L’équipe fanion du Football Club Vingeanne en deuxième division.

La saison 2017- 2018 vient de se terminer, au Football Club Vingeanne (FCV), l’équipe première était classée dans les trois premiers de leur poule à mi saison.
La motivation des joueurs et des dirigeants du Football Club Vingeanne encore plus forte tout au long de cette deuxième partie de championnat permet à l’équipe fanion d’accéder en deuxième division pour la saison 2018-2019.
Le travail effectuer ses deux dernières années par tous, joueurs et dirigeants du club, porte ses fruits.
L’équipe B a également fait un beau parcours puisqu’elle finit deuxième de sa poule.

Les jeunes quant à eux progressent, ils ont d’ailleurs terminé à la deuxième place du tournoi de Talmay à l’issue des tirs au but.

Le club pour la saison prochaine va accueillir de jeunes joueurs qui seront encadrés par des dirigeants joueurs seniors. Les portes du club sont ouvertes à toutes personnes, joueurs, et bénévoles qui désireraient intégrer le club pour partager avec nous une passion commune, le football.
Pour toutes informations les personnes intéressées peuvent contacter le club par l’intermédiaire des dirigeants et de l’adresse mail du club (montigny-vingeanne.fc@lbfc-foot.fr )

Cette saison a vu également le club recruter un arbitre officiel pour satisfaire au règlement de la Ligue de football Bourgogne Franche Comté.

« Notre travail cette saison est récompensé par cette montée en deuxième division, notre dynamisme et notre motivation de chaque jour fait que nous poursuivrons nos efforts pour développer et faire pérenniser le Football Club Vingeanne. « : confie Gérard Dupuy président du Football Club de Vingeanne (FCV),

Les personnes intéressées peuvent également retrouver toutes informations et suivre le Football Club Vingeanne la saison prochaine sur la page facebook du club (@ fcvingeanne ).

Une page se tourne au judo-club

Une page se tourne au judo-club.

Jean-Marie Maurice, 75 ans, entraineur au Judo Club de Fontaine-Française, tourne une page et arrête son activité à Fontaine-Française. Il sera remplacé sur les tatamis à Fontaine-Française par Sandrine Remillet 39 ans, ceinture noire deuxième dan.

Jean-Marie Maurice est né le 19 aout 1942, à Cornimont (88) il a commencé à pratiquer le judo le 2 janvier 1968 à Lamarche sur Saône. Depuis cette passion ne l’a plus quitté. Il est coach à Vonges en 1972, il a obtenu sa ceinture noire en 1977, puis il est devenu entraineur à Fontaine-Française en 1982.
« Je n’ai que des bons souvenirs à Fontaine-Française. Je me souviens des bons débuts avec le centre social, puis sont venus les excellents rapports avec le judo club de Fontaine-Française. Je tiens à souligner le bon travail du président du judo-club de Fontaine-Française Gérard Molé, et de toute l’équipe constituée par le bureau du club. J’ai eu de bons contacts avec les parents, les enfants et les élus du secteur du fontenois. » : confie Jean-Marie Maurice qui garde ses activités d’entraineur et de président du club de judo de Vonges.
« Le judo est une grande partie de ma vie. Mon épouse Aline a toujours accepté ma passion. Ma famille c’est également celle du judo à Fontaine-Française. Je me suis senti bien à Fontaine-Française. J’ai su créer des liens au fil des années avec l’encadrement du club et les adhérents » : ajoute le judoka.
Jean-Marie-Maurice conserve son hobby, la chanson. Le judoka au grand cœur aime pousser la chansonnette bénévolement afin de distraire les pensionnaires des maisons de retraite et des foyers médicalisés des environs : Fontaine-Française, Mirebeau-sur Bèze, et Talmay notamment. Il est intervenu également à la maison Sainte Élisabeth à Fontaine-Française pour le plus grand plaisir des résidents.

Le départ de Jean-Marie Maurice, a été dignement fêté par le judo-club de Fontaine-Française, et Jean-Marie Maurice a célébré ses 35 ans passés au judo -club de Fontaine-Française.

