La randonnée se développe à Champlitte

Via Francigena Coublanc-Champlitte 2012La randonnée se développe à Champlitte.
Ancien point d’appui défensif du comté de Bourgogne, établi sur un promontoire à 240 mètres d’altitude, le territoire de Champlitte est un carrefour pour les trois régions que sont la Champagne-Ardenne, la Bourgogne et la Franche-Comté. Il se situe à 50 minutes de l’autoroute A5 Paris Dijon Langres Lyon et à 30 minutes de l’A31 Langres Nancy Metz Luxembourg Belgique.
Riche d’un patrimoine historique et architectural qu’il a su conserver au fil des siècles, c’est également sa production viticole, qui porte les couleurs du bourg bien au-delà de son territoire. En témoigne aussi la forte attractivité de son château et de ses deux musées qui offrent un aperçu de la société rurale au tournant du XXe siècle et mettent en lumière les mutations techniques intervenues à la fin du XIXe.
L’office de tourisme s’attèle depuis 2006 à développer la randonnée sur un territoire naturel généreux, propice à cette activité et riche en plantes rares et protégées. Ce ne sont pas moins de 20 circuits répartis sur l’ensemble du canton, pour un total de 300 kilomètres de sentiers balisés, régulièrement entretenus, qui attendent les randonneurs. Champlitte est également une étape incontournable de la Via Francigena, et met à disposition des pèlerins une carte du territoire et l’ensemble des hébergements et services nécessaires au bon déroulement de leur passage.
Fort d’une offre en constante évolution, la région de Champlitte devient peu à peu une terre de randonnée incontournable pour les amateurs de milieux naturels d’exception.
Son gîte de groupe permet d’accueillir jusqu’à 44 personnes, à des tarifs très doux (à partir de 14 euros) avec salle de réunion, vidéoprojecteur, cuisine équipée, vaste réfectoire, télévision, wifi, parking…). D’autres hébergements (hôtels, gîtes, chambres d’hôtes, camping…) sont également proposés sur l’ensemble du territoire.
Au programme : Balades sur les sentiers de randonnée, visite commentée du bourg (sur réservation auprès de l’office de tourisme), découverte du patrimoine et des musées, visite des caves et dégustation de vins.
Pour plus d’informations, les randonneurs peuvent prendre contact avec nous au 03.84.67.67.19.

Installation de la cuve de la future station service

DSCN0150Installation de la cuve de la future station service

Vendredi au 58 rue de la Maladière à Fontaine-Française a eu lieu l’installation de la cuve de la future station service de Fontaine-Française. Cette cuve provient de la Chaudronnerie de L’Est à Langres. Elle possède trois compartiments. Elle a une capacité de 70 m3 et pèse 9 tonnes. Elle pourra contenir 50 m3 de gas oil, 13 m3 d ‘essence sans plomb 95 et 7 m3 de sans plomb 98. Un distributeur de carburant à deux faces sera prochainement installé avec paiement par carte bancaire, accessible 24 heures sur 24. Le distributeur sera le groupe Dijon Céréales sous l’enseigne Bourgogne Espace Rural. Les travaux sont en cours, l’installateur est Pétrogest de Besançon, les travaux de maçonnerie sont effectués par la société Henri Martin. Les commerces situés à proximité sont ouverts pendant la durée des travaux.

L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 14
Le canton de Fontaine Française est peuplé depuis de temps très anciens. Le site protohistorique du Soc tout proche, sur la commune de Sacquenay en témoigne ainsi que les nombreux silex, pierres taillées ou encore les nombreuses haches polies trouvées dans champs lors des labours. La civilisation Gallo-Romaine a laissé de nombreuses traces dans toute la vallée de la Vingeanne. Un village comme Saint Maurice comptait trois villas par exemple, de nombreuses tuiles, pièces de monnaies, chemins pavés (voie romaine Agrippa, voie romaineLangres-Genève, colonne milliaire de Sacquenay) ont été retrouvés et témoignent de cette époque. La vallée aurait selon une étude de la Guerre des Gaules de César été le théâtre de la bataille entre Vercingétorix et les légions romaines. La Vingeanne serait le «Flumen », cité dans les « Commentaires ». Cependant certains historiens avancent d’autres comme pour Alésia.

