Saint Vincent à la maison de retraite.

Mardi 22 janvier, à la maison de retraite Les Lavières de Champlitte, environ 90 personnes ont participé au repas de la Saint Vincent, véritable tradition chanitoise. Le personnel, les familles et les résidents ont partagé un moment de convivialité dans la bonne humeur.

Saint Vincent.

Saint Vincent.
Si le jour de saint Vincent le soleil est clairvoyant, il y aura beaucoup de jus au sarment.
Quand le soleil luit à la saint Vincent, le vin monte au sarment.
Aube claire à saint Vincent, beaucoup de fruits pour tout le monde.
À saint Vincent une claire journée, nous annonce une bonne année.
À la saint Vincent s’il fait beau, le bouvier doit épargner le feneau.
Quand il fait beau le jour de saint Vincent, le vigneron s’en va chantant.
Le jour de saint Vincent clair et serein, annonce une année de bon vin.
Le jour de saint Vincent, si le soleil luit grand comme un chapeau, on aura du vin plein le tonneau.
Quand saint Vincent est clair et beau, il y a du vin comme de l’eau.
Si le jour de saint Vincent est trouble, il met le vin au double.
Le jour de la saint Vincent, tout gèle ou tout détend.
À la saint Vincent, l’hiver monte ou descend.
À la saint Vincent, l’hiver prend ou se casse les dents.
À la saint Vincent, les glaçons perdent leurs dents.
Saint Vincent clair et beau, plus de vin que d’eau.
À la saint Vincent tout dégèle ou tout prend.
À la saint Vincent cesse la pluie et vient le vent.
À la saint Vincent l’hiver se reprend, tout gèle ou tout fend.
À la saint Vincent ou les glaçons perdent leurs dents, ou les recouvrent pour longtemps.
À la saint Vincent, la sève monte dans les sarments.
À la saint Vincent l’hiver quitte sa dent ou la reprend.

Le bourg chanitois fêtera saint Vincent lundi

Le bourg chanitois fêtera saint Vincent lundi
Les festivités de la saint Vincent auront lieu lundi 22 janvier au sein du bourg chanitois. Une tradition longue de 406 ans.
Organisée par la confrérie chanitoise de Saint Vincent, cette fête se veut une fidélité à un esprit d’amitié, de fraternité, et de foi. C’est une fête de tout un secteur et une occasion de remercier d’une façon ou d’une autre ceux qui font vivre leur terroir. Les festivités débuteront à 9h15 avec le couronnement des épousés de la fête. Puis aura lieu le départ de la procession pour se rendre place de la Gargouille, chez « les rendants » : la famille de Pierre Martin. La procession reviendra à l’église saint Christophe pour la célébration de la messe qui aura lieu à 10 heures. A l’issue de la messe la procession ira à la rencontre du nouveau bâtonnier de l’année : l’abbé Jean-Christophe Demard, place des Halles. Tous les membres de la confrérie des Houes d’or avec leurs insignes, les membres des diverses confréries en costumes, les amis des villages plus ou moins lointains sont invités à participer au cortège. Les réjouissances populaires auront lieu à 12 heures avec des danses traditionnelles folkloriques interprétées par les Compars de Chanitte. Il s’agira ensuite d’honorer les personnes qui maintiennent les traditions locales et encouragent la culture de la vigne et de remercier toutes les personnes qui assurent la promotion de la Haute-Saône. L’aspect fraternel a toujours animé les festivités de la saint Vincent. La saint Vincent reste un évènement haut en couleurs et apprécié de la population.

La Saint Vincent ne connait pas de frontières

La Saint Vincent ne connait pas de frontières.

Un jeune habitant de Saint Maurice sur Vingeanne sera un des acteurs de la Saint Vincent de Champlitte. Rencontre

