La vierge d’Illy.


Les ex voto de Notre Dame d’Illy
La chapelle d’Illy était ornée de plusieurs d’ex-voto.
A gauche de l’autel, suspendu au mur, on remarque : les deux fers du seigneur de Coublanc, fondateur de la chapelle en 1255. Chacun d’eux est composé de 2 lames de fer demi- circulaire tournant sur une charnière, et les deux extrémités sont percées soit le rivet soit un cadenas pour fermer le fer. Le diamètre est celui de la jambe ordinaire au-dessus de la cheville. Ils sont reliés ensemble par une chaine composée de 3 gros anneaux de fer, ce qui ne devait pas donner au prisonnier une grande liberté dans la marche.
A côtés des fers, figurent de petits sachets remplis de terre datant au moins du milieu du XIXème siècle de dimension et de forme de scapulaire.
On se recommandait à Notre Dame d’Illy surtout pour les fièvres. Les épouses chrétiennes venaient également à Notre Dame d’Illy implorer la fécondité de leur foyer.
Avant de commencer une neuvaine pour un malade, les pèlerins venaient prendre sous le marchepied de l’autel, un peu de terre, qu’on enfermait dans un petit sachet de toile. Puis on le passait autour du cou du malade tout le temps de la neuvaine à Notre Dame d’Illy. Après la guérison du malade on rapportait le sachet en venant remercier Notre Dame dans sa chapelle. Généralement, c’est le miraculé qui rapporte le sachet, pièce à conviction de sa guérison et témoignage de sa reconnaissance. On comptait une douzaine de ces sachets (ex voto à la chapelle). Si le malade venait à mourir, il emportait avec lui le sachet.
Autrefois trois cœurs d’or renferment des recommandations avaient été mis au cou de la vierge, Pour des grâces obtenues de nombreux chapelets des médailles formaient comme un collier au cou de la Vierge d’Illy et l’enfant Jésus. Ces derniers témoignages de reconnaissance avaient été offerts avant janvier 1913. Un cœur en métal doré lui avait été offert en 1920. De nombreuses plaques de remerciement à Notre Dame d’Illly ornent l’église d’Orain.

Les ex voto de Notre Dame d’Illy

Les ex voto de Notre Dame d’Illy
La chapelle d’Illy était ornée de plusieurs d’ex-voto.
A gauche de l’autel, suspendu au mur, on remarque : les deux fers du seigneur de Coublanc, fondateur de la chapelle en 1255. Chacun d’eux est composé de 2 lames de fer demi- circulaire tournant sur une charnière, et les deux extrémités sont percées soit le rivet soit un cadenas pour fermer le fer. Le diamètre est celui de la jambe ordinaire au-dessus de la cheville. Ils sont reliés ensemble par une chaine composée de 3 gros anneaux de fer, ce qui ne devait pas donner au prisonnier une grande liberté dans la marche.
A côtés des fers, figurent de petits sachets remplis de terre datant au moins du milieu du XIXème siècle de dimension et de forme de scapulaire.
On se recommandait à Notre Dame d’Illy surtout pour les fièvres. Les épouses chrétiennes venaient également à Notre Dame d’Illy implorer la fécondité de leur foyer.
Avant de commencer une neuvaine pour un malade, les pèlerins venaient prendre sous le marchepied de l’autel, un peu de terre, qu’on enfermait dans un petit sachet de toile. Puis on le passait autour du cou du malade tout le temps de la neuvaine à Notre Dame d’Illy. Après la guérison du malade on rapportait le sachet en venant remercier Notre Dame dans sa chapelle. Généralement, c’est le miraculé qui rapporte le sachet, pièce à conviction de sa guérison et témoignage de sa reconnaissance. On comptait une douzaine de ces sachets (ex voto à la chapelle). Si le malade venait à mourir, il emportait avec lui le sachet.
Autrefois trois cœurs d’or renferment des recommandations avaient été mis au cou de la vierge, Pour des grâces obtenues de nombreux chapelets des médailles formaient comme un collier au cou de la Vierge d’Illy et l’enfant Jésus. Ces derniers témoignages de reconnaissance avaient été offerts avant janvier 1913. Un cœur en métal doré lui avait été offert en 1920. De nombreuses plaques de remerciement à Notre Dame d’Illly ornent l’église d’Orain.

Les chefs d’oeuvres méconnus d’Orain

A quelques kilomètres de Saint Maurice sur Vingeanne, lorsqu’on descend le Gorgeot, on aperçoit au nord le village d’Orain, n’ayant pour tout horizon que les plateaux dénudés de la Haute Marne, les hameaux du Vergy et des Louches et les profondes forêts de Franche Comté voisine, et la ferme d’Illy.

L’ancien château des Minimes de Dijon, autrefois seigneurs d’Orain, daterait de 1562. L’enduit du château a été  effectué en avril 2002. Il abrite la mairie et la salle des fêtes. Jusqu’en juin 2009, l’école était située au sein du château.  En face du château s’élève l’église, elle a été restaurée en 2009. Le montant total des travaux a été de 216 900 euros. Cette église, consacrée à Saint Bénigne, daterait de 1568. Elle a été détruite par Gallas en 1636 et reconstruite par les Minimes.  Le chœur de l’église est de style gothique tardif. Les richesses de l’église sont intérieures, elle renferme outre l’armoire eucharistique, deux statues de la Vierge d’une saisissante singularité, la Vierge d’Illy et la vierge au manteau. La vierge d’Illy a été autrefois abritée au cœur de la chapelle accolée à la ferme d’Illy. Cette vierge noire fait l’objet d’un culte particulier et serait à l’origine de nombreux miracles, des plaques de remerciement émanant de toutes les époques en témoignent. Notre Dame d’Illy a  fait l’objet d’un pèlerinage (voir les éditions du journal Le Bien Public du 14 aout 2009, concernant la ferme d’Illy et du 5 octobre 2009 au sujet du pèlerinage). La vierge au manteau dite aussi vierge de miséricorde, est une sept sculptures de ce type en Cote d’Or, cependant, elle est unique par sa forme. Elle daterait du XVIème siècle, Il s’agit d’une sculpture, en pierre en haut relief, protégeant de son manteau déployé divers personnages. Au premier rang les donateurs probablement  seigneurs du lieu sont représentés. Le pape reconnaissable à sa tiare, l’évêque,  les clercs, le roi, les seigneurs, les chevaliers, et les paysans, viennent ensuite.  Cette vision de la société illustre la formule d’Adalbéron de Laon en représentant : ceux qui prient (oratores), ceux qui combattent (bellatores) et ceux qui travaillent (laboratores). Les trois ordres présentés par cette formule étant placé sous la protection de la vierge d’Orain. Ce genre de statue a été érigé durant les périodes de crise profonde : dangers, guerres, épidémies reflétant anciens illustrés par la citation : A fame, peste, bello, libera nos Domine, signifiant : de la peste, de la famine, de la guerre délivre nous Seigneur. La Vierge au manteau d’Orain est méconnue, et peu décrite. Elle a été installée afin d’être baignée dans la lumière.

L’église d’Orain abrite une plaque en mémoire de Jean Theurel (voir le Bien Public du 27. 10. 2010). Jean Theurel serait «le plus vieux soldat du monde », né à Orain en 1699, il aurait servi  sous les drapeaux des nombreux régimes s’étant succédé durant  son engagement de 72 ans au service de son pays.

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Vierge au manteau                  Vitrail du seigneur de Coublanc  Vierge d’Illy