La véritable histoire de madame Sans-Gêne

La véritable histoire de madame sans-gêne
Madame Sans-Gêne, c’est pour tout le monde la truculente Maréchale Lefebvre, popularisée par la pièce de Victorien Sardou, reprise maintes. Mais il est une autre madame Sans Gêne, la vraie, bien oubliée aujourd’hui et cependant célèbre à son heures dans les armées de la République et du Premier Empire, Thérèse Figueur de Talmay(21), qui fit maintes campagnes entre 1794 et 1815, comme simple dragon. Ses étonnantes vertus guerrières et ses belles qualités morales, la place au premier rang des femmes soldats nombreuses en ces temps héroïques.
« Madame Sans-Gêne » est le sobriquet attribué ultérieurement par l’homme de théâtre Victorien Sardou à l’épouse du maréchal Lefebvre, duc de Dantzig, Catherine Hubscher, née le 2 février 1753 à Altenbach (Haut-Rhin) et morte le 29 décembre 1835 à Paris, restée célèbre pour son franc-parler qui déplaisait fortement au sein de l’entourage de l’empereur Napoléon Ier.
Cependant, il existe une autre Madame Sans-Gêne, Marie-Thérèse Figueur dite « Madame Sans-Gêne ». C’est une célèbre femme-soldat française, née le 17 janvier 1774 à Talmay et morte le 4 janvier 1861, à l’hospice des Petits-Ménages dans le 7e arrondissement de Paris. C’est la fille de François Figueur, meunier, et de Claudine Viard, Marie-Thérèse Figueur est orpheline de mère à la naissance puis perd son père à l’âge de neuf ans. Sa belle-mère ne souhaitant pas s’occuper de l’enfant, elle est confiée à un frère de sa mère, Jean Viard, sous-lieutenant, qui se retire du service avec le grade de capitaine et la croix de la Légion d’honneur.
Le 9 juillet 1793, alors qu’elle a à peine dix-neuf ans, son tuteur l’autorise à s’engager comme cantinière dans la Légion des Allobroges commandée par le colonel Pinon, d’où elle passe successivement au 15e et au 9e régiment de Dragons. Elle fait dans cette arme toutes les campagnes de la République et de l’Empire. Elle y gagne son surnom de « Sans-Gêne », qu’elle doit à son caractère masculin et à sa carrière aventureuse.
Ses états de service constatent qu’elle participe à la plupart des campagnes de l’an II (1792) à l’an VIII (1798) aux armées du Rhin, d’Allemagne et d’Helvétie. Au combat de La Fonderie, en l’an III, elle sauve la vie du général Nouguez, grièvement atteint d’une balle à la tête. Elle est blessée au siège de Toulon en 1793, reçoit quatre coups de sabre à la bataille de Savigliano le 13 brumaire an VIII (4 novembre 1799), a successivement trois chevaux tués sous elle, et est faite deux fois prisonnière.
En 1815, après avoir été prisonnière en Angleterre, elle assiste à une revue en uniforme de chasseur devant l’empereur Napoléon, qui la distingue. Elle prend sa retraite peu de temps après. En juillet 1818, elle épouse Clément Joseph Melchior Sutter, ancien soldat.
Son souvenir s’est presque effacé des mémoires lorsque Victorien Sardou lui donne un regain de popularité en créant au théâtre du Vaudeville sa comédie Madame Sans-Gêne (1893) mais choisissant, pour des raisons dramaturgiques, d’attribuer ce surnom à la maréchale Lefebvre, Catherine Hubscher.
Les Mémoires de Marie-Thérèse Figueur sont publiées une première fois en 1842 sous le titre Les Campagnes de mademoiselle Thérèse Figueur, aujourd’hui madame veuve Sutter, ex-dragon aux 15e et 9e régiments, de 1793 à 1815, écrites sous la dictée par Saint-Germain Leduc, chez Dauvin et Fontaine. Ils ont les honneurs d’une seconde édition en 1894 à la suite du succès de la pièce de Sardou.

