L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 17

La riante vallée de la Vingeanne servait de cadre aux jeux de Jonas et Saleha, ils aimaient jouer et aller se baigner l’été à la prairie. La prairie était un enchantement, à la fin de l’hiver, on y cueillait pissenlit et billambeux (salsifis sauvages), à l’ouverture de la pêche à la truite, les pêcheurs revenaient fréquenter les endroits bucoliques bordant la Vingeanne. Au début de l’été les foins, embaumaient cet espace de liberté. L’été les baigneurs et les campeurs s’y aventuraient. En septembre poussaient les colchiques, c’est la période des regains, noisetiers et noyers donnaient à foison non loin de la rivière. L’hiver, elle offrait ses étendues de neiges immaculées aux amoureux de la nature.
Les forets n’étaient jamais loin. La forêt de Velours située à quelques kilomètres comptait un certain nombre d’étoiles (ce sont les croisements des grands chemins qui percent la forêt et desservaient les parcelles). Ces étoiles étaient liées à l’histoire de la vénerie: la plus connue était l’étoile de la Duchesse, il y a également l’étoile de la ville d’Antua, de Dochet (ou de Rochet?), Roger, de la Route, Jarnac, Marignan, De Saulx, Noirot, De Tavannes, Gaspard, De Ranti, Des Dames, Henry IV, du bois Saint Père, des Grandes baraques, soit 18 étoiles. L’antique forêt de « Velort », telle qu’on l’appelait à l’époque médiévale parait être une nuit percée d’étoiles. Étymologiquement, le nom de forêt de Velours viendrait de l’aspect luxuriant et de la densité de cette forêt. Ces forêts sont peuplées de chevreuils et sangliers, et parfois même de cerfs et de biches, il suffit de se promener pour les rencontrer. Il s’agit également d’un lieu vivant sillonné par les randonneurs, les affouagistes et les agents de l’ONF. Les affouagistes sont les petites mains de la forêt, pour une somme modique, ils exploitent une portion de bois. Autrefois les charbonniers vivaient dans les bois et réalisaient des meules, pour extraire le charbon de bois, les places à feux sont toujours visibles. Les charbonniers vivaient dans des cabanes de rondins pour certains, les familles issues de ce milieu en parlent avec nostalgie. Cette réalité a perduré dans certains endroits jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.
Les bosquets et les friches égayés au printemps par les fleurs blanches de l’épine noire offrent à Saleha et Jonas un cadre pour s’épanouir. Vers le 8 mai, dans la vallée de la Vingeanne, poussent les orchidées sauvages. Les services routiers du conseil général sont désormais au courant de cette floraison et fauchent les bas-côtés des routes après cette période.
Les pelouses sèches sont un lieu de promenade pour eux au début des beaux jours.
La flore des plateaux calcaires surplombant la Vingeanne, est présente sur les prairies sèches comme le Mont Gin, la Pâturie, les Vielles Côtes et les Pierrottes à Champlitte ou les talus de bord de route notamment à Orain sur la route de Champlitte et en Montentoie, à Saint Maurice sur Vingeanne sur la route d’Orain, à Véronnes sur la route de Lux et à Bourberain sur un terrain privé sur la route de Fontaine Française. Ce sont toutes des plantes supportant la sécheresse, cette flore aime particulièrement chaleur et calcaire. Les pelouses sèches recèlent nombreuses espèces d’affinité méditerranéenne avec présence d’orchidées rares protégées et répertoriées par le Muséum d’Histoire Naturelle de paris, sont présentes l’orchis bouc (qui se détecte à quelques mètres par son ‘parfum’ fort mais pas très désagréable), l’ophrys abeille, Ophrys bourdon, l’Ophrys pyramidal, l’orchis singe, l’orchis militaire, l’orchis brulé, l’orchis homme pendu (à l’odeur fine de vanille)… ces plantes rares sont visibles début mai.
Les Ophrys ont un labelle dépourvu d’éperon et ressemblant plus ou moins, par sa pilosité, ses macules et colorations à un insecte (diptères et hyménoptères variés). Les Orchis ont un labelle muni d’un éperon, ne ressemblant jamais à un insecte, et leurs pétales et sépales sont souvent rassemblés en casque plus ou moins lâche. Le labelle est le pétale modifié que portent toutes les orchidées ou presque.
Les pelouses sèches calcaires, sont des formations végétales herbacées rases se développant sur des sols peu profonds et bénéficiant d’un fort ensoleillement. La pauvreté des sols en éléments nutritifs explique la végétation peu élevée et peu fournie quoique riche en espèces.
Le mont Gin est zone naturelle Natura 2 000. Les orchidées peuvent être photographiées, elles ne doivent pas être cueillies, car elles font partie des espèces protégées. Non loin d’ici sur le territoire de la commune de Moloy pousse le Sabot de Vénus. En effet Moloy est connue pour héberger une très belle station de cette orchidée très rare en Côte-d’Or. Cette station a fait l’objet d’un aménagement avec circuit sur pilotis par l’Office National des Forêts. Important, cette orchidée est protégée, sa cueillette est interdite. Période de fleurissement : fin mai.
Une flore variée pouvait être admirée par Saleha et Jonas, leurs yeux d’enfants pouvaient s’émerveiller : coquelicots, bleuets, de plus rares, matricaire qui n’est autre que la camomille sauvage, le vulpin qui est l’ami du blé s’offraient à eux l’été.

