Les joueurs de bowling Classic à l’honneur.

Les joueurs de bowling Classic à l’honneur.

Samedi, à la salle des fêtes de Saint-Maurice-sur-Vingeanne, les membres du comité sportif de Côte d’Or de Bowling Classic ont récompensé des joueurs, pour leur ancienneté au sein de ce sport.
Vinko Karaula de Gevrey-Chambertin a reçu la médaille grande or. Cindy Chambellant de Vernois-les-Vesvres a reçu la médaille d’or pour 25 ans. Sandrine Brayard d’Is-sur-tille, Patrick Carcagne de Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Alaxandre Livera de Gevrey-Chambertin, Julien Mongouachon de Gevrey-Chambertin, Bruno Bienfait de Foncegrive ont reçu la médaille d’argent pour 20 ans. Olivier Arbore de Gevrey-Chambertin, Anthony Rabier de Gevrey-Chambertin, Mickael Roblet d’Is-sur-Tille, David Walewski de Gevrey-Chambertin ont reçu la médaille de bronze, pour 15 ans.

Jones est né à la ferme du Clos Thomas.

Jones est né à la ferme du Clos Thomas.

L’an dernier Indiana, poulain comtois est né à la ferme du Clos Thomas, cette année la ferme fête la naissance de Jones, poulain Welsh Cob. Jones vient se joindre à une ferme en plein développement.

Céline Gribelin, exploitante agricole, à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, développe chaque année un nouveau projet à la ferme du Clos Thomas. Cette année Jones né vendredi 10 mai est venu au monde. Il a une semaine, il pèse 45 kilos et meure 80 centimètres au garrot. Jones et sa maman Ellie Mac se portent bien. Jones est un futur étalon plein papier Welsh Cob, il sera à la vente d’ici un an. « Les Welsh Cob, sont des chevaux puissants, résistants, et polyvalents, valables pour toutes disciplines. »: précise Céline Gribelin, ancienne cavalière.

L’exploitante agricole a su diversifier sa ferme. Elle a plusieurs cordes à son arc : l’élevage équin, ovin, (avec des moutons du Cameroun), et caprin, avec des chèvres naines qui viendront à l’avenir agrandir le cheptel.

L’élevage de trait comtois et Welsh Cob est une typicité de l’exploitation agricole La prestation promenade en calèche avec la jument comtoise, Toscane rayonne sur le territoire

Galmira, jeune poulinière comtoise est également venue compléter l’élevage. Indiana, jeune étalon comtois, doit se faire agréer comme reproducteur, il est né à la ferme l’an dernier, élevé avec sa mère Corrida à la ferme, il va participer au développement de l’élevage comtois. Eyquem du Guinel, quant à lui, étalon Welsh Cob, fait également partie de cet élevage familial, proche des êtres humains.

Un des projets de la ferme du Clos Thomas est l’ouverture de l’accueil à la ferme. « J’ai la volonté de vendre des œufs à la ferme et faire découvrir la ferme et son élevage. » : confie Céline Gribelin.

La prise en pension saisonnière de chevaux du premier décembre au premier avril est également envisagée à l’avenir.

18 ans maire de la commune.

18 ans maire de la commune.

Samedi, à la salle des fêtes de la commune, le maire actuel, Georges Apert, a remis, au nom du conseil municipal, à Jean-Louis Comparon, une médaille pour 18 ans passés, à la tête de la commune comme maire à Jean-Louis Comparon. Ce dernier, a été maire de Saint-Maurice-sur-Vingeanne de 1995 à 2013.

Sous les différentes mandatures de Jean-Louis Comparon, Saint-Maurice-sur-Vingeanne, a changé de visage. Le pont de La Romagne a notamment été restauré, l’école a été rénovée et ouverte de 2000 à 2009 (ce bâtiment abrite aujourd’hui la mairie). La municipalité, avec à sa tête, Jean-Louis Comparon, a décidé d’acheter des maisons qui tombaient en ruine, une convention a été signée entre la commune et la région. Une étude d’aménagement du village a été réalisée, puis présentée aux habitants en décembre 2004. La première maison a été louée en décembre 2006 et la seconde en février 2008, permettant l’arrivée de deux familles au village. Les annuités d’emprunts ont été couvertes par les loyers. La salle des fêtes a été ravalée, avec notamment la réfection du parquet, du chauffage et surtout la création de l’office. La rénovation de l’illumination du pont de la Vingeanne, au centre du village avec 40 mètres de leds posés de chaque côté, met en valeur le patrimoine du village. Le lavoir a été lui aussi rénové : les travaux, réalisés eux aussi par l’association Sentiers concernant la construction d’un mur en pierre sur 31 mètres de long, ont été effectués à cette époque.

Littérature 13.

La littérature locale, peut s’honorer de la présence d’une auteure sur ses terres, il s’agit de Marie Jade. J’ai longtemps cherché ses livres, sans les trouver. Marie Jade, de son vrai nom Marie, Gabrielle Vien de Saint-Maure, est une journaliste et écrivain française, née en 1886 à Pontgibaud et décédée en 1980 à Ploumanach (22).