L’amoureux des mots

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Tandis qu’ils se lovent. Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny Mornay Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint Seine sur Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre et Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.
Lorsque ce n’était pas la Vingeanne, c’était la Bourgogne qui l’inspirait. De Jean des Vignes Rouges à Lucette Desvignes, de Gaston Roupnel à Henri Vincenot et à Didier Cornaille, es auteurs bourguignons le nourrissait au fur à mesure qu’il grandissait. De Vézelay à Tournus, en passant par Alésia et Bibracte les hauts lieux de la Bourgogne étaient ses amers.
Du tumulus du Crepot, à Saint Maurice sur Vingeanne à la villa des Tuilières à Selongey, il avait ses points de repère, il aimait également les sources de la Seine, de la Vingeanne, et de la Marne toutes proches.
Les points névralgiques de la Bourgogne souterraine passaient par Bèze et sa célèbre source vauclusienne, véritable fontaine de jouvence pour qui vient s’y ressourcer l’été en cherchant la fraicheur. Cîteaux, Saulieu et Vougeot faisaient partie de ses endroits préférés.
La Romagne, ancienne commanderie templière, voisine de Saint Maurice sur Vingeanne connait son lot de légendes. Deux commandeurs des templiers seraient enterrés debout avec leur armure en or dans l’ancienne chapelle de la commanderie, aujourd’hui détruite. Un tunnel aurait existé la commanderie de La Romagne et l’ermitage féminin du Bois aux Dames près de La Villeneuve.
Le château de Fontaine-Française et son architecture l’inspiraient également. Situé à 38 kilomètres de Dijon en direction de Champlitte, cet édifice offre un décor exceptionnel. Encore habité à l’heure actuelle, il est entièrement meublé. Les visites guidées permettent d’appréhender son architecture et son décor mais également les anecdotes familiales qui en font un lieu incontournable pour découvrir une partie de l’histoire locale. Le visiteur pourra également se promener dans le jardin paysager réalisé entre la fin du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant. Jonas aimait beaucoup se promener dans les jardins, ouverts à la belle saison.