Les orchidées de nos campagnes

Vers le 8 mai, dans la vallée de la Vingeanne, poussent les orchidées sauvages. Les services routiers du conseil général sont désormais au courant de cette floraison et fauchent les bas-côtés des routes après cette période.
La flore des plateaux calcaires surplombant la Vingeanne, est présente sur les prairies sèches comme le Mont Gin, la Pâturie, les Vielles Côtes et les Pierrottes à Champlitte ou les talus de bord de route notamment à Orain sur la route de Champlitte et en Montentoie, à Saint Maurice sur Vingeanne sur la route d’Orain, à Véronnes sur la route de Lux et à Bourberain sur un terrain privé sur la route de Fontaine Française. Ce sont toutes des plantes supportant la sécheresse, cette flore aime particulièrement chaleur et calcaire. Les pelouses sèches recèlent nombreuses espèces d’affinité méditerranéenne avec présence d’orchidées rares protégées et répertoriées par le Muséum d’Histoire Naturelle de paris, sont présentes l’orchis bouc (qui se détecte à quelques mètres par son ‘parfum’ fort mais pas très désagréable), l’ophrys abeille, Ophrys bourdon, l’Ophrys pyramidal, l’orchis singe, l’orchis militaire, l’orchis brulé, l’orchis homme pendu (à l’odeur fine de vanille)… ces plantes rares sont visibles début mai.
Les Ophrys ont un labelle dépourvu d’éperon et ressemblant plus ou moins, par sa pilosité, ses macules et colorations à un insecte (diptères et hyménoptères variés). Les Orchis ont un labelle muni d’un éperon, ne ressemblant jamais à un insecte, et leurs pétales et sépales sont souvent rassemblés en casque plus ou moins lâche. Le labelle est le pétale modifié que portent toutes les orchidées ou presque.
Les pelouses sèches calcaires, sont des formations végétales herbacées rases se développant sur des sols peu profonds et bénéficiant d’un fort ensoleillement. La pauvreté des sols en éléments nutritifs explique la végétation peu élevée et peu fournie quoique riche en espèces.
Le mont Gin est zone naturelle Natura 2 000. Les orchidées peuvent être photographiées, elles ne doivent pas être cueillies, car elles font partie des espèces protégées. Non loin d’ici sur le territoire de la commune de Moloy pousse le Sabot de Vénus. En effet Moloy est connue pour héberger une très belle station de cette orchidée très rare en Côte-d’Or. Cette station a fait l’objet d’un aménagement avec circuit sur pilotis par l’Office National des Forêts. Important, cette orchidée est protégée, sa cueillette est interdite. Période de fleurissement : fin mai. Pour plus d’informations, les personnes intéressées peuvent s’adresser au Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons. Un jour, peut-être les sites présentant des orchidées seront intégrés à des circuits de visites comme à Moloy.