Le chanoine Pierre Rémond

Le chanoine Pierre Rémond est né à Percey le Grand, le 5 juillet 1922, et il a été baptisé dans cette église. Percey le Grand est situé à une extrémité de la Franche-Comté et touche à la Champagne et à la Bourgogne. Ce terroir lui avait donné un accent particulier, un peu rocailleux, il roulait les r.
Son enfance, s’est passée au moulin de Faâ, le long de la Vingeanne. Ce moulin avait une grande place dans sa mémoire et son attachement au terroir ; il en conservait précieusement des documents. Puis il y a eu la prière avec sa mère, l’entrée au séminaire avec le désir d’être prêtre et un moment important dans sa jeunesse : la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Julien Dubois, chef de la Résistance a annoncé qu’un avion ferait un largage de fusils et munitions vers la ferme des Bois à Percey le Grand. Pierre Rémond a entendu le message qui correspondait à largage sur le poste de radio du moulin le 10 septembre. Les allemands contrôlent la route, mais le largage a lieu : douze conteneurs et dix paquets. Pierre Rémond récupère le parachute. Plus tard celui-ci sera transformé en chasuble pour le jeune prêtre. Cet évènement l’a toujours marqué.
Les nominations se sont poursuivies au fil des années : d’abord dans le cadre d’accord entre le diocèse de Langres et le diocèse de Besançon. Pierre Rémond est nommé curé de Cusey (52), proche de Percey le Grand de 1947 à 1960.
Puis il devient secrétaire de la Pastorale diocésaine d’ensemble de 1960 à 1969. Ce fut un grand travail auquel ont été associés les séminaristes. C’était un regard porté sur le diocèse de Besançon, son avenir, mais aussi des analyses économiques et sociales qui seront beaucoup utilisées par les universités.
A partir de ces dates Pierre va recevoir d’autres responsabilités à l’officialité du diocèse de Besançon, à la pastorale des communautés religieuses.
En 1971, il devient aumônier diocésain de la pastorale de santé, puis de 1973 à 1987, délégué diocésain puis régional de la pastorale de la santé.
Aumônier d’action catholique puis official du diocèse de Besançon de 1987 à 1999 avec de grandes responsabilités en lien avec la mission de l’Église.
C’est en raison de toutes ces responsabilités que Pierre Rémond est nommé chanoine titulaire en 1996 par monseigneur Lucien Daloz. Pierre Rémond appréciera beaucoup cette nomination de reconnaissance.
Il est en retraite en 1999, mais la maladie fait son chemin, il entre à Notre Dame des Cèdres comme patient en 2008, il était « désorienté ».
Un hommage a été rendu à celle qui l’a accompagné avant, tout au long de son sacerdoce par l’abbé Jean-Christophe Demard qui a retracé la vie de Pierre Rémond lors des obsèques : Annie Japiot.
Les obsèques ont eu lieu le 18 juillet en l’église saint Pierre de Percey le Grand devant le tableau du chœur de l’église Saint Pierre intitulé : « La délivrance de Saint Pierre », tableau attribué à l’atelier de Jean Tassel peintre langrois du XVIIème siècle. 10 prêtres sont venus à Percey le grand, célébrer les obsèques du chanoine Pierre Rémond.

Sur les traces de Jean Tassel

DSCN0498A Percey le Grand : l’église est placée sous le vocable de « Saint-Pierre-aux-Liens »
– le tableau « La libération de saint Pierre » est attribué à Jean Tassel et daterait du 4e quart du 17e siècle. Il pourrait provenir d’une église de Langres (saint Amâtre). Il ne s’agirait pas d’une composition personnelle de Tassel, mais de la copie d’un tableau du Dominiquin conservé à l’église Saint-Pierre-aux-Liens de Rome.
– les deux autres tableaux sont datés du premier quart du 18e siècle et d’auteurs inconnus.

Selon Wikipédia, Jean Tassel est mort en 1667, et il n’a pas pu peindre un tableau post-mortem.
Il y a bien une fresque dans l’église de Rome montrant la libération de saint Pierre, mais elle n’est apparemment pas attribuée au Dominiquin
me communique t’on.

Les idiomes patoisants Révélés

Henry Thévenot et Geneviève Campenet ont produit : « Idiomes patoisants de la région de Cusey Percey le Grand, Champlitte Pierrecourt Fouvent ». Ce livre a été édité par Pascal Magnin chez Vesoul Éditions.
Henry Thévenot s’est intéressé au patois, il y a 7 ou 8 ans et a commencé à écrire un lexique de mots patois, il a soumis ses recherches à Éliane Troncin de Percey sous Mortementier, véritable mémoire du village, qui avait collecté elle aussi des mots patois. De cette rencontre est née la première partie de l’ouvrage.
Geneviève Campenet a pour passion la collecte de documents touchant Champlitte et sa région. Elle a trouvé il y a quelques années chez un bouquiniste un livre concernant le patois de Pierrcourt par C.Juret, qui constitue la seconde partie de l’ouvrage.
Ce lexique du patois parlé aux confins de Bourgogne, de la Franche Comté et de la Champagne entre Vingeanne et Salon, est très intéressant, car il représente la mémoire du parlé de la contrée des trois provinces.
Les auteurs Henri Thévenot et Geneviève Campenet ont su faire revivre le patois. Des fables, des expressions et des chansons émaillent cet ouvrage. Ce livre est né de la rencontre de Geneviève Campenet et Henry Thévenot avec Pascal Magnin. Il est issu de leur volonté de constituer et de révéler un lexique de patois afin que rien ne se perde, dans l’esprit du travail d’Albert et Félicie Demard. Geneviève Campenet ajoute j’ai eu envie de sauvegarder ce document important concernant le secteur. Henry Thévenot ajouté : « J’ai entendu mon père parler le patois avec Camille Naigeon maréchal ferrant à Sacquenay et monsieur Rabiet charron à Sacquenay cela m’a donné envie de transmettre la mémoire des anciens, de passer le témoin aux générations futures, le patois est un véritable patrimoine oral. »
« Idiomes patoisants de la région de Cusey Percey le Grand, Champlitte Pierrecourt Fouvent » est disponible Chez Julie, librairie-presse-tabac, à Champlitte à la boulangerie Antoine, 35 Rue de l’Hôpital, à Sacquenay, à la boulangerie Dimey à Prauthoy et chez Henry Thévenot 2, rue du pont d’Archon à Cusey.