L’amoureux des mots

L’amoureux des mots 23
Des légendes couraient : Celles concernant les morts intriguaient beaucoup Jonas. À Saint Maurice, si le premier de l’année était originaire de la rive droite de la Vingeanne, trois au moins suivaient rive gauche. Parmi les pratiques en usage il avait noté qu’on voilait les miroirs en attendant les obsèques dans les maisons dans lesquelles un mort était décédé.
La Vingeanne ou « Là vint Jeanne… La Vingeanne… », tout commence comme un conte, une légende, Jonas avait dévoré dès son plus jeune âge : « La Vingeanne pas à pas » de Jean Robinet.
« La Vingeanne a des crues périodiques. À Saint-Maurice-sur-Vingeanne, les rues du village, ont été coupées au moins 4 fois cet hiver. Le débit de la rivière a atteint 35 m³ par seconde fin décembre. La Vingeanne, qui redescend aussi vite qu’elle monte, peut monter à 2,62 m à 10 heures et redescendre 2,50 m le soir.
Il ne s’agit pas d’une crue décennale, à peine s’agit-il d’une crue biennale. Le mois le plus humide relevé ces dernières années a été le mois de mars 2001 avec un débit moyen de 20,1 m3 par seconde.
Les fossés de drainages s’emplissent rapidement, au bout de trois jours continus de précipitations. Les causes des crues rapides de la Vingeanne sont multiples, le changement des pratiques culturales, le drainage, l’accroissement des surfaces imperméables urbanisées et la disparition des zones humides participent à l’apparition de crues plus violentes et plus rapides.
L’absence de couverture végétale hivernale ne favorise pas l’absorption de l’eau par le sol et accentue la fulgurance des crues. Lorsque les terres sont gorgées d’eau, il n’y a pas d’infiltration dans le sol, le ruissellement augmente et les débordements deviennent d’actualité.
Actuellement, la Vingeanne fait l’objet d’études dans le cadre du contrat de bassin. L’année 2011, a permis en effet l’émergence de celui-ci avec l’élaboration d’un état des lieux de la rivière et de son bassin versant qui a été soumis à l’avis du Comité d’Agrément de l’Agence de l’Eau, puis validé.
Cette démarche concerne les 64 communes du bassin versant soit le territoire qui draine l’ensemble de ses eaux vers le linéaire principal et ses affluents. La Vingeanne prend sa source sur la commune d’Aprey (52), traverse la partie orientale de la Côte d’Or, après avoir été recueillie par le lac de Villegusien, borde quelques communes de Haute Saône, pour enfin se jeter dans la Saône à Talmay après un parcours de 92 km.
Afin de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre du contrat, un comité de rivière a été institué en 2012. Les actions proposées consisteront prioritairement à restaurer la qualité des eaux et à améliorer le fonctionnement physique et écologique des cours d’eau. L’Établissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs, est la structure porteuse du bassin, elle assurera la maitrise d’ouvrage des études, la coordination et l’information des actions, en relation étroite avec les communautés de communes, les services de l’État, l’Agence de l’Eau, les conseils généraux et régionaux, les collectivités locales ainsi que les représentants des usagers et des associations. Un diagnostic de l’état écologique de la Vingeanne, un bilan du fonctionnement des systèmes d’assainissement, un diagnostic piscicole de la Vingeanne et de ses affluents en Haute-Marne et en Côte d’Or, une étude du fonctionnement hydro morphologique et hydraulique ont été lancés en 2012.
2013 verra l’agrément du dossier définitif du contrat de bassin par le comité du bassin Rhône Méditerranée. En 2014 débutera la mise en œuvre du programme d’actions sur 5 ans. » : nous dit Le Bien Public
Jonas a écrit un poème : « La Vingeanne au Village», pris de nombreuses photos, peint la Vingeanne plusieurs fois et même réalisé une petite sculpture symbolisant la rivière.
Jonas a écrit ce petit haïku très personnel dérogeant un peu au cadre habituel :
La Vingeanne au village
L’onde de la rivière dans laquelle se mire les narcisses
Reflète les étoiles dorées et d’autres Cassiopées.
Les amoureux s’embrassent près du pont lisse
Sous la voute du ciel d’une aura nimbée
L’eau pure coule sous les ponts
Et les amoureux roucoulent
En chantant une chanson

La haute Vingeanne et ses sites remarquables

DSCN8295La haute Vingeanne et ses sites remarquables
Le promeneur peut suivre le cours de la Vingeanne, qui prend naissance à Aprey (52) et se jette dans la Saône à Talmay, en découvrant des lieux chargés d’histoire.
Depuis Aprey jusqu’à Talmay, la Vingeanne s’écoule sur quatre-vingt-douze kilomètres avant de rejoindre la Saône.

Lorsque la Vingeanne frôle la Côte-d’Or, à Courchamp, le promeneur aperçoit un lieu de pêche, ainsi qu’un moulin qui a la particularité d’être sur le territoire de trois provinces : la Bourgogne, la Franche-Comté et la Champagne.

À La Romagne, il découvre un patrimoine historique important. Les Templiers ne se sont certainement pas trompés, sur ce lieu stratégique, lorsqu’ils ont installé une ­commanderie, à Saint-Maurice, dans le hameau de La Romagne, en 1120. Actuellement, des chambres d’hôtes occupent une partie du bâtiment, le moulin est lui aussi un lieu chargé d’histoire. En suivant le cours de la Vingeanne, on observe des frayères à truites ou à brochets. Un panneau expliquant celles-ci se trouve près du lavoir de Mornay.

