Le syndrome de Versailles.

Le syndrome de Versailles est un phénomène très français. Il s’agit de conserver l’apport des générations passées. C’est une accumulation du mobilier et des objets légués par les générations passées. Le buffet de la grand-mère, l’armoire du grand-père, le lit de pension de l’arrière-grand-père sont des témoins de l’histoire familiale. Cela donne un mobilier éclectique. Lorsque notre intérieur est déjà meublé, ces objets n’ont plus leur place. Les générations suivantes disent préférer Ikéa.

Cette volonté de garder un souvenir de chacun, nous laisse penser que nos ainés sont toujours là, ils nous accompagnent, nous sommes reliés à eux grâce à ses souvenirs.

Le syndrome de Versailles est une passion française. Je pense que plusieurs familles sont concernées par cela. Les familles paysannes sont marquées par cette conception patrimoniale de la passation de témoins entre les générations. Cela doit bien exister dans d’autres pays ?

Antibiorésistance : un projet de recherche haut-saônois.

« À Champlitte, le docteur Moreno développe un projet de recherche sur l’antibiorésistance. Objectif : proposer à 60 généralistes francs-comtois d’utiliser un test capable de déterminer instantanément l’origine de l’infection, virale ou bactérienne. Et mesurer l’effet sur les prescriptions d’antibiotiques.

Professeur associé au département de médecine générale à Besançon, chercheur associé au laboratoire Chrono-environnement, le docteur José-Philippe Moreno partage son temps entre la faculté de médecine et la maison de santé de Champlitte où il est médecin généraliste depuis 2009.

Cet été, la maison chanitoise est devenue la première en Franche-Comté à recevoir le label « maison de santé pluriprofessionnelle universitaire ». Le docteur, natif de Gray, y développe « Icare », un projet de recherche autour de l’antibiothérapie, partant d’un double constat : la prescription importante d’antibiotiques en France et l’augmentation de l’antibiorésistance.

120 généralistes francs-comtois, soit 10 % de l’effectif régional, ont accepté de rejoindre « Icare ». Pendant un an, la moitié utilisera un test rapide à orientation diagnostique (TROD), l’autre moitié prescrira comme à son habitude.

Le TROD consiste à prélever une goutte de sang au doigt du patient, la confronter à un réactif, qui, en deux minutes, indique le taux de protéine C réactive, marqueur de l’origine de l’infection : virale ou bactérienne. Si l’infection est virale, les antibiotiques ne servent à rien. « Il y a toujours une zone grise. Au-dessus d’un certain seuil, si on a un doute, on peut demander au patient de revenir ou bien faire une prescription d’antibiotiques différée », explique le Dr Moreno. Et d’insister : « Le test ne remplace pas l’examen clinique, qui prime. Il va aider le médecin, lui donner un argument de prescription ».

Le chercheur et son équipe (une dizaine de personnes dont un méthodologiste, un biostatisticien et un data manager) mesureront ensuite l’effet du test sur les quantités d’antibiotiques prescrits. Et ce, en analysant les données de l’Assurance maladie, qui, à chaque passage à la pharmacie, enregistre les médicaments délivrés et le nom du prescripteur.

Objectif : « Montrer qu’on arrive à faire baisser les prescriptions à bon escient et que d’un point de vue du coût, on est dans la bonne case ». Autrement dit, que le coût du test (machine et réactifs) est au final inférieur pour la Sécu à celui de la surprescription d’antibiotiques et de l’antibiorésistance

« Dans les pays scandinaves en Finlande, en Allemagne, en Hollande, aux Pays-Bas, il fait partie de l’arsenal diagnostic du médecin généraliste », indique José-Philippe Moreno. Et d’ajouter : « Le rapport du docteur Jean Carlet commandé par l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine*, préconisait l’utilisation de ces tests. »

Le chercheur et son équipe sauront le 5 décembre si « Icare », déposé dans le cadre d’un appel à projets, est retenu pour financements. Si tel était le cas, ils espèrent lancer l’étude au printemps 2020.

« 90 % des consultations concernent des infections d’origine virale. Pourtant, en Haute-Saône, 45 % des prescriptions des 15-65 ans comportent des antibiotiques », constate le Dr  José-Philippe Moreno, s’appuyant sur les données de l’Assurance Maladie. En termes de prescriptions d’antibiotiques, la France occupe le cinquième rang européen. Le coût de la surconsommation d’antibiotiques y est estimé entre 71 et 441 millions d’euros par an. 12 500 décès annuels sont liés à une infection à bactéries multirésistantes.

Pour le docteur Moreno, cette « particularité française, culturelle » peut s’expliquer par plusieurs raisons : « la pression du patient qui veut à tout prix des antibiotiques, le lien du généraliste avec le patient qui sait que, s’il ne les lui donne pas, il les obtiendra auprès d’un autre médecin et enfin l’influence des laboratoires qui ont fait beaucoup de mal. »

Dans le cadre du projet « Icare », l’ensemble des 60 tests et réactifs seront fournis aux médecins gratuitement par un laboratoire finlandais. « Le laboratoire n’a absolument aucun droit de regard sur les résultats de l’étude et ne peut en aucun cas intervenir dans le protocole d’études », précise le Dr  Moreno. » : article paru sous la plume d’Eléonore Tournier

Mythologie grecque et romaine.

Lorsque j’ai ouvert ce blog, j’ai d’abord pensé à la mythologie locale avec la Goulue, Gargantua, la Beuffenie, le Ragnan, et autres. La mythologie de type classique est passionnante également avec ses héros et ses dieux. Ils imprègnent notre vie quotidienne avec leurs mythes fondateurs.

Lorsque certains juraient, enfant, j’entendais :’ « Vingt dieux » ou plutôt « Vingt diou ». Je ne comprenais pas. Pourquoi : vingt ? J’ai compris qu’il s’agissait du mot « vain », de la vanité. Certains donc évoquaient la vanité de ces milliards de dieux. Pour eux, ces milliards de dieux étaient vains. Ce juron, qui invoquait ces milliards de dieux était donc vains. J’en déduis que ce  juron était une expression issue du monothéisme pour évoquer la vanité des milliards de dieux de l’Olympe.

Ces dieux étaient là pour nous rappeler des caractères et dispositions bien humaines. Leurs caractères étaient bien communs. Leurs turpitudes, leurs défauts étaient des défauts parfois tragiques souvent caractéristiques des maux humains. C’est pour cela que ces dieux semblent proches de nous : Œdipe, Oreste, Médée sont confrontés à des tragédies démesurées où seule une explication divine peut être la source de leur aveuglement.

Le monothéisme a relégué ces dieux, loin de leur panthéon Ils nous reviennent sous forme de mythes et de culture.

Les figures de la mythologie classique ont été reprises pour exprimer les archétypes de la psychanalyse. La mythologie a été un moment méprisée, elle est tombée quelque peu en désuétude, réservée aux livres pour enfants et aux études secondaires. Il y a une dizaine d’années, les artistes qui ont choisi de la représenté ont été marginalisés il faut bien le dire. Cependant, un engouement populaire a été flairé par les détecteurs de tendances. Les médias s’en sont emparés dernièrement Des séries ont été écrites à ce sujet. C’est devenu, ou plutôt redevenu un sujet central, faisant partie du patrimoine culturel et d’un socle commun de connaissances.