Succès pour l’atelier d’écriture.

Succès pour l’atelier d’écriture.
Le mercredi 24 octobre après-midi, une quinzaine de personnes, venues de Fouvent, Fedry, Arc et Senans, étaient réunies à la bibliothèque municipale de Fouvent Saint Andoche pour participer à un atelier d’écriture. Celui-ci était organisé par la médiathèque départementale de Haute-Saone en lien avec le médiathèque départementale de Haute-Saone en lien avec le musée départemental de Champlitte et son exposition Murs et Merveilles. Avec le soutien de l’animatrice Claire Eustache des ateliers Lune de Plume, chacun s’est essayé à écrire son voyage idéal ; petits et grands étaient ravis de s’exprimer librement avec les encouragements et l’écoute attentive des autres participants. Ici, pas de notes, pas de jugements ; place au plaisir d’écrire et à l’imagination fertile.
L’après-midi s’est terminée avec un goûter préparé par les bénévoles de la bibliothèque et chacun est reparti en se promettent de renouveler l’expérience.

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Histoire de l’église de Montigny-sur-Vingeanne.

L’église de Montigny-sur-Vingeanne, a pour dédicace : l’exaltation de la Sainte-Croix, qui est fêtée le 14 septembre. C’était la fête patronale, le dimanche suivant la Sainte-Croix (d’après l’histoire de Montigny-sur-Vingeanne par Jean Raillard).
L’histoire de l’église de Montigny-sur-Vingeanne a été retracée également dans l’ouvrage de 1899 de Richard Edouard Gascon, agent voyer et historien local dans son ouvrage : « En tramway de Dijon à Fontaine-Française et Champlitte » pages 153 à 163.
Montigneyum supra Vingenam ou Montaniacus est un des plus anciens villages de la vallée de la Vingeanne. Sa position sur monticule de 64 mètres de hauteur, sur le bord de la Vingeanne, a dû en faire un lieu de campement de défense naturelle. Jean Raillard disait que Montigny-sur-Vingeanne était un village des feux. Pour avertir des invasions. Des feux étaient allumés autrefois sur les hauteurs pour prévenir des catastrophes. Ils étaient vus de toute la vallée.
En 1882, quand fut déblayé le terrain qui forme, la place en bas de l’escalier de l’église, on découvrit des objets en bronze d’époque gallo-romaine, des urnes funéraires en terre noire, des fragments d’arme, des cercueils, des tuiles de la VIII ème Légion Augusta, des monnaies romaines, qui semblent témoigner d’un cimetière à l’époque Antique, et au cours du Haut Moyen-Age.
Sur le monticule, se trouvait le château de Montigny-sur-Vingeanne, dont il reste peu de chose, c’était une maison forte. Parmi les vestiges, s’échelonnaient cours et basse-cour assez régulièrement sur le revers du coteau. A l’étage supérieur et à quelques mètres de la porte de l’église actuelle, existait un rempart qui se terminait par deux grosses tours rondes, celle du nord-ouest renfermant un four en briques, dont la démolition a été achevée lors de la construction du grand escalier de la nouvelle église. Sur la terrasse supérieure, se trouvait la chapelle castrale, plus tard église paroissiale. Cette dernière était dotée d’une sorte de crypte. Cette dernière se trouve sous la maison de Jean Raillard. Celui-ci l’a découverte en faisant des travaux pour la communion de sa fille. On pouvait la voir à travers une dalle en verre. Elle était éclairée, selon le souhait de l’historien local.
L’église de Montigny, édifiée à la fin du XIIème siècle n’était pas spacieuse. Le chœur et une partie de la nef était voutés, l’autre partie était plafonnée. On descendait quelques marches pour y pénétrer. C’était dit-on, un monument remarquable, encore en assez bon état, mais malsain, peu éclairé et assez grande, en égard à la population de la paroisse.