Le pêcheur ne manquera pas le trou d’Argot, situé sur la commune de Montigny-Mornay-Villeneuve. Ce lieu permet à la fois de pêcher, pique-niquer, jouer à la pétanque sur une aire prévue à cet effet et de pratiquer d’autres activités sur les espaces verts qui le jouxtent. Mais c’est aussi le nom du camping qui se trouve juste à côté, sur une île de la Vingeanne. C’est aussi un lieu de baignade non surveillée apprécié par les habitants du canton et les visiteurs. À Saint-Seine-sur-Vingeanne, un ponton de pêche sur la rivière est accessible aux personnes souffrant de handicap. En s’éloignant du cours de la rivière, il est possible d’admirer, à Saint-Seine, l’église du XIIIe siècle qui se visite, le château avec ses tours du XVIe siècle entourant une demeure du XVIIIe, qui n’est pas ouverte à la visite, et son lavoir récemment restauré. Le promeneur pourra faire escale à la maison forte de Rosières, avant de pénétrer en Haute-Saône et de poursuivre sa route, sans omettre de passer par Licey avec la découverte de son site remarquable au cœur du village. En effet, en 2012, a été inauguré la fin des travaux de restauration et de mise en valeur du pont, de ses contreforts et de l’abreuvoir afin de conserver au cœur du village son aspect historique. Dampierre-et-Flée mérite également le détour avec son église romane du XIIIe siècle, qui abrite L’Adoration des bergers, un tableau du XVIIe siècle de Jean Tassel. Et pour admirer cette vallée, deux lieux : par temps clair, au-dessus de la Charrière, à Courchamp, et la place 1830 à Montigny.

La bière et le houblon en région dijonnaise

La bière et le houblon en région dijonnaise: http://www.auxerretv.com/content/index.php?post%2F2014%2F05%2F11%2FLa-bi%C3%A8re-et-le-houblon-en-r%C3%A9gion-dijonnaise
C’est Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l’Abbaye de Ruperstberg, en Rhénanie, qui découvrit les vertus du houblon: « L’amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons, et permet de les conserver plus longtemps » soulignait-elle.
Et puis c’est Charlemagne qui, soucieux de la qualité, donna aux moines le monopole de la fabrication de la bière, et c’est Jean sans Peur, duc de Bourgogne qui, au XVème siècle, imposa le houblon comme arôme principal de la bière. Suivant la règle de leur ordre, les moines bénédictins accueillaient volontiers les gens de passage, et leur servaient déjà une bière épaisse, bouillie lors de son élaboration, bien plus saine que l’eau courante, et évidemment plus nourrissante.
Aujourd’hui, les micro-brasseries fleurissent dans le département de la Côte d’Or, mais ce renouveau ne doit pas faire oublier l’ancienneté de cette production. Deux brasseurs étaient déjà signalés en 1839 à Fontaine-Française et la rue Fourcault est encore souvent appelée « chemin de la brasserie », un tel établissement ayant été implanté à proximité de l’actuelle salle des fêtes. La fabrication de bière est à relier à la très importante culture du houblon dans la région, développée après la guerre de 1870 (après la perte de l’Alsace Lorraine) dont l’évolution et l’économie ont été magistralement retracées et analysées par Dominique Bourguignon dans les récents numéros de la revue Terroir de la Société Historique et Historique et Touristique de la Région de Fontaine- Française (numéros 147 et 148). Les modes de culture de la plante, ses divers usages depuis l’époque romaine, son introduction dans la recette de la bière au Moyen Âge, son développement depuis les premiers essais de Victor Noël à Beire-le-Châtel en 1833 jusqu’aux foires de renommée nationale à Fontaine-Française en 1900, les problèmes de surproduction et de concurrence étrangère, transparaissent à travers l’évolution des paysages du canton, les hautes perches apparaissant et disparaissant des photographies au fil du temps.
e Houblon de Rivières-Les-Fosses faisait partie des « Houblons de Bourgogne », introduit en 1833 à Beire le Châtel par Victor Noël, maître de forges.

Sentant les mines de fer locales péricliter, il a vraisemblablement voulu apporter une autre source de richesse.

Administrativement et même religieusement, la Haute-Marne et la Bourgogne sont liées (la région dijonnaise dépendait du diocèse de Langres jusqu’ en 1733). Rivière-Les-Fosses se situe en limite des deux départements.