Pendant son enfance à Paris avec sa mère Elizabeth de Saint-Maure, elle côtoie le gratin intellectuel (Gauguin, Rodin, Mallarmé, Picasso, entre autres) et Armand Seguin, élève de Gauguin qui fera son portrait alors que le Maître y travaillera l’arrière-plan dont la fenêtre. Ce tableau se trouve aujourd’hui au Musée d’Orsay : Gabrielle Vien par Armand Seguin.
Veuve à l’âge de 20 ans, avec deux fils (Georges et Pierre), elle entreprend une carrière internationale de chanteuse lyrique sous le nom de Mary Christian. D’une liaison restée secrète, elle aura un autre fils, Christian (qui sera adopté plus tard par Marc de Gastyne) D’un mariage de 10 ans avec Marco de Gastyne, elle aura une fille Marie-Claire qui deviendra elle-même écrivain et poète mais sans être jamais reconnue. Après leur séparation, elle devient journaliste, conférencière, romancière, poète sous le nom de Marie Jade. Elle se marie en 1930, à Saint-Maurice sur Vingeanne où elle vécut entre 1929 et 1932, avec Marcel Bedet, artiste peintre qui deviendra lui-même le secrétaire et biographe de Sacha Guitry sous le nom d’Henri Jadoux.
De son passage à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, elle laissa un roman, « Sully Paturin » paru dans La Bourgogne Républicaine, entre le premier février et le vingt mars 1937 et édité en 2009, par les soins de Jacques Desbois. Ce roman a reçu le Grand Prix Littéraire de la ville de Dijon présidé par Édouard Estaunié de l’Académie Française.
Sully Paturin fait penser à Colas Breugnon de Romain Rolland. La vie de Marie Jade fait penser à celle de Colette. Si j’écris c’est un peu grâce à Marie Jade, grande dame de la littérature bourguignonne.
L’aventure mexicaine des chanitois a éveillé très tôt mon imagination littéraire. L’émigration chanitoise et bourguignonne au Mexique a eu lieu de 1831 à 1861. Cette émigration est née de la volonté d’un homme, Stéphane Guenot, ancien officier de l’armée napoléonienne, originaire d’Autrey les Gray. Cet homme a acheté des terres au Mexique en 1832, dans l’État de Vera Cruz et a fondé la compagnie Franco-Mexicaine avec des capitaux dijonnais et chanitois. Stéphane Guenot était fouriériste et Saint simonien, rêvant d’installé un phalanstère au Mexique. Cependant la colonie n’est pas une expérience fouriériste d’après le colloque auquel j’ai assisté à Vesoul, il y a quelques années. Les émigrants sont partis de Champlitte car 7 années de gel consécutives avaient condamné le vignoble de Champlitte et de sa région. L’histoire de ces colons venus de Champlitte, Mornay et Saint Maurice sur Vingeanne rejoint l’histoire du Mexique et épouse les relations franco-mexicaines. Albert Demard fondateur du musée de Champlitte a retrouvé 2 listes de départ de départ de 1833 et 1835 aux archives municipales de Champlitte. Entre 1831 et 1861, 600 émigrants originaires de Champlitte et de la Vingeanne sont partis au Mexique. En 1969, Jean Christophe Demard titulaire d’un doctorat d’histoire soutenu à l’université de Franche Comté s’est rendu au Mexique et a effectué des recherches. Il a rencontré les descendants des colons. Par la suite, des contacts ont été noués avec l’université de Vera Cruz. L’association Haute Saône-Mexique est née à la suite de ces échanges. L’histoire des Barcelonnettes est mieux connue, elle se rejoint avec celle des chanitois.
Jean-Christophe Demard est l’auteur de Jicaltepec (chronique d’un village français au Mexique), et d’Une colonie française au Mexique 1833-1926 (chronique d’une colonie française sur le rio Nautla).
Au Mexique, les français ont su prospérer. Aujourd’hui, beaucoup de descendants de familles de Champlitte vivent encore à San Raphaël et à Jicaltepec. Les Stivalet, les Theurel, Les Capitaine, les Thomas ont fait souche.
Cela fait penser aux cajuns de Louisiane, une grande épopée reste à écrire.

Inauguration des travaux.

Inauguration des travaux.
Les habitants de la commune sont venus nombreux à l’inauguration des travaux qui ont eu lieu à la salle des fêtes de Saint-Maurice-sur-Vingeanne et à la salle des associations.

Vendredi, Georges Apert, maire de Saint-Maurice-sur-Vingeanne a inauguré les travaux effectués à la salle des fêtes située au rez-de-chaussée, et à la salle des associations, située au premier étage du même bâtiment. Le premier édile a également présenté à cette occasion les vœux de la commune.
Des travaux de menuiserie, placo, d’isolation, de peinture et d’électricité ont eu lieu. Ces travaux ont été décidés par le conseil municipal.
« Cette réfection de la salle des fêtes et la création de la salle des activités pour les associations est une volonté de la commune. Ces travaux d’isolation sont effectués afin de réaliser des économies de chauffage et pour le respect de l’environnement. Les factures de chauffage ont diminué de moitié » : a précisé Georges Apert.
Ces travaux se montent à un cout total de 47 805,36 € HT. Une subvention de 30% est venue au titre de Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux (DETR) : 14 341,61€. Le syndicat Intercommunal d’électricité de Côte d’Or (SICECO) a donné : 2000 €. Le reste est à la charge de la commune : 31 463,75 €.
Dans la salle réservée aux associations, située au premier étage au-dessus de la salle des fêtes, des cours de guitare ont lieu le vendredi, dispensés par Sylvain Jobert dans le cadre des activités proposées par le foyer rural, Claude Bongarzone donne des cours de batterie également le vendredi soir. L’atelier d’écriture du foyer rural, les cours de dessin, la vannerie se déroulent également dans cette salle des associations.
Le maire, Georges Apert et le conseil municipal de Saint-Maurice-sur-Vingeanne ont tenu à remercier Jean-Marc Hucherot, conseiller municipal, pour son implication dans ces travaux.