La nouvelle église a été bâtie en 1757, à peu près à l’emplacement de l’ancienne, elle a été bénie et consacrée en 1760. Elle est plus vaste, mieux éclairée, a une belle nef, un élégant portail, dont le fronton est surmonté d’un clocher carré et d’une flèche élancée, dont la pointe s’élève à 33 mètres au dessus du sol. Il y a deux chapelles. Celle de droite, est dédiée à Notre Dame du Rosaire et celle de gauche à la Saint-Croix.
Une Descente de Croix, du peintre dijonnais Morelet, donnée en 1683, par monsieur et madame de Rochefort, barons et seigneurs de Montigny, l’ornait. D’après Gascon, là se trouvait un reliquaire en argent de la Vraie Croix, donnée à la paroisse par l’abbé Perriquet, prêtre de la mission, originaire de Montigny. Sous cette chapelle, se trouvait un caveau carré, vouté en pierre, probablement également un vestige de l’ancienne église. Au fil du temps et des donations des bienfaiteurs, l’église s’enrichit encore d’un pavage en pierre polie de Fouvent, puis entre 1764 et 1773, de 12 tableaux peints par Taré de Paris, encadrés de baguettes dorées, dont il n subsistait en 1898, que celui de l’assomption dans la chapelle de la Vierge, de vitraux peints, d’un Chemin de Croix offert par Napoléon III, et d’un autel néo-gothique du sculpteur dijonnais Schanovsky.
A l’extérieur, l’imposant escalier fut construit en 1884.
En dehors de l’église paroissiale, existaient à Montigny deux autres lieus de culte. Il y avait autrefois, une chapelle, placée sous le vocable de sainte Anne, patronne de la Bourgogne. Cette chapelle était située à l’extrémité de la rue qui descend à la Vingeanne, elle est disparue depuis fort longtemps. C’est là que le curé de Montigny, célébrait la messe d’ouverture des moissons.
Lorsque la relique de la Vraie, Croix fut donnée par l’abbé Perriquet, une cérémonie solennelle fut de mise et la relique transportée dans l’église.
Au XXème siècle, il faut citer, l’œuvre de l’abbé Prodigue, curé de Montigny. Avec ne subvention de 3000 francs du gouvernement, une subvention de la commune, les dons des particuliers et ses propres deniers, il remplaça les dalles du sanctuaire, rafraichi les enduits, les tableaux anciens furent restaurés, de nouveaux y furent placés. L’autel du sculpteur Schanovsky qui s’élève dans la chapelle Sainte-Croix, fut restauré. Le retable de la Descente de Croix fut placé en face de l’autel. Des vitraux peints remplacèrent les vitraux en verre blanc. Le chemin de croix fut mis en valeur.
Une statue de la Vierge du XVIII ème sicle se trouve à la croisée du transept. Une identique à celle-ci se trouve au Louvre.
Un fresque orne le chœur de l’église de Montigny-sur-Vingeanne, il s’agit de l’exaltation de Sainte Croix. Cette fresque a été peinte par M.Boguet, en 1946. En haut se trouve une crucifixion. A l’extrême gauche, quand on est face à la fresque se trouve un paysan bénissant Dieu, il est fier (le modèle était monsieur Jonquet), à gauche figure une famille heureuse, ils sont purs et joyeux, et conquérants (c’est inscrit sur la fresque), à l’extrême droite se trouve un paysan maudissant Dieu, « Qu’ai-je fait à Dieu pour tant souffrir! » : dit la légende, (le modèle était monsieur Ravier). La famille présentée à droite est vaincue par la vie, désenchantée, esclave et triste (comme c’est écrit).
Chacun peut interpréter cette fresque comme il veut. On pourrait parler de réalisme chrétien, inspiré par les Jeunesses agricoles Catholiques et les missions. J’attends les commentaires des historiens d’art.
Un article sur la chapelle des Ursulines suivra peut-être.

Restauration de l’oratoire Saint Didier.

Restauration de l’oratoire Saint Didier.