En 1957, sur les 125 hectares des Houblons de Bourgogne (exploités par 700 planteurs), 10 hectares sont cultivés à Rivière-Les-Fosses (par 30 à 35 planteurs) et à Chalancey.

C’est monsieur Noble, Conseiller Général du Canton de Prauthoy, qui reprit l’idée de son oncle Victor Noël vers 1850. Il fut suivi par monsieur Petit de la Fontanelle, maire d’Aulnoy (dans le canton d’Auberive) qui vers 1880 encouragea la culture du houblon pour remplacer la vigne anéantie par le phylloxera. Ces cent cinquante années de culture n’ont laissé que quelques traces qui définissent en pointillés une « route de la bière » : le monument à Victor Noël à Beire-le-Châtel, un pied de houblon à Bèze, quelques pieds à Saint Maurice sur Vingeanne, un lieu-dit à Fontaine-Française, la maison du houblon à Rivière les fosses … et des micro-brasseries à Saint-Maurice-sur-Vingeanne et à Talmay.

La Vingeanne

La Vingeanne a des crues périodiques. À Saint-Maurice-sur-Vingeanne, les rues du village, ont été coupées au moins 4 fois cet hiver. Le débit de la rivière a atteint 35 m³ par seconde fin décembre. La Vingeanne, qui redescend aussi vite qu’elle monte, peut monter à 2,62 m à 10 heures et redescendre 2,50 m le soir.
Des crues et des décrues rapides
Il ne s’agit pas d’une crue décennale, à peine s’agit-il d’une crue biennale. Le mois le plus humide relevé ces dernières années a été le mois de mars 2001 avec un débit moyen de 20,1 m3 par seconde.
Les fossés de drainages s’emplissent rapidement, au bout de trois jours continus de précipitations. Les causes des crues rapides de la Vingeanne sont multiples, le changement des pratiques culturales, le drainage, l’accroissement des surfaces imperméables urbanisées et la disparition des zones humides participent à l’apparition de crues plus violentes et plus rapides.
L’absence de couverture végétale hivernale ne favorise pas l’absorption de l’eau par le sol et accentue la fulgurance des crues. Lorsque les terres sont gorgées d’eau, il n’y a pas d’infiltration dans le sol, le ruissellement augmente et les débordements deviennent d’actualité.
Contrat de bassin
Actuellement, la Vingeanne fait l’objet d’études dans le cadre du contrat de bassin. L’année 2011, a permis en effet l’émergence de celui-ci avec l’élaboration d’un état des lieux de la rivière et de son bassin versant qui a été soumis à l’avis du Comité d’Agrément de l’Agence de l’Eau, puis validé.
Cette démarche concerne les 64 communes du bassin versant soit le territoire qui draine l’ensemble de ses eaux vers le linéaire principal et ses affluents. La Vingeanne prend sa source sur la commune d’Aprey (52), traverse la partie orientale de la Côte d’Or, après avoir été recueillie par le lac de Villegusien, borde quelques communes de Haute Saône, pour enfin se jeter dans la Saône à Talmay après un parcours de 92 km.
Afin de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre du contrat, un comité de rivière a été institué en 2012. Les actions proposées consisteront prioritairement à restaurer la qualité des eaux et à améliorer le fonctionnement physique et écologique des cours d’eau. L’Établissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs, est la structure porteuse du bassin, elle assurera la maitrise d’ouvrage des études, la coordination et l’information des actions, en relation étroite avec les communautés de communes, les services de l’Etat, l’Agence de l’Eau, les conseils généraux et régionaux, les collectivités locales ainsi que les représentants des usagers et des associations. Un diagnostic de l’état écologique de la Vingeanne, un bilan du fonctionnement des systèmes d’assainissement, un diagnostic piscicole de la Vingeanne et de ses affluents en Haute-Marne et en Côte d’Or, une étude du fonctionnement hydromorphologique et hydraulique ont été lancés en 2012.
2013 verra l’agrément du dossier définitif du contrat de bassin par le comité du bassin Rhône Méditerranée. En 2014 débutera la mise en œuvre du programme d’actions sur 5 ans.