Atès (située près de l’actuelle Attricourt,) capitale gallo-romaine de cette petite région a été ruinée par les invasions de troisième siècle ap.JC), elle renait de ses cendres et de devient capitale du pagus des Attuariens, au sein duquel des prisonniers germains(les Attuariens ou Hattuariens) sont sédentarisés afin de valoriser une région ravagée. Champlitte a connu un destin similaire avec les Lètes, ou Littes auxiliaires de l’armée romaine sédentarisés (Campus Lètum Champlitte).
Les Burgondes occupent ensuite la région. A cette époque le vicus : Fontanas est séparé de Berthariacum (Berthaud) par un ru, la Torcelle qui préexistait aux étangs actuels. Cette a perduré jusqu’ au 15éme siècle, le village était divisé en 2 seigneuries différentes ne dépendant pas de la même suzeraineté, l’une dépendait du duché, l’autre de la Comté.

La fondation de l’abbaye de Bèze par Amalgaire, plaça la vallée de la Vingeanne en grande partie sous l’autorité de l’abbaye.

En 732, l’invasion des Sarrasins pénétra jusqu’en Bourgogne. A Saint Maurice, selon certains érudits locaux le lieu dits Le Mont Maurois aurait servi d’abris à une horde afin de mener des razzias sur la vallée, notamment à Bèze et de se protéger.

Après les Huns et les autres, au IXème siècle ce fut le tour des Hongrois, des Nord Mans qui ravagèrent l’abbaye et les vallées de la Bèze et de la Vingeanne. Cette terre de passage fut également une terre de métissage.

Après ces invasions des mottes castrales se sont construites peu à peu, et la féodalité s’est installée durablement dans la vallée de la Vingeanne.

Les grandes familles se sont succédé au château de Fontaine : Fouvent, Vergy, Vienne, Longvy , Chabot -Charny, Chabot -Charny, La Tour du Pin…. D’autres forteresses dominent la Vingeanne : Montigny, Mornay, Saint Seine, Orain… D’autres grandes familles nobles dominent le territoire, comme la famille de Saint Seine, Pierre de Saint Seine fait construire le château de Rosières au XIV ème siècle.

Vers 1120, s’élève près de Saint Maurice, la commanderie des templiers de La Romagne. A partir de 1314, les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem devinrent seigneur de La Romagne jusqu’en 1789.

L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 13
Jonas habitait près du carrefour des trois provinces : le canton de Française est situé au carrefour de trois anciennes provinces : la Bourgogne, la Champagne et la Franche Comté. Ce carrefour d’ailleurs se situe à un point précis, au sein du canton, trois départements se rejoignent en ce point : la Côte d’Or, la Haute Marne et la Haute Saône, trois cantons : Fontaine Française, Prauthoy, et Champlitte, avec les villages de Courchamp (21), Percey sous Montormentier (52), et Percey le Grand (70). Il s’agit également d’une limite entre trois circonscriptions ecclésiastiques : un archevêché : Dijon (l’évêché de Dijon date seulement de 1731 et l’archevêché est une création récente), et deux très anciens évêchés : Langres et Besançon. Une borne a été placée près de cet endroit, après le second remembrement de Percey (52). Cet espace de contact a été un lieu riche en histoire. Il serait même le point de rencontre entre les limites d’extension de différents peuples gaulois et de différents royaumes issus des partages entre les fils de Clovis Bourgogne, Neustrie et Austrasie. Le supplice de la reine Brunehaut se serait déroulé non loin de ce carrefour. Ce terroir aujourd’hui paisible a été le théâtre de nombreux conflits, c’était une zone frontalière, la Franche Comté n’étant devenue française qu’en 1678 (la Franche Comté appartenait depuis 1493 aux Habsbourg, jusqu’au traité de Nimègue). Dès l’époque gauloise, le canton de Fontaine Française était en limite des peuples Lingons (dont la capitale était Andematunum : Langres), et Éduens (dont la capitale était Bibracte), séparés des Séquanes (dont la capitale était : Vesontio : Besançon) par la Saône. C’était déjà une région de passage et de commerce entre le bassin méditerranéen et l’Europe du Nord, située sur la route de l’ambre et de l’étain, un point de rupture entre la Saône navigable et la Seine. Les convois étaient assurés en chariot tirés par des chevaux entre Seine et Saône, les marchandises partaient ensuite vers la Méditerranée. Le trésor de Vix est témoin de cette période. Les nombreux tumuli du canton demeurent inexplorés à ce jour, peut être recèlent ils d’autres témoignages comme celui de Vix.

