Le cascaret

Le cascaret
L’écrivain bourguignon Henri Vincenot devait connaitre le jeu de cartes dénommé le cascaret. Il s’agit d’un vocable usité dans la région de Dijon. A la veillée, surtout en hiver, dans les fermes après une dure journée de labeur, les paysans se distrayaient à la lueur de la lampe à pétrole parfois en jouant au cascaret ou au tarot.
Le cascaret représentait le valet de trèfle, qui n’a pas franchement bonne mine. Cascaret est un mot ancien désignant un homme de mine chétive.
De plus qui dit jeu de cartes, dit parfois jeu d’argent.
En bas Gatinais, cascaret veut dire fou toqué. En argot, cascaret renvoie à casquer, payer. Dans les mémoires d’ Eugène-François Vidocq, le cascaret est un écu de trois francs.
Concernant le jeu de cartes du cascaret, en tant que jeu de cartes apparait dans Vocable dijonnais de 1889 de Paul Cunisset Carnot. Chez Jules Lemaitre (1853-1914), Cascaret est un personnage fictif qui cherche à voler La Fontaine.
Le cascaret est également le surnom de l’écureuil.

L’amoureux des mots

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Tandis qu’ils se lovent. Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny Mornay Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint Seine sur Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre et Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.
Lorsque ce n’était pas la Vingeanne, c’était la Bourgogne qui l’inspirait. De Jean des Vignes Rouges à Lucette Desvignes, de Gaston Roupnel à Henri Vincenot et à Didier Cornaille, es auteurs bourguignons le nourrissait au fur à mesure qu’il grandissait. De Vézelay à Tournus, en passant par Alésia et Bibracte les hauts lieux de la Bourgogne étaient ses amers.
Du tumulus du Crepot, à Saint Maurice sur Vingeanne à la villa des Tuilières à Selongey, il avait ses points de repère, il aimait également les sources de la Seine, de la Vingeanne, et de la Marne toutes proches.
Les points névralgiques de la Bourgogne souterraine passaient par Bèze et sa célèbre source vauclusienne, véritable fontaine de jouvence pour qui vient s’y ressourcer l’été en cherchant la fraicheur. Cîteaux, Saulieu et Vougeot faisaient partie de ses endroits préférés.
La Romagne, ancienne commanderie templière, voisine de Saint Maurice sur Vingeanne connait son lot de légendes. Deux commandeurs des templiers seraient enterrés debout avec leur armure en or dans l’ancienne chapelle de la commanderie, aujourd’hui détruite. Un tunnel aurait existé la commanderie de La Romagne et l’ermitage féminin du Bois aux Dames près de La Villeneuve.
Le château de Fontaine-Française et son architecture l’inspiraient également. Situé à 38 kilomètres de Dijon en direction de Champlitte, cet édifice offre un décor exceptionnel. Encore habité à l’heure actuelle, il est entièrement meublé. Les visites guidées permettent d’appréhender son architecture et son décor mais également les anecdotes familiales qui en font un lieu incontournable pour découvrir une partie de l’histoire locale. Le visiteur pourra également se promener dans le jardin paysager réalisé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant. Jonas aimait beaucoup se promener dans les jardins, ouverts à la belle saison.

Jean-Pierre Ison, bouquiniste de proximité

Jean-Pierre Ison, bouquiniste de Villers Chemin, près de Gy (Haute-Saône), depuis 1990, expose, à la salle du Corps de Garde à Champlitte jusqu’au 16 août. Des livres anciens ou récents sont à découvrir sur la ­Franche-Comté, la Bourgogne ou encore sur la Grande Guerre.

Avant de devenir bouquiniste, il était bibliothécaire bénévole dans sa commune. Ainsi, il avait pour habitude de choisir les livres pour alimenter la bibliothèque municipale, lors du passage du bibliobus.

Passionné de livres et de vieux papiers, charmé par l’histoire locale et le patrimoine, il achète des livres d’auteurs locaux, d’ouvrages de cuisine, des bandes dessinées, des affiches, des publicités et des livres concernant les arts et traditions populaires notamment.

Henri Vincenot, Jean ­Robinet, Pierre Arnoux, Guy Louis Anguemot et Jean-Louis Clade, font partie de son panthéon. Il propose également une aquarelle de ­Bernard Marion et une peinture de René Nuffer.

Ces achats sont des coups de cœur ou des commandes de ses clients, avec qui il partage sa passion du terroir.

Jean-Pierre Ison a plus de 10 000 livres référencés et correspond avec un réseau de 600 bouquinistes.