Rencontre inter générationnelle

014Vendredi, a eu lieu la rencontre entre les élèves de l’école élémentaire de Champlitte et les aînés du club de la Joie de Vivre. « J’ai été sollicitée par la directrice de l’école primaire communale pour faire une marche commune, dans le cadre de la Semaine nationale de la marche », a précisé la présidente des aînés Marie-Louise Brigand. L’objectif de cette rencontre intergénérationnelle était la visite du site de la Pâturie où se déroulent les vendanges. Deux circuits étaient proposés : l’un de 10 km pour les plus grands qui ont pu voir la machine à vendanger en action dans le vignoble du Grand Vignoble chanitois, l’autre de 5 km pour les plus petits qui ont vu la vendange traditionnelle dans les vignes de Pascal Henriot. Tous ont pique-niqué à la Pâturie. Ce fut une journée d’échanges de part et d’autre. Le temps a été clément pour quatre-vingt-deux enfants et une trentaine d’aînés.

Champlitte : soixante militaires en manœuvre

Champlitte : soixante militaires en manœuvre

Des manœuvres militaires ont actuellement lieu dans le secteur de Champlitte ; le poste de commande qui coordonne les actions aéroterrestre est situé à La Pâturie sur les hauteurs de la cité chanitoise. La présence d’une forte activité d’avions de chasse dans le ciel chanitois n’est pas un hasard.

Ces manœuvres sont menées par le Centre de Formation à l’Appui Aérien (CFAA), une unité de l’armée de l’air. Accréditée par l’OTAN, cette école franco-allemande est composée de pilotes de chasse ou des commandos de l’armée de l’air, et d’artilleurs de l’armée de terre.

Le but de l’exercice en cours est de former des Forward Air Controller (FAC) ou contrôleurs aériens avancés. Ces spécialiste sont des militaires qui du sol communiquent avec les pilotes de combat pour appuyer la manœuvre terrestre. « Le FAC est l’outil indispensable du champ de bataille moderne, il fait le lien entre la manœuvre terrestre et la puissance aérienne. » précise le lieutenant-colonel Rodolphe Wiese commandant en second du CFAA

Les moyens aériens vont réaliser des observations et simuler des frappes précises ou proportionnées pour permettre l’avancée des troupes au sol.

Le CFAA qui est basé à Nancy-Ochey (base aérienne 133), organise trois cours annuels de formation des FAC, chaque cours durant deux mois. Un mois est consacré aux cours théoriques dans les locaux du CFAA, et un mois à la phase pratique sur le terrain. La région de Champlitte est tout à fait adaptée aux exigences de ce métier difficile et permet donc aux militaires de parfaire leur entraînement très exigeant.

Le terrain doit être ouvert, et situé sur une hauteur, pour désigner les objectifs simulés aux pilotes d’avion de chasse.

60 militaires dont un tiers d’allemands sont sur le terrain pour environ quinze jours à Champlitte, 25 étant des stagiaires en formation.

Les orchidées de nos campagnes

Vers le 8 mai, dans la vallée de la Vingeanne, poussent les orchidées sauvages. Les services routiers du conseil général sont désormais au courant de cette floraison et fauchent les bas-côtés des routes après cette période.
La flore des plateaux calcaires surplombant la Vingeanne, est présente sur les prairies sèches comme le Mont Gin, la Pâturie, les Vielles Côtes et les Pierrottes à Champlitte ou les talus de bord de route notamment à Orain sur la route de Champlitte et en Montentoie, à Saint Maurice sur Vingeanne sur la route d’Orain, à Véronnes sur la route de Lux et à Bourberain sur un terrain privé sur la route de Fontaine Française. Ce sont toutes des plantes supportant la sécheresse, cette flore aime particulièrement chaleur et calcaire. Les pelouses sèches recèlent nombreuses espèces d’affinité méditerranéenne avec présence d’orchidées rares protégées et répertoriées par le Muséum d’Histoire Naturelle de paris, sont présentes l’orchis bouc (qui se détecte à quelques mètres par son ‘parfum’ fort mais pas très désagréable), l’ophrys abeille, Ophrys bourdon, l’Ophrys pyramidal, l’orchis singe, l’orchis militaire, l’orchis brulé, l’orchis homme pendu (à l’odeur fine de vanille)… ces plantes rares sont visibles début mai.
Les Ophrys ont un labelle dépourvu d’éperon et ressemblant plus ou moins, par sa pilosité, ses macules et colorations à un insecte (diptères et hyménoptères variés). Les Orchis ont un labelle muni d’un éperon, ne ressemblant jamais à un insecte, et leurs pétales et sépales sont souvent rassemblés en casque plus ou moins lâche. Le labelle est le pétale modifié que portent toutes les orchidées ou presque.
Les pelouses sèches calcaires, sont des formations végétales herbacées rases se développant sur des sols peu profonds et bénéficiant d’un fort ensoleillement. La pauvreté des sols en éléments nutritifs explique la végétation peu élevée et peu fournie quoique riche en espèces.
Le mont Gin est zone naturelle Natura 2 000. Les orchidées peuvent être photographiées, elles ne doivent pas être cueillies, car elles font partie des espèces protégées. Non loin d’ici sur le territoire de la commune de Moloy pousse le Sabot de Vénus. En effet Moloy est connue pour héberger une très belle station de cette orchidée très rare en Côte-d’Or. Cette station a fait l’objet d’un aménagement avec circuit sur pilotis par l’Office National des Forêts. Important, cette orchidée est protégée, sa cueillette est interdite. Période de fleurissement : fin mai. Pour plus d’informations, les personnes intéressées peuvent s’adresser au Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons. Un jour, peut-être les sites présentant des orchidées seront intégrés à des circuits de visites comme à Moloy.