Samedi, à l’occasion de la fête du village de Frettes, a eu lieu l’inauguration et la bénédiction de l’oratoire Saint Didier.
En 2015, l’association : « Les Amis de Frettes », a décidé, lors de son assemblée générale, la restauration de l’oratoire Saint Didier.
Le travail a été réalisé en 2018, par l’Atelier de Restauration d’Antiquités et d’Objets d’Arts de Vesoul. La statue en terre calcaire date du XVIIème siècle.
Les pierres du monument et du mur d’enceinte, ont été nettoyées et rejointées, par l’entreprise Certenais de Fouvent.
L’entreprise Roussel de Frettes, s’est chargée de la réfection de la grille, et du portillon de l’oratoire.
Cette restauration, a été réalisée sous le contrôle de la Fondation du Patrimoine. Cette dernière a permis de lancer une campagne de financement populaire.
Le cout total de la remise en état de la statue a été de 15 526 €.
La Fondation du Patrimoine a permis de boucler le financement des travaux. « Les Amis de Frettes », ont donné 7 000 € au total. Les dons privés se montent à 2 795 €. Une subvention de 2 329 € a été attribuée par le conseil départemental de la Haute-Saône. Une subvention de 1 000 € a été offerte par le Crédit Agricole. 1 000 € proviennent de la réserve parlementaire d’Alain Chrétien, du 13 décembre 2016. La commune de Champlitte a participé à hauteur de 1 129, 70 €, (soit 7 % du total).
Les généreux donateurs, ont été remerciés par Daniel Hartmann, président de l’association : « Les Amis de Frettes ».
De la création de l’association : « Les Amis de Frettes », à la facturation des travaux réalisés, cette association a réalisé des manifestations festives afin de recueillir des fonds pour la réalisation des travaux. D’autres projets de restauration du patrimoine local sont à l’étude à Frettes.

Les frelons asiatiques à Fouvent


Le frelon asiatique est arrivé accidentellement en France en 2004, il est désormais présent sur les deux tiers du territoire et. contribue au déclin dramatique des colonies d’abeilles dont il se nourrit.
A Fouvent, deux ruches au moins ont été détruites.
Le coupable est apparu avec les premières chutes de feuilles, un nid de frelons de la taille d’une lessiveuse était accroché à la cime d’un noyer de Saint Andoche. Compte tenu de sa taille, il devait abriter près de 2 000 frelons.
Il s’agissait bien de frelons asiatiques, identifiables et à leur tête orangée, à leur corps noir et à leur taille, jusqu’à plus de 3 cm de longueur.
Comment l’éradiquer ?
Il n’y a en France que quelques spécialistes, dont un en franche -Comté, Johan Sauer, basé à Baume les Dames dans le Doubs.
Le principe, pulvériser dans le nid un puissant insecticide à l’aide d’une canne qui pénètre le nid et le laisser agir. Ce n’est qu’après 48 heures que le nid pourra être décroché.
Plus facile à, dire qu’à faire quand l’objet à détruire est perché à une dizaine de mètres de haut, et qu’il faut être équipé d’une combinaison renforcée compte tenu de l’agressivité des insectes.
Johan Sauer est intervenu le vendredi 27 devant de nombreux curieux restés à distance respectable…
Le frelons asiatique est considéré comme une espèce nuisible ! Il est possible que d’autres nids apparaissent avec la chute des feuilles.
Merci à ceux qui en découvriraient de le signaler aussitôt à la mairie.

La préhistoire à Fouvent une conférence très réussie.

La préhistoire à Fouvent, une conférence très réussie.

« Passionnant »

C’est le qualificatif qui est venu à l’esprit de chacun à la fin de la conférence sur la préhistoire à Fouvent à laquelle ont assisté près de 100 personnes.
Jamais la salle communale n’avait connu une telle affluence, elle était comble.
Les gens passionnés sont souvent passionnants et ce fut le cas d’Agnès Lamotte, Maître de conférences à l’université de Lille qui a su exposer avec un enthousiasme rare et communicatif comment notre région avait été peuplée il y a près de 400 000 ans par les hommes de Neandertal venus d’Afrique, comment il y a 50 000 ans ils avaient cédé leur place aux hommes de Cro-Magnon dans un climat glaciaire et en ayant à faire face à une faune féroce de hyènes, de lions des glaces deux fois plus gros que ceux que nous connaissons, de loups, d’ours.
Le mammouth aussi était omniprésent, le Fouvent de l’époque en est considéré comme le principal habitat en France.
Et c’est de Fouvent que l’histoire de la paléontologie moderne a démarré au début du 19ème siècle. Un habitant qui voulait creuser une cave derrière sa maison eut la surprise de découvrir une série d’ossements et de dents qui lui étaient totalement inconnus. L’instituteur qui était considéré comme un savant dans le village en référa au préfet, et c’est ainsi que Georges Cuvier, l’inventeur de la paléontologie moderne fut sollicité pour identifier les ossements et les dents.
Les premières fouilles, commencèrent alors, il y a plus de deux siècles.
En 1992, Gilles Huguenin, à qui Agnès Lamotte a rendu un hommage très émouvant, relançait une campagne de fouilles à l’entrée de Fouvent le Bas.
Un travail minutieux qui a duré 3 ans et qui a porté ses fruits.
Les découvertes ont été extrêmement importantes avec entre autres des défenses de mammouths en bel état de conservation, après près de 30 000 ans.
Mais le site n’a pas livré tous ses secrets, il pourrait être le plus important de France et laisse rêveurs les spécialistes.
Si bien que les recherches pourraient être relancées avec pourquoi pas cette fois des retombées touristiques.
Parallèlement une exposition très documentée et pédagogique reprend le thème de la conférence à la Maison du Patrimoine de Bourguignon les Morey jusqu’en novembre.
Elle vaut la visite.

