Travaux sur la voie romaine entre Fontaine Française et Sacquenay

Travaux sur la voie romaine
Des travaux sur le voie romaine à la limite communale de Fontaine et Sacquenay au lieu-dit La Côte Martin ont été effectués.
La commune de Fontaine Française a décidé de créer une desserte collective de sa forêt communale, de la forêt communale de Sacquenay et de la forêt privée de Caumont La Force.
Dans le cadre de l’étude préparatoire, l’ONF, a consulté le Service Régional de l’Archéologie de Bourgogne, puisque le chemin à réhabiliter emprunte, sur près de deux kilomètres, la voie romaine claudienne (Via Claudia) entre Mirebeau sur Bèze et Langres. Les travaux ne portant atteinte qu’à la partie superficielle de l’empierrement de cette voie, empierrement supposé largement moderne. Les travaux ont été autorisés tout en sollicitant l’opportunité de réaliser une coupe sur cette voie, afin de la documenter.
Cette coupe a été réalisée le lundi 28 juillet, grace à l’entreprise Bredillet, chargée de la réalisation de ces travaux, qui a mis à sa disposition une pelle mécanique avec l’accord de l’ONF. Cette coupe n’ayant pu être réalisée avant les travaux de surfaçage et de remblaiement de la nouvelle route blanche, il a fallu couper celle-ci sur la largeur d’un godet.
La coupe a été positionnée légèrement au sud du débouché sur la voie romaine de la ligne forestière séparant les parcelles 9 et 10 de la forêt communale de Fontaine Française. La stratigraphie de la voie romaine a été étudiée dans son intégralité malgré la pluie.
La voie romaine Mirebeau-Langres dite parfois « Voie Claude » est très bien conservée dans le massif forestier de Fontaine Française. Elle prend la forme d’un gros bourrelet, d’environ 16 mètres de large à sa base ont 1,50 mètres de haut par rapport au terrain environnant. Le chemin forestier à réhabiliter a été visité le 8 mars 2013. Il empruntait alors le sommet de ce bourrelet, avec des sinuosités héritées de son état d’abandon et de la présence ponctuelles de gros arbres. De part et d’autre, on distinguait par endroits un talus parallèle (murée sur épaulement) éloigné d’une dizaine de mètres du bas du talus, et qui pouvait donc être contemporain de la voie romaine.
Un hérisson de pierres calées sur chant, possiblement gallo-romain, n’apparaissait qu’à l’extrémité nord de l’itinéraire concerné par les futurs travaux, à l’endroit où le chemin d’exploitation forestière « descend » coté est, du bourrelet endommagé par d’anciens creusements. Partout ailleurs, le sol actuel du chemin était un empierrement de calcaire concassé de petit calibre, compacté, mélangé de terre, recouvert de l’humus. C’est également ce même concassé calcaire qui apparaissait dans les quelques chablis latéraux. Cette disposition rappelait les observations effectuées sur une voie romaine contemporaine, la voie dite Agrippa (Via Agrippa) au nord est de l’agglomération dijonnaise, par exemple entre Norges La ville et Brétigny, où le hérisson de la voie antique se situait à 1 mètre de profondeur sous le sol d’un chemin d’exploitation agricole, en fort relief par rapport aux champs voisins. La plus grande part du bourrelet en relief s’expliquait par les recharges successives, effectuées au fil des siècles pour restaurer l’assise de circulation.
Il y a une similitude avc le chemin forestier à restaurer entre Sacquenay à Fontaine-Française, et que les premières dizaines de centimètres de l’assise actuelle résultait très probablement d’un empierrement pouvant remonter au XIXème ou au XVIIIème siècle.
La coupe fait apparaitre le hérisson de la voie romaine composé de dalles et dallettes verticales perpendiculaires à l’axe de la chaussée sur 25 centimètres de profond de profondeurs à 1,50 mètre de profondeur. Le statumen décrit par Vitruve dans De architectura a été découvert. La ruderatio ou rudus des auteurs latins a été découverte également. La coupe stratigraphique a mis à jour la voie romaine.

