Les Griffatins, petit peuple de l’herbe.

Le petit peuple de l’herbe.
Dans l’herbe vivait des gnomes. Un brin d’herbe était pour eux, un arbre. Une touffe d’herbe était une forêt. Les flaques étaient des lacs. Un filait d’eau paraissait être une rivière. Les écorces de bois étaient des grottes sous lesquelles se réfugier.
Les elficologues, les avaient baptisés Griffatins. Dans le folklore, les contes, les mythologies, les Griffatins, avaient une place à part. On les trouvait uniquement dans la vallée de la Vingeanne.
Les Griffatins étaient plus petits que les membres du peuple nain, plus minces que les elfes, plus drôles que les lutins.
Eole soufflait sur ce monde, un vent d’espoir, leur épopée était vouée au succès. Ils plaisaient beaucoup à leur créateur, le grand concepteur de leur histoire inconnue jusqu’alors.

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Marché de Noël de l’association Au cœur de la Vingeanne.

Marché de Noël de l’association Au cœur de la Vingeanne.

Dimanche, à Montigny sur Vingeanne, commune associée de Montigny-Mornay-Villeneuve, a eu lieu le marché de Noël organisé par l’association Au cœur de la Vingeanne. Une trentaine d’exposants sont venus proposés leurs articles festifs pour le plus grand plaisirs des visiteurs.

Des vitraux du souvenir bien oubliés.

Des vitraux du souvenir bien oubliés.

La Société Historique et Touristique de la région de la région de Fontaine-Française (SHTRFF) travaille depuis soixante-cinq ans à étudier et faire connaitre le patrimoine de la vallée de la Vingeanne. Dans le dernier numéro de sa revue Terroir, ont été analysées les œuvres créées dans les années 1920 pour porter le souvenir des Poilus morts pendant la Grande Guerre. Cette recherche a mis en lumière un type de réalisations étudiées et inventoriées dans d’autres régions de France, notamment dans le Nord, mais quelque peu délaissées en Bourgogne, il s’agit des vitraux patriotiques ou vitraux du souvenir. Celui de l’église de Saint-Seine-sur-Vingeanne, signé Jacques Grüber, est une œuvre de qualité à rattacher à l’école de Nancy. C’est pour attirer l’attention du public sur ce patrimoine trop ignoré que la SHTRFF prépare pour l’été prochain, en collaboration avec l’association Patrimoine Ambiances et Couleurs de Bourgogne (PACoB), une exposition sur l’histoire des peintures murales en Bourgogne, avec un volet portant plus précisément sur les décors muraux et les vitraux des églises et châteaux de la vallée de la Vingeanne.

Le New York Times s’intéresse à Saint-Seine-sur-Vingeanne.

On parle de la Côte-d’Or dans, sans doute, l’un des plus prestigieux journal du monde, le New York Times. Le célèbre quotidien américain publie un article consacré à la « rébellion tranquille des maires français ». On y découvre une interview de l’ancien maire de Saint-Seine-sur-Vingeanne, Louis Gentilhomme.
Saint Seine sur Vingeanne joliment qualifié par l’auteur de cet article, Adam Nossiter, de » village timbre poste où le bruit le plus fort de ces derniers jours a été la brise d’automne qui sifflait dans les arbres ». C’est joli, c’est plein de poésie mais la suite de l’article nous ramène vite dans un monde un peu moins poétique puisque le reportage évoque en fait le stress et le ras le bol des maires ruraux qui jettent l’éponge les uns après les autres. C’est donc le cas de Louis Gentilhomme qui s’est même fendu d’une lettre à Emmanuel Macron pour lui expliquer pourquoi comme lui, plus de 150 maires essentiellement ruraux ont démissionné.
Cet article n’a pas échappé à Ludovic Rochette, le président de l’association des maires de Côte-d’Or.

Les éoliennes en question.

Les éoliennes en question.

Une vingtaine de personnes a fait le déplacement pour une réunion publique au sujet de l’éolien, afin de se faire une opinion sur un projet d’installation de neuf éoliennes dans la Vingeanne à Saint-Maurice-Vingeanne.