Mignotte à Fontaine-Française : une entreprise “au poêle”

« Mignotte à Fontaine-Française : une entreprise “au poêle”
A quelques centaines de mètres du château de Fontaine-Française, à l’endroit où se situe l’ancienne gare de la commune, se dresse depuis quelques mois le nouveau magasin de la société Cheminées et Poêles Mignotte. À sa tête, Hugues et Céline Mignotte, deux enfants du village. Elle, est originaire de Fontaine-Française tandis que lui s’y est installé à l’âge de 11 ans. Le 20 septembre dernier, ils inauguraient leur troisième show room ainsi qu’un entrepôt, en présence du maire et conseiller général du canton, Nicolas Urbano, ainsi que le député Rémi Delatte. Une manière de sceller leur passion, son métier pour Hugues et sa ville natale pour Céline. Et un confort de gagner pour le couple qui, auparavant, entreposait ses pièces dans la vieille grange de leur ancienne maison, située au centre du bourg. Désormais, Céline Mignotte n’a plus qu’à sortir de sa maison, installée dans l’ancienne gare, et traverser la gare pour rejoindre son bureau. Et le luxe pour elle, c’est d’entendre le coq chanter perçant ainsi le calme qui règne dans le val de Vingeanne.
Partis « de rien » en 1998

Pourtant, lorsqu’ils débutent leur activité, en 1998, aucune banque n’accepte de les suivre. « On a tout vendu pour créer notre capital », explique Céline Mignotte. Et en seize ans, le chiffre d’affaires de l’entreprise est passé de 250 000 € à 1 000 000 € et la société emploie aujourd’hui neuf salariés. Les raisons du succès ? « Le savoir-faire », répond du tac au tac Céline. Mais aussi et surtout « l’amour » qu’Hugues a pour son métier. Un amour « qu’il transmet rapidement à ses clients », remarque son épouse. « Et surtout, nous sommes des artisans et pas des commerciaux », insiste la cogérante de la société.

Et l’installation dans l’ancienne gare du village ne doit rien au hasard non plus. Pour Céline, il était impensable de laisser des « promoteurs l’acquérir pour la raser ». C’est donc avec plaisir qu’elle a réhabilité cette gare, qui ne servait plus depuis 25 ans.

Avec un magasin à Saint-Apollinaire et un second à Langres (voir encadré), la création de ce nouvel emplacement c’est surtout pour faire « vivre la localité ». « Ce n’est pas avec notre magasin qu’on va faire de l’argent », précise Hugues Mignotte. Et d’ajouter : « C’est aussi pour montrer qu’il y a de la vie économique ici ».
Priorité aux « emplois locaux »

Le couple est, par ailleurs, très impliqué dans la vie de la commune. Céline Mignotte est conseillère municipale et Hugues est président de l’association Les P’tiots d’abord. Pour eux, il était « primordial » d’employer des jeunes du canton. Le plus éloigné de « ses gamins », comme elle les appelle, habite
à Bèze et le plus âgé a 31 ans. Dans l’entreprise, l’ambiance familiale prime. « Si les employés se sentent bien, la société ne peut qu’aller bien. Sans eux, on n’est rien », conclut Céline Mignotte.
Le principal de l’activité des Cheminées Mignotte est l’installation de poêles à bois et de granulés. Hugues Mignotte a été formé aux Marcs-d’Or et est sorti avec un diplôme de cheministe d’intérieur en poche. Spécialisé dans la pierre bourguignonne, il a suivi différentes formations, dont une en Savoie, durant deux ans. Puis suivra le premier magasin, à Gray (70), en 2001, qui a aujourd’hui fermé ses portes, puis celui de Langres (52) en 2008 et un troisième à Saint-Apollinaire, en 2010. »
Cet article est paru le 6 octobre dans le journal Le Bien Public sous la plume d’Inès de la Grange.

Inauguration des locaux de Cheminées et poêles Mignotte à Fontaine-Française

DSCN8826 Inauguration des locaux de Cheminées et poêles Mignotte à Fontaine-Française

Un nouveau magasin à Fontaine-Française

Samedi, a lieu l’inauguration du site de Cheminée et poêles Mignotte en présence de Remi Delatte député de la circonscription, et de Nicolas Urbano, conseiller général maire de Fontaine-Française, président de la communauté de communes du Val de Vingeanne à Fontaine Française dans les locaux de l’ancien centre routier, situés dans l’ancienne gare.
Céline et Hugues Mignotte proposent un magasin d’exposition pour les poêles, cheminées, chaudière à bois et à granulés.
Cheminée et poêles Mignotte est une entreprise crée en 1998, Fontaine-Française est le troisième magasin ouvert, après Langres en 2008, Saint Apollinaire en 2010.
Neuf personnes sont employées par cette société, il s’agit d’emplois locaux.
Céline et Hugues Mignotte habitent Fontaine-Française, Céline est originaire de Fontaine-Française. Ils ont réhabilité l’ancienne gare qu’ils habitent.