La Légion d’honneur pour Jean-Christophe Demard

La Légion d’honneur pour Jean-Christophe Demard
L’abbé historien est l’âme de Champlitte, en Haute-Saône. La tradition et la culture populaire en Haute Saône ont été récompensées.
Jean Christophe Demard a reçu mardi les papiers de la chancellerie concernant la légion d’honneur, qui lui sera remise prochainement. Cette Légion d’Honneur lui a été décernée au titre du ministère de la culture. « Une distinction qui honore ma carrière et notamment mon engagement au service de la culture. » souligne l’abbé Demard. En effet Jean-Christophe Demard né en 1939, a participé avec ses parents à la création dans les murs du château de Champlitte du musée des Arts et Traditions populaires, du musée des arts et techniques et du musée de Château-Lambert. Titulaire en 1980, d’un doctorat d’histoire soutenu à l’université de Franche-Comté portant sur la culture traditionnelle dans les Vosges Haute Saônoises, il a eu itinéraire universitaire brillant. Il a été conservateur des musées départementaux pendant 25 ans. Il s’est investi dans la recherche tout en étant prêtre, il a été ordonné en 1966. Il a été également enseignant, directeur de l’école Saint Colomban, il a travaillé sur l’histoire de l’ancienne abbaye saint Colomban, il a été également aumônier des étudiants et a enseigner l’histoire au grand séminaire de Besançon et à l’Institut d’études religieuse. En 1996, il a été nommé curé de Pesmes avec 23 villages en charge, lié à la paroisse de Gray-Arc, dont dépend Champlitte il célèbre la messe à Champlitte. Chaque Jean Christophe Demard célèbre la saint Vincent à Champlitte, avec Jean Linotte responsable de la confrérie de Saint Vncent , il est le gardien de la tradition et sait la transmettre au plus grand nombre.
L’abbé Demard précise : « Champlitte est au cœur de ma vie, la Haute Saône est mon combat. Cette légion d’honneur c’est la reconnaissance de la culture populaire en Haute Saône. »
Jean-Christophe Demard, c’est aussi une relation particulière avec le Mexique, terre d’exil de nombreux Chanitois. Acteur majeur et de la première avec heure de la prise de contact avec le Mexique. En 1969, Jean-Christophe Demard, , s’est rendu au Mexique et a effectué des recherches. Il a rencontré les descendants des colons. Par la suite, des contacts ont été noués avec l’université de Vera Cruz. Jean-Christophe Demard, est l’initiateur de l’amitié entre la Haute-Saône et Jicaltepec- San Rafael. Jean-Christophe Demard est l’auteur notamment de « Jicaltepec » (chronique d’un village français au Mexique) et d’ « Une colonie française au Mexique 1833-1926 » (chronique d’une colonie française sur le rio Nautla).
Jean Christophe Demard est sensible à la protection de la nature, depuis des années il photographie les orchidées et a recensé avec ses parents arbustes, plantes et fleurs sur le Mont Gin et à la Pâturie.
Depuis ses 16 ans, il a aimé interroger les paysans et garde le souvenir des paysans qui prenaient le temps de lui répondre et lui faisait partager leur savoir.
Auteur de 15 livres sur la Haute Saône, sa vie, son histoire, il a écrit notamment le Guide de la Haute Saône, La Haute Saône, la Saga du Haut Gué.