Une réunion publique a été organisée mercredi, à la mairie de Fontaine-Française, par l’association VDV (Vallée de la Vingeanne), association de protection de l’environnement pour la vallée de la Vingeanne, sur le projet éolien de la Fougère à Saint-Maurice-sur-Vingeanne.
Michel de Broissia, maire de Champagne-sur-Vingeanne, et président depuis 2009, de l’association l’association VDV (Vallée de la Vingeanne) a présenté ses arguments concernant les éoliennes, en présence notamment de Georges Apert, maire de la commune de Saint-Maurice-sur-Vingeanne et de Franck Gaillard conseiller régional.
Selon Michel de Broissia, les éoliennes doivent respecter les règles d’encadrement. « Les éoliennes devraient être éloignées des habitations comme en Bavière, La distance de 10 fois la hauteur des éoliennes devrait être respectée. Selon le code de la santé publique de 2011 le bruit des éoliennes ne devrait pas dépasser 30 décibels. Les éoliennes ne devraient pas être implantées dans les forêts et les zones humides. Certaines éoliennes devraient être implantées en forêt sur le territoire de la commune de Saint-Maurice-sur-Vingeanne, selon le projet. Nous nous opposons à cela. » : a précisé en substance Michel de Broissia.
Témoignages:
Michael Fromantin, 46 ans, chaudronnier soudeur, habitant de Saint-Maurice-sur-Vingeanne :  » Je pense du mal des éoliennes. 180 mètres de haut c’est inutile. Cela dégrade notre paysage. De plus on est mal informé. On ne nous a pas dit où elles seraient?. »
Franck Gaillard, conseiller régional, artisan, conseiller régional, habitant de Chaume, commune de Chaume-et-Courchamp : « Les éoliennes c’est un gros scandale financier. On veut développer les énergies renouvelables, cependant si l’éolien marchait, on aurait des éoliennes sur tout le territoire. Ce n’est pas le cas. Il y a un problème visuel, un problème touristique et un problème écologique avec les éoliennes. »
Patrick Raphat, 56 ans, agriculteur à Orain : « L’éolien, c’est aberration économique. Au niveau local, on risque la saturation du paysage. On lutte contre le développement des éoliennes. »

Histoire de l’agriculture à Saint-Maurice-sur-Vingeanne. (partie 1)

Histoire de l’agriculture à Saint-Maurice-sur-Vingeanne.
Lorsque les premiers hommes arrivèrent dans la vallée de la Vingeanne, ils virent une rivière entourée de forêts. Tout naturellement, ils s’établirent, hors de portée des crues. Les hommes du Néolithiques étaient présents à La Romagne. Les gallo-romains établirent trois villae, une en Violatta, une à La Romagne, et une au Crepôt. Un cimetière Mérovingien existait en Mont Maurois. A l’époque chrétienne un sanctuaire fut établi sur un monticule, au pied d’une source. Il fut placé sous le vocable de Saint-Maurice. Le second patron fut saint Guérin, puis saint Blaise. Sanctus Mauritius-super-Vingeannam dépendait de l’évêché de Langres. La commanderie des Templiers de la Romagne fut établie en 1144. En 1227, dame Ynglette d’Orain et Agnès de Saint-Maurice firent des donatio pro remedio animae (donations pour le repos de leur âme), une terre et un moulin furent donnés aux Templiers. Jean de Courchamp fit également une donation aux dits Templiers. Ils devinrent seigneurs de Saint-Maurice. La Corvée de Saint-Maurice, et celle de La Romagne appartenaient à ces moines soldats.
Après 1314, la commanderie des Templiers passa aux mains des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem.

Chaume-et-Courchamp et son histoire.

