Château de la Romagne.

Le château de la Romagne est une ancienne commanderie templière.

La porte Saint Jean nous accueille, les murs épais ne datent pas d’hier.

L’histoire semble revivre à travers ce magnifique château-fort de plaine.

Situé près de la Vingeanne, un détour pour le voir, vaut bien la peine.

Le latin.

Je n’ai pas appris le latin au collège, ni au lycée. Ce n’était pas possible dans mon collège, sauf par correspondance. Dans mon lycée, l’administration ne prenait pas de grands débutants. J’ai appris le latin autrement. C’est un latin appris par cœur, avec des formules dont j’ignorais le sens au départ. Il s’agissait de prières et de réponses. J’ai donc appris le latin à la messe. Enfants de chœur, nous étions à genoux pendant l’office, sur les marches de l’autel face à Jérusalem, éclairé par des vitraux illustrant la passion du christ. Le prêtre était en soutane et célébrait la messe comme autrefois. J’ai approfondis ces connaissances.

Des formules anciennes de prière me reviennent, issues d’un ancien ordo missae.

Les camps volants.

Je n’aimais pas ce mot, cependant il existait. Les paysans donnaient ce mot aux populations nomades. Les sédentaires n’aimaient ces populations qui allaient de villages en villages. lorsqu’un paysan parlait fort, et était mal habillé, les autres le traitaient de : camp volant, ou camp voulant. Il y avait les forains, les gitans, et les autres. Les paysans les craignaient, ils étaient accusés de tous les maux, ce n’était pas très charitable. Vous souvenez des Bijoux de la Castafiore et des tziganes accusés à tort du vol des fameux bijoux.

Certaines familles d’abord nomades, se sont sédentarisées et leurs jeunes sont mariés avec des filles du pays. Le côté travailleur des forains les a fait acceptés par la vielle souche paysanne.

Je me souviens d’un homme vivant dans une roulotte à l’ancienne. Je me souviens aussi de cette petite fille avec sa maman qui stationnait en caravane sur la place du village et qui allait chercher de l’eau à la fontaine du cimetière.

A l’école maman, maman m’avait défendu de prêter mon taille-crayon et ma gomme à cette petite fille. bien entendu je n’ai pas obtempéré. J’ai prêté mes affaires. J’avais l’intuition de bien faire. La petite-fille m’a toujours rendu mes affaires.

Un enfant, il s’appelait Joseph, vivait dans une maison, cependant il était d’une famille de voyageur, a été un ami fidèle.

Saint Luc.

À la saint Luc la pluie du vallon, fait de la neige sur le mont.
À la saint Luc sème dru, ou ne sème plus.
Lorsqu’il pleut dans le vallon le jour de saint Luc, l’eau qui tombe est neige sur la montagne.
À la saint Luc, il faut semer, que la terre soit molle ou dure.
À la saint Luc ne sème plus, ou sème dru.