Si on causait patois.

Si on  causait patois.

Le thème de la viande est propice à la discussion en patois. Il y a de nombreuses anecdotes à ce sujet.

Nos ancêtres, avaient un rapport particulier avec la viande. Ils tuaient un ou deux cochons par an. Ils s’échangeaient des morceaux de porcs entre amis, afin d’avoir de la viande fraiche à différents moments de l’année. Quand ils avaient tué le cochon, ils faisaient un grand repas le repas de cochon qu’ils partageaient avec leurs invités qui ne manquaient pas de les réinviter plus tard à leur tour. On mangeait le foie maeve. Câto pas des escargaeves, c’âto du foie maeve. Lorsque le porc était tué, on mangeait des grillades le matin. Les femmes confectionnaient le boudin avec l’emboudinoue, une sorte  d’entonnoir. On salait la viande que l’on ne consommait pas. Il fallait préparer le saloir, les femmes ne devaient pas toucher la viande mise au saloir, sous peine de la faire tourner, selon certaines croyances et certaines époques. On tuait des cochons de 300, c’est-à-dire 300 livres ou 150 kilos. Nous les tuions entre la Toussaint et Pâques, jamais l’été, et jamais pendant carême. On l’avait acheté tout petit. Monsieur Leuchey (le nom a été changé) vendait des petits porcs que l’on engraissait. Monsieur Leuchey achetait des porcelets dans les pays naisseurs du Morvan et les vendait dans les fermes et sur les marchés, il allait jusqu’à Jussey (70). Son père était infirmier pendant le premier conflit mondial, affecté au 21 ème régiment d’infanterie de Langres. Il s’en était sorti. Tellement de ses camarades étaient décédés, il pensait qu’il devait rendre service aux autres. Certains ne payaient pas les petits porcelets. C’était les mêmes qui ne payaient pas le vétérinaire. Monsieur Leuchey  le savait, il n’a jamais rien demandé. Il savait que certains ne le payait pas c’était tout. Un jour, c’était pendant la guerre, le jeune monsieur Leuchey ramenait un jeune porc dans une cage, dans sa choillot, arrivé à Champlitte, le porc avait disparu, la cage s’était ouverte. Son père le renvoya sur ses pas. Il arriva en vélo à Saint-Seine-sur-Vingeanne. Un homme l’avisa, il lui dit : « Jeune Leuchey tu cherches ton petit cochon. Je sais où il est. Tu ne vas pas prévenir les autorités. Il y a un campement près de l’écluse. Tu vas y aller. Tu ne feras pas de grabuge. Tu iras voir le père Untel. Tu demanderas ton porcelet. Il te répondra. » Le jeune Leuchey réussi à téléphoner à son père à Champlitte. Certains poussaient le père à porter plainte vers les autorités. Il ne fallait que les allemands soient au courant. Le père Leuchey avait toujours refusé par principe de vendre à l’occupant. Son commerce était limité. Le père Leuchey avec son fils alla trouver le père Untel. Ils découpaient le porc derrière l’écluse. Le père Untel était gêné. Le père Leuchey demanda à Untel le prix du porcelet vivant. Untel le paya, bien content de s’être sorti de cette histoire à si bon compte.

Le couechon ! la berbis, l’ouille l’ouillotte pour les viandes consommées à la ferme. Je me souviens des « atro », et du foie-mave dans le couechon tué à la ferme.

Des beursaudes, du jau a sang, eune queuche de pitaa, du laipee d gaireune, du yeve, du jaudru, dans l’Auxois et le Morvan.

Le jaudru ou joudru  du saucisson, spécialité de Nolay. Cependant il n’y a pas qu’à Nolay, qu’on fait du bon joudru.

Un sandier : sanglier.

fare chabro : ajouter du vin dans une bouillon de viande. Viendrait de chabro : chevreuil.

Des gratons ! « Lai plotte (ou piotte): la pièce de bois pour hacher la viande; cf l’expression envoyer aux pelotes »

En bourgogne on dit « viande » pour « chair » en français même dans le cas de l’espèce humaine : de la viande tarre, de la chair tendre, fraîche !

Les joueurs de bowling Classic à l’honneur.

Les joueurs de bowling Classic à l’honneur.

Samedi, à la salle des fêtes de Saint-Maurice-sur-Vingeanne, les membres du comité sportif de Côte d’Or de Bowling Classic ont récompensé des joueurs, pour leur ancienneté au sein de ce sport.
Vinko Karaula de Gevrey-Chambertin a reçu la médaille grande or. Cindy Chambellant de Vernois-les-Vesvres a reçu la médaille d’or pour 25 ans. Sandrine Brayard d’Is-sur-tille, Patrick Carcagne de Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Alaxandre Livera de Gevrey-Chambertin, Julien Mongouachon de Gevrey-Chambertin, Bruno Bienfait de Foncegrive ont reçu la médaille d’argent pour 20 ans. Olivier Arbore de Gevrey-Chambertin, Anthony Rabier de Gevrey-Chambertin, Mickael Roblet d’Is-sur-Tille, David Walewski de Gevrey-Chambertin ont reçu la médaille de bronze, pour 15 ans.

Une tombe du Souvenir Français rénovée.

Sur le cimetière de Saint-Seine-sur-Vingeanne, la tombe du Souvenir Français de Charles Verger, maréchal des logis au 13 régiment d’artillerie décédé le 2 avril 1919 des suites de la Première Guerre Mondiale a a été rénovée par l’entreprise Bonnotte de Fontaine-Française avec l’appui des Pompes Funèbres Dijonnaises. Le Souvenir Français a aidé la commune pour cette rénovation en octroyant une subvention de 40 % du montant des travaux. « Je remercie Guy Houdement président du comité Cantonal du Souvenir Français et Philippe Carriot, ancien combattant de l’Union Fédérale de Côte d’Or, qui a géré la relation entre la commune et cette association. Il nous parait important de réhabiliter progressivement toutes les sépultures de ces soldats qui ont été jeté dans la guerre. Ils ont sacrifié leur vie pour notre liberté. la moindre des choses est de leur assurer une sépulture décente. Tant n’ont pas été retrouvés. Ce soldat reposant au cimetière de la commune est cité à chaque manifestation au monument aux morts de Saint-Seine-sur-Vingeanne, avec ses camarades et c’est un minimum d’honorer leur mémoire. » : a précisé Christian Charlot, maire de Saint-Seine-sur-Vingeanne.

Réception des travaux dans les futurs locaux du Trésor Public.

Jeudi, à Fontaine-Française, dans les locaux de l’ancienne Poste, a lieu la réception des travaux des futurs locaux du Trésor Public. 49 000 € HT de travaux ont été nécessaires pour rénover l’ancienne poste. En ce qui concerne les subventions attendues, 19 000 € proviendront de la DETR, et 17 000 € seront issus d’une subvention du conseil départemental. Le reste sera à la charge de la commune