Le chanoine Pierre Rémond

Le chanoine Pierre Rémond est né à Percey le Grand, le 5 juillet 1922, et il a été baptisé dans cette église. Percey le Grand est situé à une extrémité de la Franche-Comté et touche à la Champagne et à la Bourgogne. Ce terroir lui avait donné un accent particulier, un peu rocailleux, il roulait les r.
Son enfance, s’est passée au moulin de Faâ, le long de la Vingeanne. Ce moulin avait une grande place dans sa mémoire et son attachement au terroir ; il en conservait précieusement des documents. Puis il y a eu la prière avec sa mère, l’entrée au séminaire avec le désir d’être prêtre et un moment important dans sa jeunesse : la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Julien Dubois, chef de la Résistance a annoncé qu’un avion ferait un largage de fusils et munitions vers la ferme des Bois à Percey le Grand. Pierre Rémond a entendu le message qui correspondait à largage sur le poste de radio du moulin le 10 septembre. Les allemands contrôlent la route, mais le largage a lieu : douze conteneurs et dix paquets. Pierre Rémond récupère le parachute. Plus tard celui-ci sera transformé en chasuble pour le jeune prêtre. Cet évènement l’a toujours marqué.
Les nominations se sont poursuivies au fil des années : d’abord dans le cadre d’accord entre le diocèse de Langres et le diocèse de Besançon. Pierre Rémond est nommé curé de Cusey (52), proche de Percey le Grand de 1947 à 1960.
Puis il devient secrétaire de la Pastorale diocésaine d’ensemble de 1960 à 1969. Ce fut un grand travail auquel ont été associés les séminaristes. C’était un regard porté sur le diocèse de Besançon, son avenir, mais aussi des analyses économiques et sociales qui seront beaucoup utilisées par les universités.
A partir de ces dates Pierre va recevoir d’autres responsabilités à l’officialité du diocèse de Besançon, à la pastorale des communautés religieuses.
En 1971, il devient aumônier diocésain de la pastorale de santé, puis de 1973 à 1987, délégué diocésain puis régional de la pastorale de la santé.
Aumônier d’action catholique puis official du diocèse de Besançon de 1987 à 1999 avec de grandes responsabilités en lien avec la mission de l’Église.
C’est en raison de toutes ces responsabilités que Pierre Rémond est nommé chanoine titulaire en 1996 par monseigneur Lucien Daloz. Pierre Rémond appréciera beaucoup cette nomination de reconnaissance.
Il est en retraite en 1999, mais la maladie fait son chemin, il entre à Notre Dame des Cèdres comme patient en 2008, il était « désorienté ».
Un hommage a été rendu à celle qui l’a accompagné avant, tout au long de son sacerdoce par l’abbé Jean-Christophe Demard qui a retracé la vie de Pierre Rémond lors des obsèques : Annie Japiot.
Les obsèques ont eu lieu le 18 juillet en l’église saint Pierre de Percey le Grand devant le tableau du chœur de l’église Saint Pierre intitulé : « La délivrance de Saint Pierre », tableau attribué à l’atelier de Jean Tassel peintre langrois du XVIIème siècle. 10 prêtres sont venus à Percey le grand, célébrer les obsèques du chanoine Pierre Rémond.

Aumônières

Aumônières
Ancienne commanderie de Saint-Antoine d’ Aumônières, au hameau d’Aumônières sur la commune de Pierrecourt(70) sur la route de Larret sur la départementale 5.
La D5 est une route très ancienne puisqu’elle est l’héritière d’une voie romaine conduisant de Langres (Audemantunno ou Andemantunnum) à Langres (Vesontio) via Seveux (Segobodium) signalée sur la Table de Peutinger. Aumônières figurerait sous le nom de Varcia.
La fondation d’Aumônières remonte au XIIème siècle. Elle fut une des plus anciennes maisons de Saint Antoine après celle du Dauphiné.
En 1254, le seigneur de Champlitte Jean de Vergy fit don de la paroisse de Pierrecourt aux Antonins, et les religieux furent chargés de l’administration de cette paroisse.
Les Antonins se sont engagés à Aumonières tant sur le plan caritatif que sur le plan hospitalier.
Lorsqu’on voit le site actuel, il est difficile d’imaginer le rayonnement de cet édifice autrefois.