Alcool.

L’alcool est une drogue dure. Pourquoi autant de gens en consomment trop? C’est une vraie question. Michel Huvet ancien journaliste de notre quotidien a raconté sa descente aux enfers et sa rédemption.

Pourtant le vin est lié à notre civilisation. Il y a la communion sous la forme du pain et de vin dans le sacrifice de la messe catholique.

L’enfant goutait le vin, lors de sa première communion, autrefois, dans les familles traditionnelles. Consommer du vin, faisait entrer l’enfant dans le monde des hommes. Quelque part il est sous entendu : »Si tu ne bois pas d’alcool tu n’est pas un homme. »

Je fais la différence entre la consommation de vin, et la consommation d’alcools forts. Dans la consommation d’alcool, on peut faire la différence entre l’alcool de fruits et l’alcool de grain.

Je me souviens de cette image des éditions Deyrolle, présente dans les écoles autrefois, avec l’homme qui a bu et celui qui est est abstinent. D’un côté un homme sobre, bel homme, belle prestance, de l’autre un homme marqué par l’alcool, dépenaillé. Il y avait aussi les organes, d’un côté figuraient des organes sains, de l’autre des organes abimés par l’abus d’alcool.

Je ne sais pas si il y a des alcools sais (bière et vins) et des alcools malsains (spiritueux). Il y a la consommation, « plus tu en as, plus tu en veux », c’est l’addiction . Il y a une différence entre boire un verre et boire la bouteille. On m’avait dit : »Tu scies ton bois un quart d’heure. Tu t’arrêtes. Tu bois une bière et tu reprends et ainsi de suite. »

L’alcool est un marqueur social. Lorsque tu achètes une bouteille, tu achètes un statut social.

L’alcool doit rester sans doute un partage, et un choix, je pense à ceux pour qui c’est une damnation.

Biographie.

A peine 2% des personnes ayant répondu à un sondage envisagent de faire appel à un écrivain public afin de rédiger leur biographie. 9 % des personnes qui ont répondu à ce sondage disent vouloir écrire eux même au sujet de leur vie. 89 % des personnes ne voient pas l’intérêt de voir leur vie retranscrite par écrit. 3 253 personnes ont répondu à ce sondage pour notre quotidien.

Pourquoi écrire sur une vie, sur sa vie?

Pour laisser une trace ? Afin de mettre en valeur une profession ? J’avais proposé à un vigneron de la côte de rédiger un journal afin de suivre au jour les travaux dans les vignes en Bourgogne, chaque étape aurait été illustrée par un dessin sur le vin, fruit de la vigne et du travail des hommes.

J’avais pensé à un travail sur la rivière qui coule au creux d’une vallée, au fil des siècles. La biographie d’une rivière pourrait être un beau sujet.

Il y a quelque-chose à écrire sur la forêt. France Culture vient de réaliser une émission à ce sujet et s’est pas trompé.

Et vous, votre vie, voudriez-vous l’écrire ?

Cérémonie du 8 mai à Champlitte.

Samedi dernier 08 mai, en présence des élus, des associations d’anciens combattants, des représentants de la gendarmerie et des pompiers, une cérémonie commémorative en hommage à toutes les victimes de la Seconde Guerre Mondiale a été organisée au monument aux morts de Champlitte mais également dans les communes associées.Un moment solennel qui s’est déroulé en comité restreint (anti-Covid), mais immortalisé grâce à Philippe Dupas :

Questionnement sur la foi?

Depuis des jours je m’interrogeais sur la trilogie, paradis, purgatoire, enfer ?

Il y a une autre suite : naissance, vie, mort, résurrection ?

L’espérance, est-elle une contrition qui aboutit sur une rédemption ?

Faut-il retrouver la simplicité des premiers chrétiens ou vénérer les pompes de l’église tridentine ?

Peut-on avoir des crises de foi ?

La foi se transmet-elle ?

Dieu est-il transcendant ou immanent ?

Dieu est amour ou est-il un Dieu Vengeur, quasi vétérotestamentaire « Terreat hic terror ; quos terreus alligat error : nam fore sic verum notat hic horror specterum »?

J’ai appris le catéchisme avec des questions et des réponses. On apprenait les réponses et les prières par cœur.  Qu’est-ce que Dieu ? Dieu est un pur esprit, infiniment parfait, créateur de toutes choses. La messe était en latin. J’ai été enfant de chœur, je servais la messe. Après ma communion, je suis moins allé à la messe.

Ma grand-mère disait des neuvaines et avait toujours son chapelet à la main pour réciter les prières du Rosaire. Elle connaissait les quatre mystères de la foi et avait une dévotion particulière pour la Vierge Marie et au Sacré-Cœur. Elle priait pour le repos de l’âme des défunts, et leur obtenir des indulgences. Ces mots semblent désuets et surannés surgis d’un autre temps comme la litanie des saints en latin, chantée dans les rues le jour de la Saint Vincent à Champlitte. Depuis trois ans cette litanie est scandée en français.

Pourquoi cet abandon du latin ? L’aggiornamento de l’église est passé par là. Le latin n’était-il pas un langage privilégié entre Dieu et les hommes, une langue spéciale liée au culte ?

Est-ce  une « protestantisation » de l’église catholique ?

Les fidèles ne sont plus au rendez-vous, il y a certes un nombre important de catholiques non pratiquants, cependant ces derniers ont l’impression d’avoir perdu quelque-chose. Serait-ce la notion de sacré ? La notion de mystique ? La notion de tradition ?

Parfois la foi n’est pas transmise de générations en générations. Il est possible de ne pas avoir la foi, de ne pas croire, dans ce cas d’autres croyances arrivent. Il y a les libres penseurs, les déistes, les agnostiques, les partisans de la laïcité et bien d’autres.

Un jour une musulmane a dit : « Les autres religions ne me dérangent pas, ce qui me dérange c’est l’absence de religion. »

Je vous laisse vous interroger avec moi sur la notion de foi et de croyance, et sur la notion de tentation ?

Au sujet des défunts, il y a cette citation de Victor Ugo sur le souvenir, à méditer : « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. », Vous pouvez commenter ?