Virgil Fougerouse, 4 ans (5 ans au mois de février), habitant de Saint Maurice sur Vingeanne participera le lundi 23 janvier à la 405 ème édition de la Saint Vincent à Champlitte.
Il s’agira de sa première participation à la Saint Vincent. Virgil appartient au groupe folklorique :  » Les Compars de Chanitte », pour la première année. Il a été choisi pour faire partie du petit couple.
Le petit couple et les épousés de l’année au sein de la procession de la Saint Vincent chanitoise sont un symbole du renouveau et de la transmission. Il s’agit de symboles pré-chrétiens.
Virginie Bellet-Brissaud, maman de Virgil, ne pourra pas beaucoup admirer son fils en costume, car elle travaille ce jour-là.  » Toutes mes racines sont à Champlitte. Mon grand-père maternel est de Neuvelle les Champlitte. Comme moi, il avait été intronisé au sein de la confrérie de la Saint Vincent de Champlitte. J’ai moi-même été l’épousée au sein de la procession, il y a plusieurs années. Je fais partie du groupe folklorique :  » Les Compars de Chanitte  » : confie Virginie Bellet-Brissaud. Je souhaite transmettre les traditions et le folklore local commun à la Bourgogne et à la Franche Comté à mes enfants. » En effet, Victor le fils ainé de Virginie Bellet-Brissaud et de Gilles Fougerouse a lui aussi participé très tôt au groupe folklorique :  » Les Compars de Chanitte », et à la Saint Vincent. Victor, est entré en 2010 au groupe folklorique chanitois, à l’âge de 5 ans. il a participé à sa première Saint Vincent en 2011, et a fait partie du petit couple en 2013.
Les enfants sont toujours associés à la Saint Vincent. Les enfants des écoles chanitoises assistent ainsi au couronnement des épousés, qui a lieu en présence du petit couple. Ils suivent la procession jusqu’à la place de la Gargouille.
Infos : Chaque année, depuis 1612, la Saint Vincent se déroule à Champlitte. Rendez-vous est donné pour le couronnement des épousés à 9 h 15 devant l’église. Cet évènement marque le début des festivités à Champlitte. Suivant la tradition, une procession en costumes traditionnels défile au sein du bourg chanitois, selon un parcours bien défini, cela attire des spectateurs qui sont de plus en plus nombreux.

Une saint Vincent dignement fêtée à Champlitte

DSCN7837Une saint Vincent dignement fêtée

Jeudi a eu lieu la traditionnelle Saint-Vincent emmenée, aux confins des registres religieux et populaires, par la confrérie du même nom. La saint Vincent a été placée cette année sous le signe de la fraternité et de la transmission des traditions. Les enfants des écoles de Champlitte sont venus nombreux assister à cette fête qui célèbre le terroir et le patrimoine culturel local au cœur du monde rural.

Les cérémonies religieuses ont été, cette année, présidées par Monseigneur Gérard Daucourt, ancien évêque de Nanterre, et par l’abbé Jean Kita, après le couronnement des épousés sur le parvis de l’église Saint-Christophe, une première procession a permis de partir à la rencontre des « rendants », qui ne sont autres que les membres du « Grand vignoble chanitois » (GVC). Les épousés de la fête étaient donc Anaïs Graff et Ludovic Vincent, et le petit couple : était composé de Chloé Baulard et Romain Gardet. La messe a été célébrée en l’église saint Christophe, au sortir de laquelle une nouvelle procession a conduit, la statue de saint Vincent vers les nouveaux bâtonniers, ou « prenants », à savoir les familles de Thierry et Christophe Desgrez.

Ensuite place des Halles, les festivités populaires ont battu leur plein autour de l’autre grande flamme chanitoise qu’est ile groupe folklorique des Compars de Chanitte, tandis que le foule, plusieurs milliers de personnes, a partagé une fois encore 4 000 beignets, 4 000 gaufres sèches et 1 000 pains d’épice, le tout, bien entendu, arrosé comme il se doit de bonne humeur et des vins du terroir le tout gratuitement.

Saint Vincent bien loin des heures le plus sombres à Champlitte

DSCN9279La traditionnelle Saint-Vincent animera le bourg chanitois dans son ensemble, le jeudi 22 janvier. Une belle fête qui ne doit pas faire oublier combien la vigne et ses serviteurs ont pu souffrir, en des temps plus anciens.
Le phylloxéra de la vigne… Au-delà de l’appellation quasi poétique, un drame terrible. Ce minuscule puceron originaire d’Amérique du nord a en effet été responsable, dans la deuxième partie du XIXe siècle, d’une sombre catastrophe causant d’épouvantables dégâts sur les vignobles français et européens, et en particulier à Champlitte et ses environs. L’agriculture française n’avait, en effet, jamais connu un tel désastre. La recherche d’un remède pour combattre le fléau a monopolisé toute l’énergie des viticulteurs et des scientifiques, principalement.

Si les premiers témoignages relatant la présence de vignes dans le secteur remontent au Xe siècle, il a fallu attendre l’impulsion des évêchés de Langres et Dijon pour faire prospérer la vigne à Champlitte, puis en particulier la fin du XVIIIe pour la voir atteindre quelque 600 hectares, le vin représentant alors la principale ressource du bourg.