Travaux sur la voie romaine entre Fontaine Française et Sacquenay

Travaux sur la voie romaine
Des travaux sur le voie romaine à la limite communale de Fontaine et Sacquenay au lieu-dit La Côte Martin ont été effectués.
La commune de Fontaine Française a décidé de créer une desserte collective de sa forêt communale, de la forêt communale de Sacquenay et de la forêt privée de Caumont La Force.
Dans le cadre de l’étude préparatoire, l’ONF, a consulté le Service Régional de l’Archéologie de Bourgogne, puisque le chemin à réhabiliter emprunte, sur près de deux kilomètres, la voie romaine claudienne (Via Claudia) entre Mirebeau sur Bèze et Langres. Les travaux ne portant atteinte qu’à la partie superficielle de l’empierrement de cette voie, empierrement supposé largement moderne. Les travaux ont été autorisés tout en sollicitant l’opportunité de réaliser une coupe sur cette voie, afin de la documenter.
Cette coupe a été réalisée le lundi 28 juillet, grace à l’entreprise Bredillet, chargée de la réalisation de ces travaux, qui a mis à sa disposition une pelle mécanique avec l’accord de l’ONF. Cette coupe n’ayant pu être réalisée avant les travaux de surfaçage et de remblaiement de la nouvelle route blanche, il a fallu couper celle-ci sur la largeur d’un godet.
La coupe a été positionnée légèrement au sud du débouché sur la voie romaine de la ligne forestière séparant les parcelles 9 et 10 de la forêt communale de Fontaine Française. La stratigraphie de la voie romaine a été étudiée dans son intégralité malgré la pluie.
La voie romaine Mirebeau-Langres dite parfois « Voie Claude » est très bien conservée dans le massif forestier de Fontaine Française. Elle prend la forme d’un gros bourrelet, d’environ 16 mètres de large à sa base ont 1,50 mètres de haut par rapport au terrain environnant. Le chemin forestier à réhabiliter a été visité le 8 mars 2013. Il empruntait alors le sommet de ce bourrelet, avec des sinuosités héritées de son état d’abandon et de la présence ponctuelles de gros arbres. De part et d’autre, on distinguait par endroits un talus parallèle (murée sur épaulement) éloigné d’une dizaine de mètres du bas du talus, et qui pouvait donc être contemporain de la voie romaine.
Un hérisson de pierres calées sur chant, possiblement gallo-romain, n’apparaissait qu’à l’extrémité nord de l’itinéraire concerné par les futurs travaux, à l’endroit où le chemin d’exploitation forestière « descend » coté est, du bourrelet endommagé par d’anciens creusements. Partout ailleurs, le sol actuel du chemin était un empierrement de calcaire concassé de petit calibre, compacté, mélangé de terre, recouvert de l’humus. C’est également ce même concassé calcaire qui apparaissait dans les quelques chablis latéraux. Cette disposition rappelait les observations effectuées sur une voie romaine contemporaine, la voie dite Agrippa (Via Agrippa) au nord est de l’agglomération dijonnaise, par exemple entre Norges La ville et Brétigny, où le hérisson de la voie antique se situait à 1 mètre de profondeur sous le sol d’un chemin d’exploitation agricole, en fort relief par rapport aux champs voisins. La plus grande part du bourrelet en relief s’expliquait par les recharges successives, effectuées au fil des siècles pour restaurer l’assise de circulation.
Il y a une similitude avc le chemin forestier à restaurer entre Sacquenay à Fontaine-Française, et que les premières dizaines de centimètres de l’assise actuelle résultait très probablement d’un empierrement pouvant remonter au XIXème ou au XVIIIème siècle.
La coupe fait apparaitre le hérisson de la voie romaine composé de dalles et dallettes verticales perpendiculaires à l’axe de la chaussée sur 25 centimètres de profond de profondeurs à 1,50 mètre de profondeur. Le statumen décrit par Vitruve dans De architectura a été découvert. La ruderatio ou rudus des auteurs latins a été découverte également. La coupe stratigraphique a mis à jour la voie romaine.