Un grand moment de l’année

Pour moi, c’est un des grands moments de l’année. Ce soir c’est la procession en l’honneur de Notre Dame d’Illy. Si vous lisez ce blog, vous savez comme j’y suis attaché. Notre Dame d’Illy est honorée à Orain. J’y ai une partie de mes racines. Mon grand-père était d’Orain. Je suis parent avec les familles d’ une grande partie du village. Mes ancêtres la priait déjà. Jean, mon arrière-arrière-grand-père a tenu la ferme d’Illy, au milieu du XIX ème siècle. C’était une époque difficile. Brûlé par le soleil l’été, grelottant l’hiver, il a travaillé dur.

Vous rappelez la comtine « Le coq de Provenchères disai je fais ce que jeux. Celui d’Illy, disait je fais ce que je peux. Celui de Champy, disait vous êtes bien heureux tous les deux. »

Tout cela pour dire que la vie dans ces fermes isolées aux confins de la Côte -d’Or et de la Haute-Saône était difficile

La ferme d’Illy, n’était pas une ferme comme les autres, il y a cette source source sacrée, cette Vierge trouvée, cette chapelle avec en plus pour le visiteur la véritable impression d’être dans un lieu particulier. La ferme est à nouveau habitée.

La source, l’ancien étang, aujourd’hui quasi asséché abritent des tavains (des taons). Pour l’anecdote, un jour d’orage, une cavalière s’était aventurée dans ce lieu un peu magique. Le cheval a fait un malaise. Les tavains se sont mis après lui. Il a été couvert de piqûres forcément douloureuses, elles ont laissé des cloques sur son cuir chevalin. Il a fallu appelé le vétérinaire.

Le lieu se mérite, il est isolé, la boite aux lettres est sur la route de Champlitte, le facteur (ou la factrice) ne s’aventure pas sur ces terres désolées en cette saison.

Vous souvenez de tous ces miracles de ces légendes que je vous ai contées sur Illy ? Lorsqu’il n’y avait plus d’espoir, il y avait la Vierge d’Illy. J’ai déjà fait le parallèle avec Lourdes : une source sacrée, une Vierge, des miracles. Mais pas d’apparitions malheureusement. Il ne faudrait pas grand chose pour refaire un pèlerinage au sanctuaire. Mon cousin, le maire d’Orain , Bernard Gribelin en rêve ! 😉

Écrire un article destiné à être publié

Tout ce temps passer à recouper, à vérifier les faits pour préparer un article. Le journaliste comme le Correspondant Local de Presse est placé entre les gens qui lui ont confiance et se sont confiés, la rédaction qui a ses exigences et les lecteurs qui ont une attente et réagissent en commentant. Ses informations sont datées, vérifiées et signées. Elles sont fiables et vérifiables. Parfois il faut 5 minutes pour lire un article et quatre heures pour le rédiger, sans compter le transport, et le temps passé sur le terrain.

Samedi 22 aout 2026 ! ;-)

Bonjour ! Il fait 12 degrés à Saint-Maurice-sur-Vingeanne ! Bonne journée à tous ! 😉

Le 22 août, l’Église catholique fête la Vierge Marie, Reine, une célébration placée huit jours après la solennité de l’Assomption. On honore aussi ce même jour saint Symphorien, un jeune martyr chrétien du IIIe siècle.

Dicton du 22 aout : « En mai la boue, épis en août ».

Pensée du jour : « Échanger est toujours fructueux. » R de V.

Mot rare et précieux du jour : Aconit : Plante très vénéneuse de la famille des renonculacées.

Mot de patois bourguignon du jour : Meusser : Aplati, affaissé.

Poème du jour :

Mot d’argot du jour : Peintre du dimanche : Peinte amateur. Amoureux de la peinture.

Poème du jour :

Bientôt la rentrée scolaire.

Les enfants préparent leur cartable.

Le coût est important pour le salaire..

Les prix sont stables.

Il faut de qualité.

Pour la quantité.

Il faut résister

A la demande des enfants.

Les négociation durent bien un an

Pour satisfaire les besoins.

Des marmots et de loin.

Les classes attendent les élèves.

Pour eux une nouvelle aube se lève.

Haïku du jour :

la rose est épanouie

une abeille

vient la butiner

Les illustres inconnus de vos communes : François Trouvé, dernier abbé de Cîteaux avant la Révolution 2

Cet été, partez à la découverte de ces “illustres inconnus”, dont les noms tapissent les rues, les places, des stèles ou les écoles de vos communes. Peintres, artisans, militaires ou anciens maires, ils ont marqué l’histoire locale – parfois nationale – en y laissant une empreinte indélébile. Aujourd’hui, nous retraçons la vie de François Trouvé, dernier abbé de Cîteaux de l’Ancien Régime.

Guy Bourgeois, habitant de Champagne-sur-Vingeanne, est féru d’histoire. Il connaît sur le bout des doigts celle de la commune et celle de sa demeure sise au numéro 1 de la rue Haute. Cette maison, différente des autres, compte une plaque en l’honneur de François Trouvé, dernier abbé de Cîteaux avant la Révolution française. L’histoire de cette demeure a été écrite par Paul Fromantin, dont le frère était moine à Cîteaux.