C’est donc avec d’autant plus de douleur qu’a été subi, au XIXe siècle, le double fléau du froid et du phylloxera, qui a eu pour effet d’anéantir à 80 % le vignoble. La Première Guerre Mondiale a fait le reste, faute de bras pour l’entretenir.

Dans le sillage de cette bien triste période, la viticulture a été abandonnée au profit de l’agriculture, et les coteaux sont bientôt devenus des friches.

Fort heureusement, les traditions autour du vin sont, elles, restées bien ancrées… Après tout, ne fête-t-on pas régulièrement, à Champlitte, la Saint-Vincent chaque 22 janvier, depuis…1612 !

Pour en revenir à l’histoire récente, la lutte contre le phylloxera a été couronnée de succès grâce à l’utilisation d’hybrides producteurs directs ou de porte-greffes, issus d’espèces américaines résistantes. Mais bien sûr, la vigne n’a pas été replantée partout. Il aura certes fallu laisser passer quelques temps pour que certaines idées, aussi noueuse que de vieux ceps, finissent par s’enraciner définitivement sur cette terre propice, baignée du courage et de la sueur des hommes. C’est en 1974 que, grâce à Albert Demard, enfant du pays -qui reste également dans l’Histoire comme le père du musée d’histoire et de traditions populaires- et à un bon nombre d’habitants, qu’a été créée la « Société civile particulière des Coteaux de Champlitte », dont « Grand Vignoble Chanitois (GVC) » est aujourd’hui la marque commerciale.

Cette société exploite 35 hectares de vignes, ce qui fait d’elle c’est la 3e plus grosse exploitation viticole de Franche Comté. A ses côtés, De plus, Pascal Henriot cultive, en « bio » depuis 1985, 6 hectares situés, sur les coteaux calcaires de Champlitte et à quelques kilomètres de la vallée de la Vingeanne.

Ces plantations, relativement récentes, manifestent un renouveau viticole. Non, le phylloxéra n’aura finalement pas eu raison de la vigne à Champlitte et alentour, là où la détresse conduisit alors quelques autochtones ruinés à partir à l’aventure, par-delà l’océan Atlantique, en quête d’une vie à reconstruire au Mexique…

A l’heure d’une vraie renaissance qui voit régulièrement émerger quelque cuvée nouvelle, de la grande épopée viticole d’hier, il reste des témoignages gravés dans la pierre, au détour de ces maisons vigneronnes qu’on y aperçoit encore. Ces demeures en hauteur, jamais isolées, mais bel et bien prises dans tout un ensemble, comme c’est le cas rues de la Haye ou de la Perrière, permettent de deviner combien la vie communautaire était autrefois importante. Leur cave, élément indispensable, est enterrée et voûtée, en plein cintre ou en voûte d’arêtes. En y accédant depuis la rue par un escalier de pierre, on devait y découvrir autrefois de vrais trésors, sinon au sens marchand du terme, du moins dans ce qu’ils comportaient de ferveur, de passion et de travail prodigué par la main de l’homme pour s’attirer les bonnes grâces de Dame Nature.

Voilà bien cet esprit-là, de cette mémoire séculaire, dont il sera une fois encore donné à chacun de s’imprégner, le jeudi 22 janvier, pour le cru 2015 de la traditionnelle Saint-Vincent emmenée, aux confins des registres religieux et populaires, par la confrérie du même nom.

Les cérémonies religieuses seront, cette année, présidées par Monseigneur Gérard Daucourt, ancien évêque de Nanterre, et par l’abbé Jean Kita. A 9h15, après le couronnement des épousés sur le parvis de l’église Saint-Christophe, une première procession permettra de partir à la rencontre des « rendants », qui ne sont autres que les membres du « Grand vignoble chanitois » (GVC). La messe sera célébrée à 10h, au sortir de laquelle une nouvelle procession conduira, à 11h15, la statue de saint Vincent vers les nouveaux bâtonniers, ou « prenants », à savoir les familles de Thierry et Christophe Desgrez.

A 12h, place des Halles, les festivités populaires battront leur plein autour de l’autre grande flamme chanitoise qu’est ile groupe folklorique des Compars de Chanitte, tandis que le foule, plusieurs milliers de personnes chaque année, partagera une fois encore brioches, gaufres sèches et pain d’épice, le tout, bien entendu, arrosé comme il se doit de bonne humeur et des vins du terroir le tout gratuitement.

Enfin, tout juste avant le traditionnel banquet de saint Vincent qui sera servi sur toutes les tables du secteur, le 54e chapitre de la confrérie permettra de remettre le collier des Houes d’Or aux intronisés de l’année.