Le paillage comme désherbant à Fouvent

Près de 20 000 tonnes, c’est la quantité de déchets verts collectés chaque année dans nos déchetteries et qui sont ensuite traités en filière de compostage.
Tout cela a un coût important pour la collectivité et oblige les usagers à se déplacer jusqu’à la végéterie la plus proche. C’est pourquoi le SYTEVOM avait décidé il y a quelques années de mettre gracieusement à disposition des communes des broyeurs autonomes capables de déchiqueter des branchages jusqu’à 15cm de diamètre.
Le paillis ainsi produit peut être utilisé dans les jardins ou les massifs de fleurs et limiter ainsi la prolifération des mauvaises herbes. En se décomposant il fertilise le sol en lui apportant des nutriments et des fibres, il agit en désherbant naturel, il limite aussi la prolifération de certains ravageurs comme les limaces.
Et aujourd’hui son intérêt est d’autant plus grand que les collectivités comme les particuliers n’ont plus le droit d’utiliser des désherbants chimiques.
La commune de Fouvent avait été la première à utiliser ce service.
Un espace avait été dédié au dépôt des branchages au lieu-dit « La Charme » et la quantité justifiait une nouvelle séance de broyage.
En une journée une dizaine de m3 de paillis ont été produits. Ils sont mis à la disposition des habitants qui peuvent aller en chercher librement et participent ainsi à un geste pour la nature.
Par contre le maire souhaite rappeler que seuls les branchages jusqu’à 15cm de diamètre sont acceptés par la machine et qu’il faut surtout veiller à ce qu’il n’y ait aucune ferraille dans le dépôt.

Le mât anémométrique de Fouvent a été démonté.

Les mâts anémométriques sont aujourd’hui légion dans notre paysage, témoins de la multiplication des projets d’implantation de parcs éolien.
Celui de Fouvent Saint Andoche a été démonté.
Installé en novembre 2015, il avait pour objectif d’affiner les mesures de vent, durée, vitesse, orientation, des mesures hygrométriques aussi.
Le gisement anémométrique du mont Champôt était connu depuis toujours et jugé très favorable mais les financeurs qui vont investir des sommes considérables dans les aérogénérateurs souhaitaient avoir des données plus précises.
En un an et demi le mât a pleinement rempli son rôle, les données fournies sont maintenant suffisantes.
Il était donc logique de le démonter.
Son montage, entièrement fait à la main, avait été spectaculaire, un ouvrier, surnommé le « singe », avait superposé un à un les 33 modules qui composent le mât à l’aide d’une simple potence fixée chaque fois au dernier module installé pour terminer à 100m de hauteur. Personnes sujettes au vertige s’abstenir!
Spectaculaire, le démontage l’a été tout autant.
Les modules ont été retirés un par un toujours avec le même système de potence et descendus au sol par de simples poulies
Les élingues étaient détachées au fur et à mesure.
En deux jours l’affaire était menée et le mât prêt à repartir dans le Cher pour y être implanté.
C’est une étape de plus qui est franchie dans le projet éolien de Fouvent, le plus ancien de Haute Saône.
Lancé en 2005 il approche cette fois de son aboutissement.