Le patron de l’église de Chaume est Saint Michel, dont la fête est le 29 septembre.
Michel, dont le nom signifiait qui est comme Dieu, est l’ange par excellence, le vainqueur du démon, le chef des armées célestes, le protecteur d’Israël, c’est aussi le patron des métiers qui utilisent la chaleur du four., tels que les pâtissiers, les gaufriers.
En 1894, on s’aperçoit que l’église de Chaume, n’a pas d’existence légale, elle a été oubliée, lors de la signature du Concordat. Le desservant était le curé de Sacquenay. Cette année-là, Chaume n’est plus desservie religieusement, le curé de Sacquenay est décédé. Le cré de Sacquenay recevra 200 francs pour desservir Chaume. En 1907, l’église est donnée au curé en jouissance gratuite.
Depuis 1875, Chaume ne fait plus partie du canton de Selongey, Chaume, s’appelait Chaume-lès-Selongey.
L’église de Chaume renferme selon Guillaume, dans son livre, la Côte d’Or, un groupe en pierre du XVIème siècle (Dieu, le Père, et le Christ en Croix), un Saint Nicolas en bois et un Saint Pierre.
On disait des gens de Chaume que la moitié étaient fous, l’autre enragés.
Chaume et Courchamp, faisait partie du canton de Fontaine-Française, et comptait dernièrement 157 habitants; Aujourd’hui Chaume-et-Courchamp fait partie du canton de Saint Apollinaire.
Les villages de Chaume et Courchamp, distants de quatre kilomètres, ont été réunis en 1972, la mairie étant implantée à Chaume même.. La petite église Saint-Michel de Chaume, remonte au XVIIIème siècle. Elle possède un clocher en bardeaux et d’intéressants vitraux. En contrebas, au débouché d’un talweg, une fontaine alimente le lavoir. Les eaux qui se perdent ont montré, après coloration, qu’elles réapparaissaient à la source de Bèze. A Courchamp, on trouve un lavoir et une église. Une chapelle, plus exactement, d’aspect un peu triste avec son clocher noir couvert d’ardoises et ses fenêtres sans vitraux. Autrefois, les femmes stériles se rendaient à la source de Sainte-Brigitte qui coulait sous l’ancienne église et avoir beaucoup de lait. Pour ne pas être en reste, les hommes avaient droit à un sobriquet qui prouve leur désintérêt pour le lait. On les surnommait les « gotous », les buveurs de goutte ! Le lavoir de Courchamp, doté d’un long abreuvoir de pierre, se tient en bordure de la route qui file vers la forteresse de la Romagne.
A 500mètres au nord de Courchamp, on touche l’ancien moulin de Roche. Un lieu administrativement particulier, puis qu’il se trouve au carrefour des trois provinces de Bourgogne, Champagne, et Franche-Comté. Du coup, Côte d’Or, Haute-Marne et Haute-Saône se rejoignent ici. La tradition rapporte que ce lieu, serait une ancienne frontière gauloise, puis celle de plusieurs royaumes issus du partage entre les fils de Clovis. Cet ancien moulin appartenait autrefois aux Hospitaliers de Nuits-Saint Georges. On retrouve leur trace dans un texte expliquant qu’en 1144, ils prélevaient les dimes à Courchamp et possédaient la métairie de l’Envieuse au sud-ouest de Chaume.
L’édifice changera plusieurs fois d’activité. Une ordonnance du 29 mai 1835 autorise ainsi messieurs Toureau et Forgeot à conserver en activité un patouillet qu’ils possèdent sur la rivière la Vingeanne, à la tête d’eau du moulin de Roche. Il précise qu’en ce qui concerne la maintenue des lavoirs situés près de ce patouillet, les eaux boueuses provenant de la huche du patouillet seront reçues dans un récipient d’où elles seront surélevées et dirigées par un chenal de bois qui traversera la rivière, vers des bassins d’épuration conformément au tracé en rouge du plan de l’usine. Au milieu du XIXème, c’est la filature de laine qui s’active. Les bergers y portent la toison de leurs moutons. Ils repartent avec une moleskine de grande qualité appelée droguet ou peau du diable, utilisée par la confection de leurs vêtements. La filature avait aussi un atelier de teinturerie. Elle devint ensuite un relais pour les chevaux tirant les bateaux sur le canal. De nos jours, il ne reste que deux maisons.