« C’est François Aubert, né à Belleneuve en 1610, qui a fait construire la maison vers 1650. Il y réside en 1654. En 1632, il [était devenu] notaire royal », raconte Guy Bourgeois. « Cette habitation deviendra une étude notariale. Le père de François Trouvé, prénommé lui aussi François, [est] notaire royal. Il hérite cette charge de son grand-père (cette charge est héréditaire à l’époque). D’ailleurs le frère de François, Léon, devient lui aussi notaire, puis avocat. »

Premier maire élu de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux

François Trouvé a donc grandi dans un milieu privilégié. « L’homme dont la plaque orne notre mur naît en 1711. Il deviendra prêtre après un doctorat en théologie à la faculté de Paris, puis il sera abbé général de l’ordre de Cîteaux et supérieur général des ordres de chevalerie d’Espagne et de Portugal en 1748 », poursuit l’érudit local. « Il [est] élu du clergé au Parlement de Bourgogne en 1749. Il devient le premier maire élu de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux le 11 février 1790. Ce natif de Champagne résidait alors au château de Gilly-lès-Cîteaux ou à l’hôtel du Petit-Cîteaux, à Dijon. »

L’ecclésiastique faisait partie du haut clergé français et menait grand train. L’historien champenois conclut en brossant un portrait de demi-teinte : « Le 2 janvier 1757, il fêtait avec le prince de Condé la guérison du roi Louis XV, ayant reçu un coup de canif de la part de Damiens. Cette fête a été célébrée par des illuminations, des fontaines à vin, un souper luxueux et d’abondantes aumônes. En mai 1778, Trouvé régale encore ce prince dans ses jardins avec un repas de 140 couverts. Mais la chute est proche. Lors de la Révolution, les biens du clergé sont vendus comme biens nationaux. Les religieux sont spoliés, mais ont droit à une pension de l’État. Après ces événements, François se retire à Vosne-Romanée, chez son neveu Barthélémy Trouvé et un domestique. Il décède à son domicile le 7 floréal an V de la République, soit le 26 avril 1797. Son secrétaire déclare le décès de ce prince de l’Église devenu un simple citoyen. »

Elle était la parente d’Albert II de Monaco : cette châtelaine a agi en faveur des plus démunis

Cet été, partez à la découverte de ces « illustres inconnus », dont les noms tapissent les rues, les places, des stèles ou les écoles de vos communes. Peintres, artisans, militaires ou anciens maires, ils ont marqué l’Histoire locale – parfois nationale – en y laissant une empreinte indélébile.

La rue Honorine-de-Monaco est située près du château de Fontaine-Française, entre la rue Henry-Berger et le carrefour de la rue du Général-Gandil, la rue de France et la rue des Murots.

Cet espace doit son nom à la châtelaine de la commune, une princesse monégasque qui a laissé le souvenir d’une grande dame, étant notamment intervenue en faveur des plus démunis. Propriétaire du château, le comte Xavier de Caumont La Force est le descendant de cette ancêtre hors du commun.

Une châtelaine à la vie tumultueuse

« Née en 1784 et morte en 1879, Honorine de Grimaldi, princesse de Monaco, a été marquée par le souvenir de sa mère, Françoise-Thérèse de Choiseul Stainville, également princesse monégasque et épouse du prince Joseph de Grimaldi de Monaco, second fils d’Honoré III de Monaco, qui a été exécutée la veille de la mort de Robespierre en 1794 », nous explique le comte.

« Honorine de Monaco a fait bâtir l’école des filles à côté du presbytère, une salle d’asile et un bureau de bienfaisance avec Dominique Guérin. Elle a fait de nombreux dons aux indigents. Durant sa longue vie, elle a perdu son mari, son fils, mort en 1854 à la bataille de Sébastopol, sa sœur, sa fille ainsi que son gendre. »

Le portrait d’Honorine de Monaco est visible lors des visites publiques du château. Les visiteurs peuvent admirer un tableau représentant la princesse peint par Louis Hersent, né en 1777 et mort en 1860, élève du peintre néo-classique Jacques-Louis David. Honorine est la petite-fille d’Honoré III de Monaco, soit l’ancêtre commun d’Albert II de Monaco et du comte Xavier de Caumont La Force, son cousin.

Né en 1828 et mort en 1906, l’historien Richard-Édouard Gascon est un contemporain de la princesse. Féru d’histoire, le comte possède plusieurs de ses ouvrages. « Cet historien local a désormais son parvis devant l’église fontenoise, où repose sa stèle restaurée », raconte-t-il. « Grâce à Honorine de Monaco, Gascon a pu explorer les archives du château et a écrit en 1892 un livre qui est resté une référence, à savoir Histoire de Fontaine-Française. Il a aussi écrit  En tramway de Dijon à Fontaine-Française et à Champlitte et Géognosie du canton de Fontaine-Française. »

Arrivé dans le canton fontenois en 1850 comme agent-voyer [ingénieur des Ponts-et-Chaussées, NDLR], Gascon participa à l’aménagement des routes, aux installations hydrauliques [adductions d’eau et constructions de lavoirs, NDLR] et surtout, à partir de 1880, au creusement du canal de la Marne à la Saône, futur canal entre Champagne et Bourgogne. Esprit curieux et chercheur infatigable, il fut officier de l’ordre du Mérite agricole pour récompenser ses travaux en agronomie.

