort obtus. Ils étaient autrefois en butte aux railleries et aux quolibets des villages environnants. On a peu à peu mis sur leur compte tous les récits satiriques qu’on a pu connaitre, et il s’est formé de la sorte un cycle héroi-comique qui, dans la bouche d’un conteur en verve faisait passer gaiement les soirées d’hiver au coin de la cheminée. Il s’agissait des fameux : « Tours de chanetiaves ». En voici un en patois de Bourberain: La treuche d’harbe au dsus du tyoché. Y évo ene fô eune treuche d’harbe k’évo peusser au dsus du tyoché des gens de Chanette è piils ont désidé ki foyo y mote un boeu po lé méjé é pi y sont emné é pi ils ont étlé eune kode é pi y s’ont tiré su lé kod. Mâ le boeu en montan tiro lé lang, lè prave bêt é pi les chanetiaves disein :  » Compar, gad don, y voudro bé l’évo, y tir djé lé lang. » Tou por un cou, lé kord ai kassé é pi le boeu ai chu en ba é pi s’è tyué, é pi lé treuche d’harbe è tojeurs resté eu dsus du tyoché. Ces contes très simples étaient prisés surtout durant la veillée de Noël.
Malgré sa place au cœur de l’hiver, Noël, inaugurait vraiment la série des fêtes du village. La bûche que l’on faisait bruler dans l’âtre symbolisait et rappelait la chaleur qui rend la vie à toute la nature. Elle était nommée « Keule » à Saint Maurice sur Vingeanne. Le père de Jonas s’ingéniait à faire « cracher » des friandises par la bûche pour les enfants, par un tour de passe-passe. Par ce geste, les enfants participaient à la grande joie de Noël. Jonas et Saleha jouaient à souffler sur un charbon ardent suspendu à un fil attaché à une poutre. Chacun s’efforçait de l’envoyer sur ses partenaires. Le tison était encore un symbole de la chaleur solaire au cœur de l’hiver.
Le père de Jonas suivait une très curieuse coutume ancestrale, il plaçait une vielle galoche à l’aide d’une poulie et d’une corde dans le manteau dans le manteau de la cheminée, et mettait dedans quelques sous dans cette tirelire improvisée. A Noël les économies ainsi réalisées servaient pour les cadeaux de toute la famille.
Après avoir pris un repas frugal, ils allaient à la messe de minuit, puis ils allaient recghégné c’est-à-dire passer le réveillon de Noël.
Bien sûr pour Noël, il y avait la crèche, rares sont les lavoirs, les églises, voire les arrêts de bus qui n’ont pas leur crèche. Une vogue des crèches semblait avoir saisi la vallée de la Vingeanne. On célébrait l’enfant-roi. Jonas aimait mettre en place sa petite étable en bois et ses sujets anciens, il admirait l’ambiance de parfaite harmonie qui régnait en cette soirée de Noël. Pour la messe de minuit, dans la région il y a des crèches vivantes, Jonas aimait beaucoup cette tradition qui existe notamment à Chateauneuf en Auxois, Ladoix Serrigny et Venarey les Laumes. L’image de l’adoration des bergers de Jean Tassel exposée à l’église de Dampierre et Fley lui plaisait énormément.