Un héros encore méconnu, le général Viard 2

Partez à la découverte de ces « illustres inconnus », dont les noms tapissent les rues, les places, des stèles ou les écoles de vos communes. Peintres, artisans, militaires ou anciens maires, ils ont marqué l’Histoire locale – parfois nationale – en y laissant une empreinte indélébile. Aujourd’hui, voici un héros militaire, le général Viard, un mirebellois mis à l’honneur par Annick Legoux.

À l’aide de deux amis férus d’histoire, Daniel Berthier et Jean-Pierre Carmoi, Annick Legoux, Mirebelloise, a pu retracer la vie d’un héros mirebellois méconnu, le général Viard.

« Peu de Mirebellois connaissent l’itinéraire héroïque du général Louis René Viard bâti sur les sentiers de la gloire militaire », raconte cette passionnée d’histoire locale. « Il a vécu quatre-vingt-dix ans, de 1862 à 1952, comme sa plaque située à Mirebeau-sur-Bèze en témoigne. Il a connu deux conflits mondiaux et a participé activement à la Grande Guerre. Mais c’est dans l’infanterie coloniale qu’il s’est fait un nom. »

Son affectation en Pologne : un tournant

Une originalité dans sa carrière de militaire a été dévoilée par cette érudite locale : « Un tournant est survenu dans la carrière de cet officier, son affectation en Pologne. Il se bat sur le front de l’Est avec la jeune armée polonaise en 1919. Je suis très attachée à cet épisode de sa vie. Je possède des livres écrits dans les deux langues, en polonais et en français, retraçant son épopée sur le front russe. La guerre soviéto-polonaise, guerre polono-soviétique ou guerre russo-polonaise a eu lieu de février 1919 à mars 1921 et est l’une des conséquences de la Première Guerre mondiale. La paix a été signée et la Pologne a gagné ce confit méconnu. La frontière avec la Russie a été repoussée de 400 kilomètres. Ce conflit paraît étonnant à nos yeux lorsque nous pensons à la situation actuelle. »

Après avoir participé à cette victoire polonaise, le général Viard a connu un repos bien mérité. Il a beaucoup écrit, comme l’attestent les archives de la famille Viard. Attaché à son terroir, il revient régulièrement dans le Mirebellois. Le 23 octobre 1921, il préside l’inauguration du monument aux morts mirebellois en compagnie de son ami Paul Auban, sculpteur de ce monument, lui aussi natif de Mirebeau-sur-Bèze. Le 11 septembre 1954, la place des Marronniers de Mirebeau-sur-Bèze a été rebaptisée à son nom. Une partie de ses documents personnels ont été légués à la municipalité mirebelloise.

Annick Legoux conclut : « Avec le général Louis René Viard une grande figure militaire, un homme, un chef et un érudit disparaît. Il ne faut pas l’oublier, ce militaire a reçu beaucoup de distinctions françaises et étrangères, il était notamment commandeur de la Légion d’honneur, le fait est suffisamment rare pour être souligné. »

(Louis René Viard) a connu deux conflits mondiaux et a participé activement à la Grande Guerre. Mais c’est dans l’infanterie coloniale qu’il s’est fait un nom.

Annick Legoux, passionnée d’histoire et habitante de Mirebeau-sur-Bèze

Louis René Viard est né le 1er  novembre 1862 à Mirebeau-sur-Bèze. Quelques années plus tard, son père s’installe comme maréchal-ferrant à Trochères. Il suit sa scolarité à Mirebeau-sur-Bèze. En 1883, il part faire son service militaire et intègre l’armée. En 1886, il intègre l’école d’infanterie de Saint-Maixent, à l’issue de laquelle il est nommé sous-lieutenant. En 1893, il est nommé lieutenant, capitaine en 1902, chef de bataillon en 1910. Il s’illustre pendant la Grande Guerre et est promu colonel en août 1918. En avril 1919, il participe à la Mission militaire française pour la Pologne. Il devient colonel dans l’armée polonaise. Le 19 juillet 1920, il reçoit la cravate et la croix de Commandeur de la Légion d’honneur. Il rentre en France fin 1920, après 38 années de service, 34 campagnes. Il meurt à Paris le 1er  février 1952 et est enterré au cimetière du père Lachaise, à Paris.

Maître de forges, il a introduit la culture du houblon sur le territoire

Partez à la découverte de ces “illustres inconnus”, dont les noms tapissent les rues, les places, les stèles ou les écoles de vos communes. Peintres, artisans, militaires ou anciens maires, ils ont marqué l’histoire locale, parfois nationale, en y laissant une empreinte indélébile. Cette fois, nous retraçons la vie de Victor Noël, un industriel du territoire qui a introduit la culture du houblon dans la vallée de Vingeanne et de la Bèze.